Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

On relève également, dans certaines lectures marginales, la variante : « Et ils se précipitent hors de chaque tombe », tirée de Sa parole : « Et voilà qu’ils sortent des tombeaux en se ruant vers leur Seigneur » (Yâ-Sîn, 51). Al-Mahdawî rapporte cette récitation d’Ibn Masʿûd, et al-Thaʿlabî la transmet de Mujâhid et Abû aṣ-Ṣahbâ’.

Parole du Très-Haut : « Et la Promesse véridique s’est rapprochée » ; il s’agit ici du Jour de la Résurrection.

Al-Farrâ’, al-Kisâ’î et d’autres estiment que la conjonction « wa » est surérogatoire, intercalée dans la phrase ; le sens est alors : « Jusqu’au moment où la barrière de Gog et Magog sera ouverte, la Promesse véridique se rapprochera » ; le verbe « se rapprochera » constitue la réponse de « lorsque ». Al-Farrâ’ a cité à l’appui le vers :
« Lorsque nous eûmes dépassé le campement du clan – et il se dirigea… »,
– le verbe « se dirigea » répété, la conjonction « wa » n’étant qu’un ajout –
; de même, dans Sa parole : « Il le renversa sur le front – et Nous l’appelâmes… » (aṣ-Ṣâffât, 103-104), c’est-à-dire : « Le front, Nous l’appelâmes. »

Al-Kisâ’î admet également que la réponse de « lorsque » puisse être : « Et voilà que les regards des mécréants restent figés », la phrase « Et la Promesse véridique s’est rapprochée » étant alors coordonnée au verbe qui sert de proposition conditionnelle. Les grammairiens de Baṣra estiment, quant à eux, que la réponse est sous-entendue ; on l’évalue à : « ils dirent : malheur à nous ! », opinion qu’approuve az-Zajjâj et qui est pertinente.

Le Très-Haut a dit : « Et ceux qui, en dehors de Lui, ont pris des alliés disent : “Nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent d’Allâh, dans Sa proximité.” » (az-Zumar, 3). Le sens est : ils ont dit « Nous ne les adorons que… », l’omission du verbe “dire” étant fréquente.

Parole du Très-Haut : « Et voilà que [hiya] leurs regards demeurent figés ». Le pronom « hiya » renvoie aux « regards » ; le syntagme « les regards » qui suit en explicite le référent, comme si le texte disait : « Ainsi, les regards des mécréants se figèrent lorsque survint la Promesse. »

Le poète a dit :
« Par la vie de son père, jamais ma compagne ne dira :
“Malik b. Abî Kaʿb ne s’est-il pas enfui loin de moi ?” »,
– il fait allusion à la compagne par « son père », puis la nomme explicitement.

Al-Farrâ’ voit dans le pronom « hiya » un simple terme d’appui, comme dans : « Car ce ne sont pas les regards qui s’aveuglent… » (al-Ḥajj, 46).

D’autres ont estimé que la phrase se clôt sur « hiya » ; le sens devient : « Alors, voilà qu’elle – c’est-à-dire la Résurrection – apparaît au grand jour et se réalise. » Vient ensuite une proposition commençant par : « les regards des mécréants demeurent figés », le prédicat précédant alors le sujet ; c’est-à-dire : « Les regards des mécréants sont figés devant ce Jour, tant son effroi est grand, au point qu’ils ne clignent presque plus. »

Et ils diront : « Malheur à nous ! Nous étions vraiment injustes, en désobéissant et en plaçant l’adoration hors de son véritable objet. »

