Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il entend par « la khilqa » la forme, et tel est l’avis de ʿAṭiyya et de Muqātil.

Ad-Ḍaḥḥāk a dit : Il a accordé à chaque chose sa constitution adaptée à l’utilité qui lui est assignée et conforme à elle ; ainsi, la main pour saisir, le pied pour marcher, la langue pour parler, l’œil pour voir et l’oreille pour entendre.

Et l’on a dit : Il a donné à chaque chose ce qu’Il lui a inspiré comme science ou comme métier.

Al-Farrāʾ a dit : Il a créé l’homme pour la femme, et pour chaque mâle ce qui lui correspond parmi les femelles ; puis Il a guidé le mâle vers la femelle. Selon cette explication, le sens est donc : « Il a donné à chaque chose son semblable dans la création. »

Je (l’auteur) dis : tel est aussi le sens rapporté d’Ibn ʿAbbās, et le verset, dans sa généralité, englobe toutes ces opinions. Zāʾida a rapporté d’al-Aʿmash qu’il récitait :
« alladhī aʿṭā kulla shayʾin khalqahu »
avec la voyelle fatha sur le lām de khalqahu ; c’est la lecture d’Ibn Abī Isḥāq, et Nuṣayr l’a rapportée d’al-Kisāʾī et d’autres. Autrement dit : Il a accordé aux fils d’Adam tout ce qu’Il a créé et dont ils ont besoin. Les deux lectures concordent donc quant au sens.

[Sourate Ṭâ-Hâ (20), versets 51-52]

Il (Pharaon) dit : « Qu’en est-il donc des générations premières ? » (51)

Il (Mûsâ) répondit : « La science de cela appartient à mon Seigneur, consignée dans un Livre ; mon Seigneur ne s’égare ni n’oublie. » (52)

Ces versets renferment quatre points :

  1. Sa parole – Très-Haut – : « Il dit : Fa-mâ bâlu… » (20 : 51). Le terme « bâl » signifie l’état ; c’est-à-dire : quel est leur état, quelle est leur affaire ? Il (Mûsâ) l’informa que leur science appartient à Allâh – Très-Haut – ; il s’agit d’une part du savoir de l’invisible que tu m’interroges, savoir qu’Allâh s’est réservé et que nul ne connaît hormis Lui. Quant à moi, je ne suis qu’un serviteur semblable à toi ; je n’en sais que ce que m’a appris le Parfait Connaisseur de l’invisible. La connaissance des conditions des générations est consignée auprès d’Allâh – Très-Haut – dans la Tablette préservée (al-lawḥ al-maḥfûẓ).

On a dit aussi : le sens est : « Pourquoi donc les générations premières n’ont-elles pas reconnu cela ? » Autrement dit : qu’est-il donc advenu d’elles ? Elles ont disparu alors qu’elles adoraient autre que ton Seigneur.

Et l’on a dit encore : Il ne l’interrogea que sur les œuvres des premières générations ; il l’informa alors qu’elles sont recensées auprès d’Allâh – Très-Haut – et conservées par Lui dans un Livre, c’est-à-dire qu’elles sont inscrites, et Il les rétribuera demain selon ces œuvres, pour eux ou contre eux. Par « le Livre » il faut entendre la Tablette préservée.

D’autres ont dit : il s’agit d’un Livre détenu par certains anges.

  1. Ce verset, ainsi que ses semblables passés et à venir, atteste de la consignation et de l’écriture des sciences afin qu’elles ne soient pas oubliées ; car la mémorisation peut être atteinte d’erreurs et d’oubli. Il se peut même que l’homme ne retienne pas ce qu’il entend, si bien qu’il le note pour ne pas le perdre.

Nous avons rapporté, avec une chaîne ininterrompue, de Qatāda que l’on vint lui dire : « Écrivons-nous ce que nous entendons ? »

