Parole du Très-Haut :
« Et s’ils sont touchés ne fût-ce que par un seul souffle du châtiment de ton Seigneur… »
• Ibn ‘Abbâs a dit : « un simple frôlement. »
• Qatâdah a dit : « une sanction. »
• Ibn Kaysân a dit : « une chose infime, la plus petite part », le terme étant emprunté à l’expression « le souffle du musc ».
Le poète a dit :
« ‘Amrah, l’une des plus nobles femmes…
Ses manches exhalent le parfum du musc. »
• Ibn Jurayj a dit : « une part », comme on dit : « Untel a gratifié Untel d’un souffle de son don », c’est-à-dire d’une part de son bien.
Et le poète a dit :
« Lorsque je vins à toi dans l’espoir de ta largesse,
Un souffle bienfaisant me toucha, qu’approuva toute la tribu arabe. »
Autrement dit : l’âme s’en trouva agréée. En langue arabe, nafhah désigne une toute petite poussée ; le sens est donc : si le moindre élément du châtiment les atteint.
« Ils diront alors : Malheur à nous ! nous étions vraiment injustes. »
C’est-à-dire transgresseurs. Ils reconnaîtront leur tort à un moment où cet aveu ne leur sera d’aucune utilité.
Parole du Très-Haut :
« Nous placerons les balances équitables pour le Jour de la Résurrection ; nulle âme ne sera lésée en quoi que ce soit. Quand il ne s’agirait que du poids d’une graine de moutarde, Nous l’amènerons, et Nous suffisons amplement pour dresser les comptes. » (Coran 21, 47)
Les « balances » (mawâzîn) sont le pluriel de mîzân.
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Selon l’apparence du verset, chaque être responsable disposera d’une balance particulière où seront pesées ses œuvres : les bonnes actions dans un plateau, les mauvaises dans l’autre.
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Certains ont dit : il est possible qu’il y ait, pour une seule personne, plusieurs balances, chacune pesant une catégorie de ses actes ; ainsi le poète l’a exprimé :
« Un Roi dont la justice régit les événements ;
À chaque événement correspond sa propre balance. » -
Il se peut enfin qu’il n’y ait en réalité qu’une seule balance, le pluriel n’étant alors qu’une figure de style.
Al-Lâlakâ’î, l’imam-hafiz Abûl-Qâsim, rapporte dans ses Sunan, d’après Anas – propos remontant au Prophète ﷺ :
« Un Ange est chargé de la balance ; on amène le fils d’Adam et on le fait se tenir entre les deux plateaux. Si son plateau des bonnes actions l’emporte, l’ange proclame d’une voix que toutes les créatures entendent : “Unetelle vient d’être heureux, d’un bonheur qui ne sera jamais suivi d’aucune infortune !” Et si son plateau est léger, l’ange proclame : “Unetelle vient d’être malheureux, d’un malheur qui ne connaîtra plus jamais de bonheur !” »
On rapporte également d’après Hudhayfah – qu’Allah l’agrée – :
« Le maître de la balance, au Jour de la Résurrection, sera Jibrîl (Gabriel), paix sur lui. »
On a dit encore : la balance possède deux plateaux, des suspentes, une aiguille-témoin et des bras ; le pluriel renvoie donc à ces éléments.
Mujâhid, Qatâdah et ad-Dahhâk ont dit : la mention de la balance est une allégorie, il n’y a pas (dans le texte)