[Il] est un menteur, car Allah a façonné les êtres afin qu’ils fuient naturellement tout ce qui peut leur nuire, les faire souffrir ou les détruire.
Ils ont dit : « Il n’existe pas de danger plus redoutable qu’une bête féroce rôdant dans l’immensité du désert, face à quelqu’un qui ne possède aucun moyen – épée, lance, flèches, arc ou autre – pour se défendre. »
Deuxième point – Sa Parole, Exalté soit-Il : « Je suis, Moi, avec vous deux » (20 : 46), c’est-à-dire par Mon secours, Mon appui et la puissance que Je vous accorde contre Pharaon. Cela ressemble à l’expression : « L’émir est avec un tel », quand on veut dire qu’il le protège.
Quant à Sa Parole : « J’entends et Je vois », elle exprime une perception à laquelle rien ne demeure caché. Béni soit Allah, le Seigneur des mondes.
Sourate Tâ-Hâ (20), versets 47 à 50 :
« Allez à lui et dites-lui : Nous sommes les deux envoyés de ton Seigneur. Laisse partir avec nous les Fils d’Israël et ne les maltraite pas. Nous t’apportons un signe de la part de ton Seigneur. Que la paix soit sur quiconque suit la guidée ! (47)
Il nous a été révélé que le châtiment frappera celui qui renie et se détourne. (48)
Il dit : Qui donc est votre Seigneur, ô Moïse ? (49)
Il répondit : Notre Seigneur est Celui qui a donné à chaque chose sa forme propre, puis Lui a accordé la guidée. » (50)
Sa Parole, Exalté soit-Il : « Allez à lui et dites : Nous sommes les deux envoyés de ton Seigneur » (20 : 47) comporte une ellipse : le sens est « Ils allèrent donc à lui et lui dirent ces paroles ».
« Laisse partir avec nous les Fils d’Israël » (20 : 47) signifie : libère-les.
« Et ne les maltraite pas » (20 : 47) : c’est-à-dire, ne les soumets pas à la corvée et à la pénibilité du travail. Les Fils d’Israël subissaient chez Pharaon un châtiment terrible : il égorgeait leurs fils, exploitait leurs femmes et leur imposait de travailler dans la glaise, les briques et la construction des cités, au-delà de leurs forces.
« Nous t’apportons un signe de la part de ton Seigneur » (20 : 47). Ibn ‘Abbâs a dit : il s’agit du bâton et de la main. On rapporte que Pharaon lui demanda : « Quel est ce signe ? » Moïse introduisit alors sa main dans l’ouverture de son vêtement, puis la ressortit blanche, irradiante comme le soleil ; sa lumière domina celle du soleil, au point que Pharaon en fut stupéfait. Quant au bâton, il ne le lui montra que le jour de la parure.
« Que la paix soit sur quiconque suit la guidée » (20 : 47). Az-Zajjâj dit : cela signifie que celui qui suit la guidée est préservé du courroux et du châtiment d’Allah – Puissant et Majestueux. Il ajoute : ce n’est pas une formule de salutation habituelle ; la preuve en est qu’elle ne sert ni d’ouverture à une rencontre ni d’adresse directe.