Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il se peut que l’injonction ne soit qu’une simple recommandation, visant à faire acquérir le mérite du temps prescrit même lors du rattrapage.

Cependant, l’avis correct est l’abandon de cette pratique, conformément à la parole du Prophète – que les bénédictions et la paix soient sur lui :
« Allah vous interdit l’usure, et l’accepterait-Il donc de votre part ? »
De plus, les chaînes de transmission authentiques du ḥadith d’Imrân b. Ḥuṣayn ne contiennent aucune de ces additions, à l’exception de ce qui est rapporté dans le ḥadith d’Abû Qatâda, lequel reste néanmoins susceptible d’interprétation, comme nous l’avons expliqué.

Je dis :
Al-Qiyâ al-Ṭabarî a rapporté dans son ouvrage « Aḥkâm al-Qur’ân » qu’il existe parmi les pieux prédécesseurs ceux qui ont contredit la parole du Prophète – paix et salut sur lui :
« Quiconque oublie une prière qu’il la célèbre lorsqu’il s’en souvient ; il n’est d’autre expiation pour elle que cela »,
et ont affirmé qu’il convient d’attendre que vienne un moment identique pour l’accomplir ; ainsi, si la prière de l’Aube est manquée, on l’accomplira le lendemain à la même heure. Voilà une opinion éloignée et singulière.

La parole du Très-Haut :
« Certes, l’Heure viendra ; Je suis sur le point de la dissimuler pour que chaque âme soit rétribuée selon ses œuvres » (20 : 15)
est un verset problématique. Il est rapporté de Sa‘îd b. Jubayr qu’il le récitait :
« akâdu uḫfî-hâ » (avec la hamza ouverte),
expliquant : « Je la manifeste ».
Le pronom « li-tuǧzâ » renverrait alors à l’idée de la manifester en vue de la rétribution. Ce récit a été transmis par Abû ‘Ubayd d’après al-Kisâ’î, d’après Muḥammad b. Sahl, d’après Wiqâ’ b. Iyâs, d’après Sa‘îd b. Jubayr.

An-Naḥḥâs dit : cette version n’a pas d’autre voie de transmission.
Je (l’auteur) dis : Abû Bakr al-Anbârî l’a également rapportée dans son « Kitâb ar-Radd », selon la chaîne : mon père – Muḥammad b. al-Jahm – al-Farrâ’ – al-Kisâ’î, ainsi que par une autre chaîne : ‘Abd Allâh b. Nâǧiya – Yûsuf – Yaḥyâ al-Ḥimmânî – Muḥammad b. Sahl.

An-Naḥḥâs ajoute : une isnâd plus solide encore est celle que Yahyâ al-Qaṭṭân a rapportée d’après ath-Thawrî, d’après ‘Aṭâ’ b. as-Sâ’ib, d’après Sa‘îd b. Jubayr, lequel récitait :
« akâdu uḫfî-hâ » (avec la hamza fermée).

Je dis : Quant à la lecture d’Ibn Jubayr « uḫfî-hâ » avec la hamza ouverte, selon la chaîne précitée, Abû Bakr al-Anbârî rapporte qu’al-Farrâ’ en a expliqué le sens : « Je la rends apparente », sur la base de l’expression « ḫafaytu š-šay’a uḫfîhi » lorsqu’on veut dire : « Je l’ai manifesté ».
Al-Farrâ’ a cité pour appuyer cette acception le vers d’Imru’ l-Qays :
« Si vous enfouissez le mal nous ne le cacherons pas·… et si vous déclenchez la guerre nous ne resterons pas assis »,
à savoir : « nous ne le rendrons pas public ».

Certains linguistes ont déclaré qu’il est également possible de comprendre « uḫfî-hâ » (avec la hamza fermée) dans le sens de « Je la manifeste », car on dit : « ḫafaytu l-šay’ » et « aḫfaytuhu » quand on le rend apparent ; le verbe « aḫfâ » fait ainsi partie des vocables antonymiques pouvant signifier aussi bien « cacher » que « révéler ».

Abû ‘Ubayda dit : « ḫafaytu » et « aḫfaytu » portent le même sens.
An-Naḥḥâs conclut : cet avis est pertinent.

