Paroles du Très-Haut :
« Il dit : “Ta demande t’a été accordée, ô Mûsâ.” » (20 : 36)
Lorsque Mûsâ demanda l’élargissement de sa poitrine et la facilitation de son affaire, tels qu’il les avait exposés, Allah exauça sa requête et lui octroya ce qu’il désirait et recherchait. Le terme suʾl (« demande ») signifie « objet demandé » ; c’est un nom d’action ayant le sens du participe passif, tout comme khubz (« pain ») signifie « ce qui a été cuit », et ukul (« nourriture ») « ce qui est mangé ».
Paroles du Très-Haut :
« Nous t’avons certes gratifié d’un bienfait une autre fois » (20 : 37),
c’est-à-dire avant celle-ci : Il s’agit de Sa sauvegarde – glorifié soit-Il – contre le mal des ennemis au commencement de ta vie, c’est-à-dire au moment où les nouveaux-nés étaient mis à mort. Allah est plus Savant. Al-mann désigne la faveur et la munificence.
Paroles du Très-Haut :
« Lorsque Nous révélâmes à ta mère ce qui devait être révélé » (20 : 38).
On a dit : « Nous révélâmes » signifie : Nous lui inspirâmes.
Une autre opinion veut qu’Il lui ait révélé cela en songe. Ibn ʿAbbâs – qu’Allah l’agrée, lui et son père – a dit : Allah lui révéla comme Il révèle aux prophètes.
« Mets-le dans un coffret » (20 : 39).
Mouqâtil rapporte : le croyant de la famille de Pharaon (Ḥizqîl) fut celui qui fabriqua et assembla le coffret ; il était en bois de sycomore.
« Puis jette-le dans le flot » (20 : 39),
c’est-à-dire dépose-le dans l’eau du Nil.
« Que le flot l’emporte » (20 : 39).
Al-Farrâʾ explique : l’ordre « jette-le dans le flot » renferme l’idée de rétribution : « Toi, jette-le ; le fleuve, pour sa part, l’emportera. » Il en va de même de la parole : « Suivez notre voie et nous porterons vos fautes » (29 : 12).
« Un ennemi pour Moi et pour lui le recueillera » (20 : 39),
c’est-à-dire Pharaon. La mère de Mûsâ confectionna donc un coffret, y plaça un tapis de cuir, déposa l’enfant, puis enduisit de bitume son couvercle et ses jointures avant de le confier au Nil. De ce fleuve se détachait un large canal menant à la demeure de Pharaon ; Allah dirigea ainsi le coffret jusque-là. Dans un autre récit, on rapporte qu’elle tapissa le coffret de coton cardé, le posa dedans, l’enduisit de bitume puis de plâtre et le lança dans le flot. De ce bras du Nil partait un grand canal irriguant le jardin de Pharaon. Tandis que celui-ci était assis au bord d’un bassin en compagnie d’Âsiyah, le coffret survint ; il ordonna qu’on le tire de l’eau, on l’ouvrit et l’on trouva un enfant au visage éclatant