Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

le feuillage : c’est-à-dire que je frappe les rameaux des arbres pour en faire tomber les feuilles, de sorte qu’il soit plus facile à mon troupeau de les atteindre et de les brouter.

Le poète au mètre rajaz a dit :
« Je fais tomber les feuilles avec mon bâton pour mes moutons
du tendre arâk et du bachâm. »

On dit : « hashsha ‘alâ ghanamihi, yuhushshu » – avec la ḥa fermée (u) dans le verbe au futur – lorsqu’on secoue les arbres au-dessus de son troupeau ; et « hashsha ilâ ar-rajuli, yahashshu » – avec la ḥa ouverte (a) – lorsqu’on se hâte vers un homme.
De même : « hashsha lil-ma‘rûf, yahashshu », et l’on dit : « hashishtu anâ ».
Dans le ḥadith de ‘Umar : « hashishtu yawman fa-qabbaltu wa-anâ ṣâ’imun » ;
Shimr l’explique ainsi : « c’est-à-dire : je fus réjoui et j’en eus le désir. »
On peut également dire « hâsha » au sens de « hashsha ».
Le poète ar-Râ‘î a dit :
« Il glorifia Allah pour la vision, et son cœur exulta ;
il annonça la bonne nouvelle à une âme qu’auparavant il blâmait. »

L’idée première du terme renvoie à la douceur ; on dit : « rajulun haschchun », « zawjun haschchun » – un homme, un couple, pleins d’aménité.

‘Ikrima a lu : « wa-ahussu » avec un sîn non pointé ;
on a dit : ce sont deux dialectes ayant le même sens.
Certains, toutefois, distinguent : « al-hashshu » avec le šîn désigne le fait de secouer l’arbre, tandis que « al-has-su » avec le sîn non pointé renvoie au cri par lequel on rabroue le troupeau ; c’est ce qu’ont rapporté al-Mâwardî puis az-Zamakhsharî.
Selon ‘Ikrima encore, « wa-ahussu » avec le sîn signifie : « je m’en prends à lui pour le rabrouer », et « al-has-su » est bien le cri pour écarter les moutons.

Quatrième point :
La parole du Très-Haut : « Et j’ai pour elle d’autres usages encore. » (20 : 18) : c’est-à-dire d’autres besoins, le singulier étant maʾraba, maʾrabah ou maʾribah. L’expression « ukhra » est au singulier, parce que « maʾrib », bien qu’au pluriel, est traité comme un nom d’inanimé : la règle constante est, lorsqu’il s’agit du pluriel d’êtres dépourvus de raison, d’employer le féminin singulier dans ce qui s’y rapporte, comme dans la parole divine : « À Allah appartiennent les Noms sublimes ; invoquez-Le par eux » (al-A‘râf : 180), ou encore : « Ô montagnes, faites écho avec lui » (Sabaʾ : 10). Cette question a déjà été exposée dans le commentaire de la sûrat al-A‘râf.

Cinquième point :
Certains se sont attachés à dénombrer les avantages du bâton ; parmi eux, Ibn ‘Abbâs qui a dit :
« Lorsque tu arrives au bord d’un puits et que la corde est trop courte, tu la rallonges avec ton bâton ; lorsque le soleil brûlant te pèse, tu piques ton bâton en terre et y tends quelque chose qui te fasse de l’ombre ; si tu crains quelque reptile, tu le tues avec ; quand tu marches, tu le poses sur ton épaule et y accroches ton arc, ton carquois et ta besace ; enfin, tu repousses avec lui les bêtes féroces loin du troupeau. »

