Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Mon âme se tranquillise en sa proximité.

Al-Shaybânî a dit :
« Et réjouis-toi de ton enfant (wa-qarri ‘aynan) » signifie : « Dors. » Il l’exhorta ainsi à manger, boire et dormir.

Abû ‘Amr déclara : « Qu’Allah rafraîchisse son œil » veut dire : qu’Il l’endorme et dissipe son insomnie. Le mot « ‘aynan » est ici à l’accusatif en fonction de tamyîz (complément explicatif), comme dans l’expression : « Ṭib nafsan » – « Apaise ton âme ». En réalité, l’action vise l’œil ; elle est ensuite transférée à la personne qui en est pourvue, et l’élément qui était, à l’origine, sujet de l’action se trouve mis à l’accusatif pour en expliciter le sens. De même : « ṭibtu nafsan », « tafaqqa’tu shahman », « taṣabbabtu ‘araqan », et bien d’autres exemples.

Parole d’Allah, Exalté soit-Il :

« Si jamais tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis : “J’ai voué au Tout-Miséricordieux un jeûne…” »

Ce passage comporte trois questions.

Première question : Sa parole « Fa-immâ tarayinna ».
Le verbe originel est « tarʾayîna ». On a supprimé le hamza, comme dans « tarâ » ; son ouverture a été déplacée sur la lettre râ’, donnant « tarayîna ». Puis la première yâ’ a été changée en alif, parce qu’elle était mobile et précédée d’une voyelle ouverte ; on s’est alors trouvé devant deux lettres muettes : l’alif issue de la yâ’ et le yâ’ du féminin. L’alif a donc été omise pour éviter la rencontre de deux quiescentes, d’où « tarayna ». Ensuite, la nûn de l’indicatif a été retranchée à cause du jussif, car « in » est une particule de condition et « mâ » un terme de liaison, si bien qu’il reste « taray ». Puis intervint la nûn d’insistance alourdie ; on brisa la voyelle du yâ’ féminin pour, à nouveau, éviter la rencontre de deux quiescentes, puisque la nûn mushaddada équivaut à deux nûn dont la première est muette ; on obtient ainsi « tarayinna ».
C’est dans ce même procédé que s’inscrivent les vers d’Ibn Durayd :
« Immâ taray ra’siya ḥâkâ lawnuhu … »
et ceux d’al-Afwah :
« Immâ taray ra’siya azrâ bih … »
La présence de la nûn ici a été préparée par la particule « mâ », de même qu’elle l’est parfois par la lâm du serment.
Talḥa, Abû Ja‘far et Shayba ont lu « tarayna », avec yâ’ muette et nûn légère ouverte ; Abû l-Fath mentionne que c’est une lecture irrégulière.

Deuxième question : Sa parole « fa-qûlî innî nadhartu ».
Il s’agit de la réponse à la condition ; une ellipse est sous-entendue : « Si quelqu’un t’interroge au sujet de ton enfant, dis : … »
« … j’ai voué au Tout-Miséricordieux un jeûne », c’est-à-dire un silence, selon Ibn ‘Abbâs et Anas ibn Mâlik.
Dans la lecture d’Ubayy ibn Ka‘b on trouve :
« … j’ai voué au Tout-Miséricordieux un jeûne, un silence »,
ce qui est également rapporté d’Anas.

