« Je vais t’indiquer une formule qui, si tu la répètes, éloignera de toi le polythéisme mineur comme majeur ; dis : ‟Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le fait de T’associer sciemment, et je Te demande pardon pour ce que j’ignore”. Prononce-la trois fois.
‘Umar b. Qays al-Kindî rapporte : « J’ai entendu Mu‘âwiya réciter, du haut de la chaire, ce verset : ﴾Quiconque espère rencontrer son Seigneur…﴿ (18 / 110), puis il déclara : “C’est le dernier verset descendu du ciel”. »
‘Umar rapporte encore que le Prophète — que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui — a dit : « Il m’a été révélé que quiconque récite : ﴾Quiconque espère rencontrer son Seigneur, qu’il accomplisse alors une œuvre vertueuse﴿ (18 / 110), il lui sera accordé une lumière qui s’étendra d’Aden à La Mecque, remplie d’anges qui prieront pour lui et imploreront le pardon en sa faveur. »
Mu‘âdh b. Jabal rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui récite le début et la fin de la sourate al-Kahf aura pour lui une lumière de la tête jusqu’aux pieds ; et celui qui la récite entièrement aura pour lui une lumière qui s’étendra de la terre jusqu’au ciel. »
D’après Ibn ‘Abbâs, un homme lui dit : « Je projette de me lever pour prier un moment dans la nuit, mais le sommeil l’emporte sur moi. » Il répondit : « Lorsque tu te mets au lit, si tu souhaites te lever à une heure déterminée, récite : ﴾Dis : Si la mer était une encre pour les paroles de mon Seigneur…﴿ jusqu’à la fin de la sourate (al-Kahf, v. 109-110) ; Allah — Très-Haut — te réveillera à l’heure voulue. » Al-Tha‘labî — qu’Allah l’agrée — mentionne ces mérites.
Dans le Musnad d’al-Dârimî, Abû Muhammad rapporte, par la chaîne Muḥammad b. Kathîr – al-Awzâ‘î – ‘Abdah – Zirr b. Ḥubaysh : « Celui qui récite la fin de la sourate al-Kahf à l’heure où il souhaite se lever pour prier la nuit, se lèvera effectivement à cette heure. » ‘Abdah ajoute : « Nous l’avons expérimenté et l’avons trouvé exact. »
Ibn al-‘Arabî rapporte que notre maître, le grand Ṭurṭûshî, répétait : « Ne laissez pas le temps s’user à vous mesurer à vos pairs et à fréquenter sans cesse vos compagnons. »
Le Très-Haut a conclu l’exposé par Sa parole : ﴾Quiconque espère rencontrer son Seigneur, qu’il accomplisse donc une œuvre vertueuse et qu’il n’associe personne dans l’adoration de son Seigneur﴿ (18 / 110).
Exégèse de la sourate Maryam — paix sur elle. Elle est, de l’avis unanime, mecquoise et compte quatre-vingt-dix-huit versets.
Lorsque survint la bataille de Badr et qu’Allah y extermina les chefs des idolâtres, les mécréants de Quraych dirent : « Votre revanche se trouve en terre d’Abyssinie. Offrez des présents au Négus et envoyez-lui deux hommes avisés ; peut-être vous livrera-t-il les Quraychites réfugiés chez lui, afin que vous les exécutiez en représailles de ceux qui ont péri à Badr. » Ils dépêchèrent donc ‘Amr b. al-‘Âṣ et ‘Abd Allâh b. Abî Rabî‘a. Le Messager d’Allah ﷺ, ayant appris leur départ, envoya