Ô shaykh, détourne-toi des péchés avant la dispersion et la chute.
Œuvre pour toi-même d’une œuvre salutaire tant que l’action peut encore te profiter.
Quant à la jeunesse, elle est passée, et la blancheur de ta chevelure est déjà descendue.
Et l’on dit dans ce sens et autres semblables…
Réponse :
— Qu’Allah te fasse miséricorde — la voie des soufis n’est qu’oisiveté, ignorance et égarement. L’islam se limite au Livre d’Allah et à la Sunna de Son Messager. Quant à la danse et aux simulacres d’extase, ceux qui les ont introduits les premiers sont les compagnons du Samaritain : lorsqu’il façonna pour eux un veau, un corps qui mugissait, ils se mirent à tournoyer autour de lui et à se pâmer ; voilà donc la religion des mécréants et des adorateurs du veau.
S’agissant du bâton que l’on fait résonner, les premiers à l’avoir instauré furent les zindîqs, afin d’occuper les musulmans et de les détourner du Livre d’Allah, exalté soit-Il. Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — s’asseyait, lui, avec ses Compagnons comme si des oiseaux étaient posés sur leurs têtes tant leur dignité les tenait immobiles.
Il incombe donc au sultan et à ses délégués de leur interdire l’accès aux mosquées et ailleurs ; il n’est pas licite à quiconque croit en Allah et au Jour dernier d’assister à leurs rassemblements ni de les aider dans leur fausseté. Tel est l’avis de Mâlik, Abû Hanîfa, ash-Shâfi‘î, Ahmad ibn Hanbal et d’autres imâms des musulmans. Et la réussite vient d’Allah.
Sourate Tâ-Hâ (20), versets 94 à 98 :
94. Il dit : « Ô fils de ma mère, ne saisis ni ma barbe ni ma tête. Je craignais que tu ne dises : “Tu as semé la division parmi les Fils d’Israël et tu n’as pas observé ma parole.” »
95. Il dit : « Qu’as-tu donc, ô Samaritain ? »
96. Il répondit : « J’ai aperçu ce qu’ils n’ont pas aperçu ; j’ai pris une poignée de la trace de l’Envoyé, puis je l’ai jetée, et ainsi mon âme me l’a suggéré. »
97. Il dit : « Va-t’en ; ta sanction dans la vie sera de dire : “Ne me touche pas !” Et il est pour toi un rendez-vous que tu ne manqueras pas. Regarde donc ton dieu, dont tu es resté l’adorateur assidu : certes, nous le brûlerons puis nous disperserons ses cendres dans la mer, d’une dispersion totale. »
98. Votre Dieu n’est qu’Allah, nul dieu en dehors de Lui ; Sa science embrasse toute chose.
À propos de Sa parole : « Ô fils de ma mère, ne saisis ni ma barbe ni ma tête », Ibn ‘Abbâs dit : « Il (Mûsâ) saisit les cheveux de sa tête de la main droite et sa barbe de la gauche, car la jalousie pour Allah s’était emparée de lui. » Autrement dit : ne fais pas cela, de peur qu’ils n’imaginent que tu agis par moquerie.