يَعْنِي بِالْخِلْقَةِ الصُّورَةَ، وَهُوَ قَوْلُ عَطِيَّةَ وَمُقَاتِلٍ. وقال الضحاك: أعطى كل شي خَلْقَهُ مِنَ الْمَنْفَعَةِ الْمَنُوطَةِ بِهِ الْمُطَابِقَةِ لَهُ. يَعْنِي الْيَدَ لِلْبَطْشِ، وَالرِّجْلَ لِلْمَشْيِ، وَاللِّسَانَ لِلنُّطْقِ، وَالْعَيْنَ لِلنَّظَرِ، وَالْأُذُنَ لِلسَّمْعِ. وَقِيلَ: أَعْطَى كُلَّ شي مَا أَلْهَمَهُ مِنْ عِلْمٍ أَوْ صِنَاعَةٍ. وَقَالَ الْفَرَّاءُ: خَلَقَ الرَّجُلَ لِلْمَرْأَةِ وَلِكُلِّ ذَكَرٍ مَا يُوَافِقُهُ مِنَ الْإِنَاثِ ثُمَّ هَدَى الذَّكَرَ لِلْأُنْثَى. فالتقدير على هذا أعطى كل شي مِثْلَ خَلْقِهِ. قُلْتُ: وَهَذَا مَعْنَى قَوْلِ ابْنِ عباس. والآية بِعُمُومِهَا تَتَنَاوَلُ جَمِيعَ الْأَقْوَالِ. وَرَوَى زَائِدَةُ عَنِ الأعمش أنه قرأ " الذي أعطى كل شي خلقه" بفتح اللَّامِ، وَهِيَ قِرَاءَةُ ابْنِ أَبِي إِسْحَاقَ. وَرَوَاهَا نُصَيْرٌ عَنِ الْكِسَائِيِّ وَغَيْرِهِ، أَيْ أعطى بنى آدم كل شي خَلَقَهُ مِمَّا يَحْتَاجُونَ إِلَيْهِ. فَالْقِرَاءَتَانِ مُتَّفِقَتَانِ فِي المعنى. [سورة طه (٢٠) : الآيات ٥١ الى ٥٢] قالَ فَما بالُ الْقُرُونِ الْأُولى (٥١) قالَ عِلْمُها عِنْدَ رَبِّي فِي كِتابٍ لَا يَضِلُّ رَبِّي وَلا يَنْسى (٥٢) فِيهِ أَرْبَعُ مَسَائِلَ: الْأُولَى- قَوْلُهُ تَعَالَى: (قالَ فَما بالُ) ٢٠: ٥١ الْبَالُ الْحَالُ، أَيْ وَمَا حَالُهَا وَمَا شَأْنُهَا، فَأَعْلَمَهُ أَنَّ عِلْمَهَا عِنْدَ اللَّهِ تَعَالَى، أَيْ إِنَّ هَذَا مِنْ عِلْمِ الْغَيْبِ الَّذِي سَأَلْتُ عَنْهُ، وَهُوَ مِمَّا اسْتَأْثَرَ اللَّهُ تَعَالَى بِهِ لَا يَعْلَمُهُ إِلَّا هُوَ، وَمَا أَنَا إِلَّا عَبْدٌ مِثْلُكَ لَا أعلم منه إِلَّا مَا أَخْبَرَنِي بِهِ عَلَّامُ الْغُيُوبِ، وَعِلْمُ أحوال القرون مكتوبة عند الله تعالى فِي اللَّوْحِ الْمَحْفُوظِ. وَقِيلَ: الْمَعْنَى فَمَا بَالُ الْقُرُونِ الْأُولَى لَمْ يُقِرُّوا بِذَلِكَ. أَيْ فَمَا بَالُهُمْ ذَهَبُوا وَقَدْ عَبَدُوا غَيْرَ رَبِّكَ. وَقِيلَ: إنما سأله عَنْ أَعْمَالِ الْقُرُونِ الْأُولَى فَأَعْلَمَهُ أَنَّهَا مُحْصَاةٌ عِنْدَ اللَّهِ تَعَالَى، وَمَحْفُوظَةٌ عِنْدَهُ فِي كِتَابٍ. أَيْ هِيَ مَكْتُوبَةٌ فَسَيُجَازِيهِمْ غَدًا بِهَا وَعَلَيْهَا. وَعَنَى بِالْكِتَابِ اللَّوْحَ الْمَحْفُوظَ. وَقِيلَ: هُوَ كِتَابٌ مَعَ بَعْضِ الْمَلَائِكَةِ. الثَّانِيَةُ- هَذِهِ الْآيَةُ وَنَظَائِرُهَا مِمَّا تَقَدَّمَ وَيَأْتِي تَدُلُّ عَلَى تَدْوِينِ الْعُلُومِ وَكَتْبِهَا لِئَلَّا تُنْسَى. فَإِنَّ الْحِفْظَ قَدْ تَعْتَرِيهِ الْآفَاتُ مِنَ الْغَلَطِ وَالنِّسْيَانِ. وَقَدْ لَا يَحْفَظُ الْإِنْسَانُ مَا يَسْمَعُ فَيُقَيِّدُهُ لِئَلَّا يَذْهَبَ عَنْهُ. وَرُوِّينَا بِالْإِسْنَادِ الْمُتَّصِلِ عَنْ قَتَادَةَ أَنَّهُ قِيلَ لَهُ: أَنَكْتُبُ مَا نَسْمَعُ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies