Parole du Très-Haut :
« Certes, ceux qui ont cru et accompli les œuvres pies auront pour eux les Jardins du Firdaws pour demeure d’hospitalité. »
Qatâdah dit : « Le Firdaws est la hauteur du Paradis, son centre, sa partie la plus élevée, la plus excellente et la plus sublime. »
Abû Umâmah al-Bâhilî déclare : « Le Firdaws est le cœur du Paradis. »
Kaʿb affirme : « Il n’existe, parmi les jardins, aucun jardin plus haut que celui du Firdaws ; y résident ceux qui ordonnaient le bien et interdisaient le blâmable. »
Dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî, d’après Abû Hurayrah — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit :
« Quiconque croit en Allah et en Son Messager, accomplit la prière et jeûne le mois de Ramaḍân, il incombe à Allah de le faire entrer au Paradis, qu’il ait combattu dans le sentier d’Allah ou qu’il soit resté dans la terre où il est né. »
Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, n’annoncerons-nous pas la bonne nouvelle aux gens ? »
Il répondit :
« Au Paradis se trouvent cent degrés qu’Allah a préparés pour ceux qui luttent dans Son sentier ; la distance entre deux degrés est semblable à celle qui sépare le ciel et la terre. Lorsque vous demandez à Allah, demandez-Lui le Firdaws ; car il est le milieu du Paradis et son plus haut niveau — il dit : il me semble qu’il ajouta — et au-dessus de lui se trouve le Trône du Tout-Miséricordieux, et de lui jaillissent les rivières du Paradis. »
Mujâhid dit : « Firdaws signifie “boustân” (verger) dans la langue romaine. »
Al-Farrâʾ soutient qu’il s’agit d’un mot arabe ; al-Firdaws est un jardin du Paradis. Firdaws est aussi le nom d’une prairie près de al-Yamâmah ; son pluriel est farâdîs. Umayyah ibn Abî ’ṣ-Ṣalt ath-Thaqafî a dit :
« Leurs demeures étaient alors apparentes : on y trouvait les farâdîs, l’ail et l’oignon. »
Les Farâdîs est un endroit en Syrie, et l’on dit d’une vigne mufradasah qu’elle est treillissée.
« Ils y demeureront éternellement » : c’est-à-dire pour toujours.
« Et ils ne souhaiteront aucun changement loin d’elle » : ils ne demanderont à être transférés ailleurs. Al-ḥiwal signifie ici « transfert », selon Abû ʿAlî. Az-Zajjâj dit : « Ḥâla min makânih ḥiwalan, tout comme on dit ʿaẓuma ʿiẓaman. » Il estime également qu’il est possible d’y voir le sens de « ruse » : ils ne chercheront par aucun stratagème une autre demeure. Al-Jawharî écrit : « At-taḥawwul est le fait de se déplacer d’un lieu à un autre, et le nom en est al-ḥiwal », d’où la parole divine : « … demeurant éternellement, ils ne désireront nulle part s’en détourner. »
Parole du Très-Haut :
« Dis : Si la mer était une encre pour les paroles de mon Seigneur, la mer serait épuisée avant que ne s’épuisent les paroles de mon Seigneur… »
Le verbe nafida signifie « s’épuiser, se terminer », comme il a été expliqué précédemment.
« … quand bien même Nous lui apporterions son équivalent en renfort » : c’est-à-dire un supplément équivalent à la mer, en quantité ou en poids.
Dans le muṣḥaf d’Ubayy on lit « midâdan », lecture suivie par Mujâhid, Ibn Muḥayṣin et Ḥumayd. Le mot « madadan » est alors à l’accusatif, considéré comme tamyîz ou ḥâl.
Ibn ʿAbbâs rapporte : « Lorsque le Prophète (paix et bénédictions sur lui) déclara aux juifs : “Et vous n’avez reçu de science que bien peu” (al-Isrâʾ : 85), ils dirent : ‘Comment cela, alors que nous avons reçu la Torah, et que…’ »