نَفْسِي تَسْكُنُ بِقُرْبِهِ. وَقَالَ الشَّيْبَانِيُّ: " وَقَرِّي عَيْناً" مَعْنَاهُ نَامِي حَضَّهَا عَلَى الْأَكْلِ وَالشُّرْبِ وَالنَّوْمِ. قَالَ أَبُو عَمْرٍو: أَقَرَّ اللَّهُ عَيْنَهُ أَيْ أنام عينه، وأذهب سهره. و " عَيْناً ٦٠" نُصِبَ عَلَى التَّمْيِيزِ، كَقَوْلِكَ: طِبْ نَفْسًا. وَالْفِعْلُ فِي الْحَقِيقَةِ إِنَّمَا هُوَ لِلْعَيْنِ فَنُقِلَ ذَلِكَ إِلَى ذِي الْعَيْنِ، وَيُنْصَبُ الَّذِي كَانَ فَاعِلًا فِي الْحَقِيقَةِ عَلَى التَّفْسِيرِ. وَمِثْلُهُ طِبْتُ نَفْسًا، وَتَفَقَّأْتُ شَحْمًا، وَتَصَبَّبْتُ عَرَقًا، وَمِثْلُهُ كَثِيرٌ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (فَإِمَّا تَرَيِنَّ مِنَ الْبَشَرِ أَحَداً فَقُولِي إِنِّي نَذَرْتُ لِلرَّحْمنِ صَوْماً) فِيهِ ثَلَاثُ مَسَائِلَ: الْأُولَى- قَوْلُهُ تَعَالَى: " فَإِمَّا تَرَيِنَّ" الْأَصْلُ فِي تَرَيِنَّ تَرْأَيِينَ «١» فَحُذِفَتِ الْهَمْزَةُ كَمَا حُذِفَتْ مِنْ تَرَى وَنُقِلَتْ فَتْحَتُهَا إِلَى الرَّاءِ فَصَارَ " تَرَيِينَ" ثُمَّ قُلِبَتِ الْيَاءُ الْأُولَى أَلِفًا لِتَحَرُّكِهَا وَانْفِتَاحِ مَا قَبْلَهَا، فَاجْتَمَعَ سَاكِنَانِ الْأَلِفُ الْمُنْقَلِبَةُ عَنِ الْيَاءِ وَيَاءُ التَّأْنِيثِ، فَحُذِفَتِ الْأَلِفُ لِالْتِقَاءِ السَّاكِنَيْنِ، فَصَارَ تَرَيْنَ، ثُمَّ حُذِفَتِ النُّونُ عَلَامَةً لِلْجَزْمِ لِأَنَّ إِنْ حَرْفُ شَرْطٍ وَمَا صِلَةٌ فَبَقِيَ تَرَيْ، ثُمَّ دَخَلَهُ نُونُ التَّوْكِيدِ وَهِيَ مُثَقَّلَةٌ، فَكُسِرَ يَاءُ التَّأْنِيثِ لِالْتِقَاءِ السَّاكِنَيْنِ، لِأَنَّ النُّونَ الْمُثَقَّلَةَ بِمَنْزِلَةِ نُونَيْنِ الْأُولَى سَاكِنَةٌ فَصَارَ تَرَيِنَّ وَعَلَى هَذَا النَّحْوِ قَوْلُ ابْنِ دُرَيْدٍ: إِمَّا تَرَيْ رَأْسِيَ حَاكَى لَوْنُهُ «٢» وَقَوْلُ الْأَفْوَهِ: إِمَّا تَرَيْ رَأْسِيَ أَزْرَى بِهِ «٣» وَإِنَّمَا دَخَلَتِ النُّونُ هُنَا بِتَوْطِئَةِ " مَا" كَمَا يُوَطِّئُ لِدُخُولِهَا أَيْضًا لَامُ الْقَسَمِ. وَقَرَأَ طَلْحَةُ وَأَبُو جَعْفَرٍ وَشَيْبَةُ " تَرَيْنَ" بِسُكُونِ الْيَاءِ وَفَتْحِ النُّونِ خَفِيفَةً، قَالَ أَبُو الْفَتْحِ: وَهِيَ شَاذَّةٌ. الثَّانِيَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: " فَقُولِي إِنِّي نَذَرْتُ" هَذَا جَوَابُ الشَّرْطِ وَفِيهِ إِضْمَارٌ، أَيْ فَسَأَلَكِ عَنْ وَلَدِكِ " فَقُولِي إِنِّي نَذَرْتُ لِلرَّحْمنِ صَوْماً" أَيْ صَمْتًا، قَالَهُ ابْنُ عباس وأنس ابن مَالِكٍ. وَفِي قِرَاءَةِ أُبَيِّ بْنِ كَعْبٍ " إِنِّي نَذَرْتُ لِلرَّحْمَنِ صَوْمًا صَمْتًا" وَرُوِيَ عَنْ أَنَسٍ.
(١). أي قبل التوكيد ودخول الجازم وهي بوزن تمنعين. (٢). تمامه: طرت صبح تحت أذيال الدجى (٣). تمامه: ماس زمان ذي انتكاس مئوس

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies