Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Dhu ar-Rumma a dit, décrivant un taureau qui tend l’oreille au bruit d’un chasseur et de ses chiens :
« Lorsqu’au moindre froissement qu’il pressent,
dans la steppe déserte, ce vigilant subtil
saisit une rumeur à peine audible,
jamais son ouïe ne le trahit. »
C’est-à-dire : son écoute ne comporte aucune erreur ; il est d’une parfaite acuité.

Le terme « nadus » signifie habile ; on dit nadis et nadus comme on dit ḥaḏir/ḥaḏur, yaqiz/yaquz. An-nabʾah désigne un son léger ; de même ar-rikz. Quant à ar-rikāz, il s’agit d’un trésor enfoui. Allah — Exalté soit-Il — est plus Savant de la vérité.

Exégèse de la sourate Ṭâ Hâ
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
La sourate Ṭâ Hâ est mecquoise d’après l’unanimité des savants. Elle fut révélée avant la conversion de ʿUmar — qu’Allah l’agrée.

Ad-Dâraquṭnî rapporte dans ses Sunan, d’après Anas ibn Mâlik — qu’Allah l’agrée — : « ʿUmar sortit, l’épée pendue au cou. On lui dit : “Ton beau-frère [et ta sœur] ont quitté la religion des idoles.” ʿUmar se rendit donc chez eux, et il s’y trouvait un homme des Mouhâjirîn nommé Khabbâb. Ils récitaient : “Ṭâ Hâ”. ʿUmar dit : “Remettez-moi le feuillet que vous possédez afin que je le lise” — car ʿUmar savait lire. Sa sœur lui dit : “Tu es impur, et nul ne le touche sinon ceux qui se sont purifiés ; lève-toi donc, lave-toi ou fais tes ablutions.” ʿUmar se leva, fit ses ablutions, prit le feuillet et lut : “Ṭâ Hâ”. »

Ibn Isḥâq rapporte l’épisode de façon plus détaillée : « ʿUmar sortit, l’épée ceinte, décidé à se rendre auprès du Messager d’Allah — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui — pour le tuer. Il rencontra Naʿîm ibn ʿAbd-Allâh, qui lui dit : “Où vas-tu, ô ʿUmar ?” Il répondit : “Je vais à Mohammed, ce renégat qui a divisé l’affaire de Quraych, ridiculisé leur raison, blâmé leur religion et insulté leurs divinités ; je veux le tuer.” Naʿîm lui dit : “Par Allah, tu t’abuses toi-même, ô ʿUmar ! Penses-tu que les Banû ʿAbd Manâf te laisseront marcher sur terre après que tu auras tué Mohammed ? Ne vaudrait-il pas mieux que tu retournes auprès des tiens pour régler leur cas ?”
— “Lesquels des miens ?” demanda ʿUmar.
— “Ton beau-frère et cousin Saʿîd ibn Zayd, ainsi que ta sœur Fâtimah bint al-Khaṭṭâb ; par Allah, ils ont embrassé l’islam et ont suivi Mohammed dans sa religion. Occupe-toi plutôt d’eux.”

ʿUmar se dirigea donc droit vers sa sœur et son beau-frère ; Khabbâb ibn al-Aratt se trouvait chez eux, portant un feuillet dans lequel se trouvait

