jusqu’à ce qu’il en éprouve le désir.
C’est pourquoi Il – exalté soit-Il – a dit : « Et Nous avons assujetti… », c’est-à-dire : Nous l’avons rendue en telle disposition qu’elle Lui obéissait lorsqu’Il lui ordonnait de proclamer la glorification (tasbîḥ).
D’aucuns ont dit : le simple fait qu’elle avançait en sa compagnie constituait déjà sa glorification ; et le terme tasbîḥ vient de la racine s-b-ḥ qui donne l’idée de nager ou de voguer. La preuve en est la Parole du Très-Haut : « Ô montagnes ! Faites écho, en sa compagnie » (Sabaʾ, 10).
Selon Qatâda, « elles Le glorifiaient » signifie : « elles priaient avec lui lorsqu’il priait », car la glorification (tasbîḥ) désigne, ici, la prière. Chaque explication est possible. Il s’agit, dans tous les cas, d’une action qu’Allâh – Très-haut – opéra à leur égard ; car les montagnes n’ont point de raison : leur tasbîḥ est donc une indication de la transcendance d’Allâh, exalté soit-Il, au-dessus des attributs des impuissants et des êtres contingents.
[Coran, sourate al-Anbiyâʾ (21), verset 80]
« Nous lui avons enseigné l’art de fabriquer pour vous des cottes de mailles afin qu’elles vous protègent dans vos combats. Serez-vous donc reconnaissants ? » (80)
Ce verset comporte trois points :
Premièrement – Sa Parole – exalté soit-Il : « Nous lui avons enseigné l’art de fabriquer des labûs pour vous » ; autrement dit : la confection des armures par le ramollissement du fer, car, dans la langue des Arabes, le terme labûs désigne l’ensemble de l’armement : qu’il s’agisse de la cuirasse, du haubert, de l’épée ou de la lance. Le poète hudhalî dit en décrivant une lance :
« Je porte une labûs pour l’épreuve, pareille
À une corne au front d’un taureau aux vaches fuyantes. »
Labûs s’emploie pour tout ce qui se revêt. Ibn as-Sikkît a cité ces vers :
« Revêts à chaque situation sa tenue :
Soit son aisance, soit son âpreté. »
Ici, Allâh – Très-haut – vise la cotte de mailles, à l’instar de rakūb (« monture ») et ḥalūb (« bête laitière ») qui se prennent au sens de « ce qui est monté » et « ce qui est trait ».
Qatâda dit : « Le premier à avoir fabriqué des armures fut Dâwûd ; auparavant ce n’étaient que des plaques, et c’est lui qui, le premier, les assembla en anneaux et les entrelaça. »
Deuxièmement – Sa Parole – exalté soit-Il : « …afin qu’elles vous protègent (li-tuḥṣinakum)… » : c’est-à-dire : qu’elles vous mettent à l’abri. « …de votre baʾs » : de vos combats. Certains ont dit : du sabre, de la flèche et de la lance, c’est-à-dire de l’instrument de votre violence ; le mot « instrument » a alors été omis. Ibn ʿAbbâs explique : « de votre baʾs » : de vos armes. Ad-Ḍaḥḥâk dit : « de la guerre de vos ennemis » ; toutes ces interprétations reviennent au même sens. – Ḥasan lit ici