أَنْ يَكُونَ الْأَمْرُ بِهِ اسْتِحْبَابًا لِيُحْرِزَ فَضِيلَةَ الْوَقْتِ فِي الْقَضَاءِ. وَالصَّحِيحُ تَرْكُ الْعَمَلِ لِقَوْلِهِ عَلَيْهِ السَّلَامُ: (أَيَنْهَاكُمُ اللَّهُ عَنِ الرِّبَا وَيَقْبَلُهُ مِنْكُمْ) وَلِأَنَّ الطُّرُقَ الصِّحَاحَ مِنْ حَدِيثِ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ لَيْسَ فِيهَا مِنْ تِلْكَ الزِّيَادَةِ شي، إِلَّا مَا ذُكِرَ مِنْ حَدِيثِ أَبِي قَتَادَةَ وَهُوَ مُحْتَمَلٌ كَمَا بَيَّنَّاهُ. قُلْتُ: ذَكَرَ الْكِيَا الطَّبَرِيُّ فِي [أَحْكَامِ الْقُرْآنِ] لَهُ أَنَّ مِنَ السَّلَفِ مَنْ خَالَفَ قَوْلَهُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ: (مَنْ نَسِيَ صَلَاةً فَلْيُصَلِّهَا إِذَا ذَكَرَهَا لَا كَفَّارَةَ لَهَا إِلَّا ذَلِكَ) فَقَالَ: يَصْبِرُ إِلَى مِثْلِ وَقْتِهِ فَلْيُصَلِّ، فَإِذَا فَاتَ الصُّبْحُ فَلْيُصَلِّ مِنَ الْغَدِ. وَهَذَا قَوْلٌ بَعِيدٌ شَاذٌّ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (إِنَّ السَّاعَةَ آتِيَةٌ أَكادُ أُخْفِيها لِتُجْزى كُلُّ نَفْسٍ بِما تَسْعى) ٢٠: ١٥ آية مشكلة، فروي عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ أَنَّهُ قَرَأَ " أَكادُ أُخْفِيها ٢٠: ١٥" بِفَتْحِ الْهَمْزَةِ، قَالَ: أُظْهِرُهَا. " لِتُجْزى " أَيِ الْإِظْهَارُ لِلْجَزَاءِ، رَوَاهُ أَبُو عُبَيْدٍ عَنِ الْكِسَائِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سَهْلٍ عَنْ وِقَاءِ بْنِ إياس عن سعيد ابن جُبَيْرٍ. وَقَالَ النَّحَّاسُ: وَلَيْسَ لِهَذِهِ الرِّوَايَةِ طَرِيقٌ غَيْرَ هَذَا. قُلْتُ: وَكَذَا رَوَاهُ أَبُو بَكْرٍ الْأَنْبَارِيُّ فِي كِتَابِ الرَّدِّ، حَدَّثَنِي أَبِي حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْجَهْمِ حَدَّثَنَا الْفَرَّاءُ حَدَّثَنَا الْكِسَائِيُّ، حَ- وَحَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نَاجِيَةَ، حَدَّثَنَا يُوسُفُ حَدَّثَنَا يَحْيَى الْحِمَّانِيُّ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَهْلٍ. قَالَ النَّحَّاسُ، وَأَجْوَدُ مِنْ هَذَا الْإِسْنَادِ مَا رَوَاهُ يَحْيَى الْقَطَّانُ عَنِ الثَّوْرِيِّ عَنْ عَطَاءِ بْنِ السَّائِبِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ أَنَّهُ قَرَأَ: " أَكادُ أُخْفِيها ٢٠: ١٥" بِضَمِّ الْهَمْزَةِ. قُلْتُ: وَأَمَّا قِرَاءَةُ ابْنِ جُبَيْرٍ " أَخْفِيهَا" بِفَتْحِ الْهَمْزَةِ بِالْإِسْنَادِ الْمَذْكُورِ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ الْأَنْبَارِيُّ قَالَ الْفَرَّاءُ: مَعْنَاهُ أُظْهِرُهَا مِنْ خَفَيْتُ الشَّيْءَ أَخْفِيهِ إذ أَظْهَرْتُهُ. وَأَنْشَدَ الْفَرَّاءُ لِامْرِئِ الْقَيْسِ: فَإِنْ تَدْفِنُوا الداء لا نخفه ... وإن تبعثوا الحرب لا نَقْعُدُ أَرَادَ لَا نُظْهِرُهُ، وَقَدْ قَالَ بَعْضُ اللُّغَوِيِّينَ: يَجُوزُ أَنْ يَكُونَ " أُخْفِيها ٢٠: ١٥" بِضَمِّ الْهَمْزَةِ مَعْنَاهُ أُظْهِرُهَا لِأَنَّهُ يُقَالُ: خَفِيتُ الشَّيْءَ وَأَخْفَيْتُهُ إِذَا أَظْهَرْتُهُ، فَأَخْفَيْتُهُ مِنْ حُرُوفِ الْأَضْدَادِ يَقَعُ عَلَى السَّتْرِ وَالْإِظْهَارِ. وَقَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ: خَفِيتُ وَأَخْفَيْتُ بِمَعْنًى وَاحِدٍ، النَّحَّاسُ: وَهَذَا حَسَنٌ، وَقَدْ

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