صوب. وقرى فِي الشَّوَاذِّ " وَهُمْ مِنْ كُلِّ جَدَثٍ يَنْسِلُونَ" أَخْذًا مِنْ قَوْلِهِ: " فَإِذا هُمْ مِنَ الْأَجْداثِ إِلى رَبِّهِمْ «١» يَنْسِلُونَ" [يس: ٥١] . وَحَكَى هَذِهِ الْقِرَاءَةَ الْمَهْدَوِيُّ عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ وَالثَّعْلَبِيُّ عَنْ مُجَاهِدٍ وَأَبِي الصَّهْبَاءِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَاقْتَرَبَ الْوَعْدُ الْحَقُّ) يَعْنِي الْقِيَامَةَ. وَقَالَ الْفَرَّاءُ وَالْكِسَائِيُّ وَغَيْرُهُمَا: الْوَاوُ زَائِدَةٌ مُقْحَمَةٌ، وَالْمَعْنَى: حَتَّى إِذَا فُتِحَتْ يَأْجُوجُ وَمَأْجُوجُ اقْتَرَبَ الْوَعْدُ الْحَقُّ " فَاقْتَرَبَ" جَوَابُ " إِذَا" . وَأَنْشَدَ الْفَرَّاءُ «٢» : فَلَمَّا أَجَزْنَا سَاحَةَ الْحَيِّ وَانْتَحَى أَيِ انْتَحَى، وَالْوَاوُ زَائِدَةٌ، وَمِنْهُ قَوْلُهُ تَعَالَى: " وَتَلَّهُ لِلْجَبِينِ «٣» . وَنادَيْناهُ" [الصافات: ١٠٤ - ١٠٣] أَيْ لِلْجَبِينِ نَادَيْنَاهُ. وَأَجَازَ الْكِسَائِيُّ أَنْ يَكُونَ جَوَابُ " إِذَا" " فَإِذا هِيَ شاخِصَةٌ أَبْصارُ الَّذِينَ كَفَرُوا" وَيَكُونُ قَوْلُهُ: " وَاقْتَرَبَ الْوَعْدُ الْحَقُّ" مَعْطُوفًا عَلَى الْفِعْلِ الَّذِي هُوَ شَرْطٌ. وَقَالَ الْبَصْرِيُّونَ: الْجَوَابُ مَحْذُوفٌ وَالتَّقْدِيرُ: قَالُوا يَا وَيْلنَا، وَهُوَ قَوْلُ الزَّجَّاجِ، وَهُوَ قَوْلٌ حَسَنٌ. قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: " وَالَّذِينَ اتَّخَذُوا مِنْ دُونِهِ أَوْلِياءَ مَا نَعْبُدُهُمْ إِلَّا لِيُقَرِّبُونا إِلَى اللَّهِ زُلْفى " «٤» [الزمر: ٣] الْمَعْنَى: قَالُوا مَا نَعْبُدُهُمْ، وَحَذْفُ الْقَوْلِ كَثِيرٌ. قَوْلُهُ تَعَالَى " فَإِذا هِيَ شاخِصَةٌ" " هِيَ" ضَمِيرُ الْأَبْصَارِ، وَالْأَبْصَارُ الْمَذْكُورَةُ بَعْدَهَا تَفْسِيرٌ لَهَا كَأَنَّهُ قَالَ: فَإِذَا أَبْصَارُ الَّذِينَ كَفَرُوا شَخَصَتْ عِنْدَ مَجِيءِ الْوَعْدِ. وَقَالَ الشَّاعِرُ: لَعَمْرُ أَبِيهَا لَا تَقُولُ ظَعِينَتِي ... أَلَا فَرَّ عَنِّي مَالِكُ بْنُ أَبِي كَعْبٍ فَكَنَّى عَنِ الظَّعِينَةِ فِي أَبِيهَا ثُمَّ أَظْهَرَهَا. وَقَالَ الْفَرَّاءُ: " هِيَ" عِمَادٌ، مِثْلَ. " فَإِنَّها لا تَعْمَى الْأَبْصارُ" «٥» [الحج: ٤٦] . وَقِيلَ: إِنَّ الْكَلَامَ تَمَّ عِنْدَ قَوْلِهِ: " هِيَ" التَّقْدِيرُ: فَإِذَا هِيَ، بِمَعْنَى الْقِيَامَةِ بَارِزَةٌ وَاقِعَةٌ، أَيْ مِنْ قُرْبِهَا كَأَنَّهَا آتِيَةٌ حَاضِرَةٌ ثُمَّ ابْتِدَاءً فَقَالَ: " شاخِصَةٌ أَبْصارُ الَّذِينَ كَفَرُوا" عَلَى تَقْدِيمِ الْخَبَرِ عَلَى الِابْتِدَاءِ، أَيْ أَبْصَارُ الَّذِينَ كَفَرُوا شَاخِصَةٌ مِنْ هَذَا الْيَوْمِ، أَيْ مِنْ هَوْلِهِ لَا تَكَادُ تَطْرِفُ، يَقُولُونَ: يَا وَيْلنَا إِنَّا كُنَّا ظَالِمِينَ بِمَعْصِيَتِنَا، وَوَضْعِنَا الْعِبَادَةَ فِي غير موضعها.
(١). راجع ج ١٥ ص ٣٩ فما بعده. (٢). البيت لامرئ القيس وهو من معلقته وتمامه: بنا بطن خبت ذي قفاف عقنقل (٣). راجع ج ١٥ ص ٩٩ فما بعد. (٤). راجع ج ١٥ ص ٢٣٢ فما بعد. [ ..... ] (٥). راجع ج ١٥ ص ٢٣٢ فما بعد.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies