Je dis : « Cette affirmation est pertinente, et nous en avons déjà exposé la signification, d’après Sufyân ibn ‘Uyaynah, dans la sourate « Subhân » (Al-Isrâ’ : 1) à propos de l’assassinat de Yahyâ. At-Tabarî rapporte, d’après Al-Hasan, que ‘Îsâ et Yahyâ se rencontrèrent — ils étaient cousins ; Yahyâ dit alors à ‘Îsâ : « Invoque Allah en ma faveur, car tu es meilleur que moi. » ‘Îsâ lui répondit : « C’est plutôt toi qui dois invoquer Allah pour moi, car tu es meilleur que moi ; Allah a prononcé sur toi le Salâm, tandis que moi, c’est à moi-même que je l’ai adressé. » Certains savants ont déduit, de ce verset relatif au salut, une prééminence de ‘Îsâ, arguant que le fait qu’il se soit autorisé à se saluer lui-même, ainsi que le rang qu’il occupe auprès d’Allah — confirmé et relaté dans le Livre immuable —, témoigne d’une dignité plus haute que celle d’être salué (par Allah). Ibn ‘Atiyyah a commenté : « Chacun de ces avis se justifie. »
Versets 16 à 26 de la sourate Maryam :
- Et rappelle, dans le Livre, Marie lorsqu’elle se retira de sa famille en un lieu situé à l’orient.
- Elle plaça un voile entre elle et eux ; alors Nous lui envoyâmes Notre Esprit, qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfaitement constitué.
- Elle dit : « Je me réfugie auprès du Tout-Miséricordieux contre toi, si toutefois tu es pieux. »
- Il dit : « Je ne suis que le messager de ton Seigneur afin de t’accorder un garçon pur. »
- Elle dit : « Comment aurais-je un garçon, alors qu’aucun être humain ne m’a touchée et que je ne suis point une débauchée ? »
- Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : “Cela M’est facile, et Nous ferons de lui un signe pour les gens et une miséricorde venue de Nous.” Et l’ordre fut décrété. »
- Elle le conçut, puis se retira avec (l’enfant) en un lieu éloigné.
- Les douleurs de l’accouchement la menèrent jusqu’au tronc d’un palmier ; elle dit : « Hélas ! Que je fusse morte avant cet instant et totalement oubliée ! »
- Il l’appela alors de dessous d’elle : « Ne t’afflige pas ! Ton Seigneur a placé à tes pieds un ruisseau. »
- « Secoue vers toi le tronc du palmier ; il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. »
- « Mange, bois, et réjouis-toi ! Et si tu vois quelque être humain, dis : “J’ai voué au Tout-Miséricordieux un jeûne ; aujourd’hui, je ne parlerai à aucun homme.” »