الْوَرَقَ، أَيْ أَضْرِبُ أَغْصَانَ الشَّجَرِ لِيَسْقُطَ وَرَقُهَا، فَيَسْهُلُ عَلَى غَنَمِي تَنَاوُلُهُ فَتَأْكُلَهُ. قَالَ الرَّاجِزُ: أَهُشُّ بِالْعَصَا عَلَى أَغْنَامِي ... مِنْ نَاعِمِ الْأَرَاكِ وَالْبَشَامِ يُقَالُ: هَشَّ عَلَى غَنَمِهِ يَهُشُّ بِضَمِّ الْهَاءِ فِي الْمُسْتَقْبَلِ. وَهَشَّ إِلَى الرَّجُلِ يَهَشُّ بِالْفَتْحِ. وَكَذَلِكَ هَشَّ لِلْمَعْرُوفِ يَهَشُّ وَهَشِشْتُ أَنَا: وَفِي حَدِيثِ عُمَرَ: هَشِشْتُ يَوْمًا فَقَبَّلْتُ وَأَنَا صَائِمٌ. قَالَ شِمْرٌ: أَيْ فَرِحْتُ وَاشْتَهَيْتُ. قَالَ: وَيَجُوزُ هَاشَ بِمَعْنَى هَشَّ. قَالَ الرَّاعِي: فَكَبَّرَ لِلرُّؤْيَا وَهَاشَ فُؤَادُهُ ... وَبَشَّرَ نَفْسًا كَانَ قَبْلُ يَلُومُهَا أَيْ طَرِبَ. وَالْأَصْلُ فِي الْكَلِمَةِ الرَّخَاوَةُ. يُقَالُ رَجُلٌ هَشٌّ وَزَوْجٌ هَشٌّ. وَقَرَأَ عِكْرِمَةُ: " وَأَهُسُّ" بِالسِّينِ غَيْرَ مُعْجَمَةٍ، قِيلَ: هُمَا لُغَتَانِ بِمَعْنًى وَاحِدٍ. وَقِيلَ: مَعْنَاهُمَا مُخْتَلِفٌ، فَالْهَشُّ بِالْإِعْجَامِ خَبْطُ الشَّجَرِ، وَالْهَسُّ بِغَيْرِ إِعْجَامٍ زَجْرُ الْغَنَمِ، ذَكَرَهُ الْمَاوَرْدِيُّ، وَكَذَلِكَ ذَكَرَ الزَّمَخْشَرِيُّ. وَعَنْ عِكْرِمَةَ: " وَأَهُسُّ" بِالسِّينِ أَيْ أَنْحَى عَلَيْهَا زَاجِرًا لَهَا وَالْهَسُّ زَجْرُ الْغَنَمِ. الرَّابِعَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَلِيَ فِيها مَآرِبُ أُخْرى) ٢٠: ١٨ أَيْ حَوَائِجُ. وَاحِدُهَا مَأْرُبَةٌ وَمَأْرَبَةٌ وَمَأْرِبَةٌ. وَقَالَ: " أُخْرى " عَلَى صِيغَةِ الْوَاحِدِ، لِأَنَّ مَآرِبَ فِي مَعْنَى الْجَمَاعَةِ، لَكِنَّ الْمَهْيَعَ «١» فِي تَوَابِعِ جَمْعِ مَا لَا يَعْقِلُ الْإِفْرَادُ وَالْكِنَايَةُ عَنْهُ بِذَلِكَ، فَإِنَّ ذَلِكَ يَجْرِي مَجْرَى الْوَاحِدَةِ الْمُؤَنَّثَةِ، كَقَوْلِهِ تَعَالَى " وَلِلَّهِ الْأَسْماءُ الْحُسْنى فَادْعُوهُ بِها ١٨٠" «٢» [الأعراف: ١٨٠] وكقوله: " يا جِبالُ أَوِّبِي مَعَهُ ١٠" «٣» [سبأ: ١٠] وَقَدْ تَقَدَّمَ هَذَا فِي " الْأَعْرَافِ" «٤» . الْخَامِسَةُ- تَعَرَّضَ قَوْمٌ لِتَعْدِيدِ مَنَافِعِ الْعَصَا مِنْهُمُ ابْنُ عَبَّاسٍ، قَالَ: إِذَا انْتَهَيْتَ إِلَى رَأْسِ بِئْرٍ فَقَصُرَ الرِّشَا وَصَلْتَهُ بِالْعَصَا، وَإِذَا أَصَابَنِي حَرُّ الشَّمْسِ غَرَزْتُهَا فِي الْأَرْضِ وَأَلْقَيْتُ عَلَيْهَا مَا يُظِلُّنِي، وَإِذَا خِفْتُ شَيْئًا مِنْ هَوَامِّ الْأَرْضِ قَتَلْتُهُ بِهَا، وَإِذَا مَشَيْتُ أَلْقَيْتُهَا عَلَى عَاتِقِي وَعَلَّقْتُ عَلَيْهَا الْقَوْسَ وَالْكِنَانَةَ وَالْمِخْلَاةَ، وَأُقَاتِلُ بِهَا السِّبَاعَ عن الغنم.
(١). المهيع: الطريق الواضح الواسع البين. (٢). راجع ج ٧ ص ٣٢٥ وص ٣٢٧ فما بعد. (٣). راجع ج ١٤ ص ٢٦٤ فما بعد. [ ..... ] (٤). راجع ج ١٤ ص ٢٦٤ فما بعد.

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