وَقَالَ ذُو الرُّمَّةِ يَصِفُ ثَوْرًا تَسَمَّعَ إِلَى صَوْتِ صَائِدٍ وَكِلَابٍ: إِذَا تَوَجَّسَ رِكْزًا مُقْفِرٌ نَدُسٌ ... بِنَبْأَةِ الصَّوْتِ مَا فِي سِمْعِهِ كَذِبُ أَيْ مَا فِي اسْتِمَاعِهِ كَذِبٌ أَيْ هُوَ صَادِقُ الِاسْتِمَاعِ. وَالنَّدُسُ الْحَاذِقُ فيقال: نَدِسٌ وَنَدُسٌ كَمَا يُقَالُ: حَذِرٌ وَحَذُرٌ وَيَقِظٌ وَيَقُظٌ، وَالنَّبْأَةُ الصَّوْتُ الْخَفِيُّ وَكَذَلِكَ الرِّكْزُ وَالرِّكَازُ المال المدفون. والله تعالى أعلم بالصواب. [تفسير سورة طه عليه السلام] بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ تَفْسِيرُ سُورَةِ طه عَلَيْهِ السَّلَامُ سُورَةُ طه عَلَيْهِ السَّلَامُ مَكِّيَّةٌ فِي قَوْلِ الْجَمِيعِ. نَزَلَتْ قَبْلَ إِسْلَامِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ. رَوَى الدَّارَقُطْنِيُّ فِي سُنَنِهِ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ خَرَجَ عُمَرُ مُتَقَلِّدًا بِسَيْفٍ فَقِيلَ لَهُ إن ختنك [وأختك «١» ] قَدْ صَبَوْا «٢» فَأَتَاهُمَا عُمَرُ وَعِنْدَهُمَا رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ يُقَالُ لَهُ: خَبَّابٌ وَكَانُوا يَقْرَءُونَ: " طه" . فقال: أعطوني الكتاب الذي عندكم فأقرؤه- وَكَانَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَقْرَأُ الْكُتُبَ- فقالت له أخته: إنك رجس ولا يَمَسُّهُ إِلَّا الْمُطَهَّرُونَ فَقُمْ فَاغْتَسِلْ أَوْ تَوَضَّأْ فَقَامَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَتَوَضَّأَ وَأَخَذَ الْكِتَابَ فَقَرَأَ: " طه" . وَذَكَرَهُ ابْنُ إِسْحَاقَ مُطَوَّلًا: فَإِنَّ عُمَرَ خَرَجَ مُتَوَشِّحًا سَيْفَهُ يُرِيدُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَقَتْلَهُ فَلَقِيَهُ نعيم ابن عَبْدِ اللَّهِ فَقَالَ: أَيْنَ تُرِيدُ يَا عُمَرُ؟ فَقَالَ: أُرِيدُ مُحَمَّدًا هَذَا الصَّابِئَ الَّذِي فَرَّقَ أَمْرَ قُرَيْشٍ وَسَفَّهَ أَحْلَامَهَا وَعَابَ دِينَهَا وَسَبَّ آلِهَتَهَا فَأَقْتُلُهُ. فَقَالَ لَهُ نُعَيْمٌ: وَاللَّهِ لَقَدْ غَرَّتْكَ نَفْسُكَ مِنْ نَفْسِكَ يَا عُمَرُ أَتَرَى بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ تَارِكِيكَ تَمْشِي عَلَى الْأَرْضِ وَقَدْ قَتَلْتَ مُحَمَّدًا؟! أَفَلَا تَرْجِعُ إِلَى أَهْلِكَ فَتُقِيمَ أَمْرَهُمْ؟!. فَقَالَ: وَأَيُّ أَهْلِ بَيْتِي؟. قَالَ: خَتَنُكَ وَابْنُ عَمِّكَ سَعِيدُ بْنُ زَيْدٍ وَأُخْتُكَ فَاطِمَةُ بِنْتُ الْخَطَّابِ فَقَدْ وَاللَّهِ أَسْلَمَا وَتَابَعَا مُحَمَّدًا عَلَى دِينِهِ فَعَلَيْكَ بِهِمَا. قَالَ: فَرَجَعَ عُمَرُ عَامِدًا إِلَى أُخْتِهِ وَخَتَنِهِ وَعِنْدَهُمَا خَبَّابُ بن الأرت معه صحيفة فيها
(١). من ب وج وز وط وك. (٢). صبا الرجل: خرج من دين إلى دين آخر.

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