Sourate al-Kahf (18) – Versets 61 à 65
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Puis, lorsqu’ils atteignirent le confluent des deux mers, ils oublièrent leur poisson, lequel prit son chemin dans la mer en s’y faufilant.
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Lorsqu’ils eurent dépassé (cet endroit), Moïse dit à son serviteur : « Apporte-nous notre repas, car nous avons éprouvé de la fatigue dans ce voyage. »
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Il répondit : « Vois donc ! Lorsque nous nous sommes réfugiés auprès du rocher, j’ai oublié le poisson ; seul le Diable m’a fait oublier de m’en souvenir. Il a pris son chemin dans la mer de façon étonnante. »
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(Moïse) dit : « Voilà bien ce que nous recherchions ! » Ils rebroussèrent alors leurs pas en suivant soigneusement leurs traces.
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Ils trouvèrent un Serviteur d’entre Nos serviteurs, à qui Nous avions accordé une miséricorde venue de Notre part et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous.
Commentaire
Le Très-Haut dit : « Puis, quand ils atteignirent le confluent des deux mers, ils oublièrent leur poisson, et celui-ci prit son chemin dans la mer en s’y faufilant. »
Le pronom duel dans « leurs deux » renvoie aux deux mers, comme l’a indiqué Mujâhid. Le mot « saraban » (en s’y faufilant) signifie « passage, couloir », toujours selon Mujâhid.
Qatâdah a dit : « L’eau se figea et devint comme un tunnel. »
La majorité des exégètes soutiennent que le poisson laissa derrière lui un couloir vide et que Moïse marcha dessus en suivant sa trace jusqu’à ce que le chemin le conduise à une île au milieu de la mer, où il trouva al-Khidr.
La teneur apparente des récits ainsi que du Texte laisse toutefois entendre que Moïse ne trouva al-Khidr qu’au bord de la mer.
Quant à Sa parole : « Ils oublièrent leur poisson », l’oubli provint en réalité du seul jeune homme. Il oublia d’informer Moïse de ce qu’il avait vu concernant le poisson ; l’oubli est néanmoins attribué aux deux compagnons en raison du lien qui les unit, comme dans la parole du Très-Haut : « Il sort d’entre eux deux la perle et le corail » – alors qu’ils ne proviennent que de la mer salée – ou dans : « Ô assemblée des djinns et des hommes, des messagers parmi vous ne vous sont-ils pas venus ? » – alors que les messagers sont exclusivement issus des hommes, non des djinns.
Dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî, il est rapporté que Moïse dit à son serviteur : « Je ne te charge que de me signaler l’endroit où le poisson viendra à te quitter. » Il répondit : « Tu ne m’as pas imposé grande chose. » Ceci correspond à la parole du Très-Haut : « Et lorsque Moïse dit à son serviteur… » – il s’agit de Yûshaʿ ibn Nûn – (ce hadith) n’est pas rapporté d’après Saʿîd (ibn Jubayr).
Toujours dans ce même récit : « Alors qu’il se trouvait à l’ombre d’un rocher, dans un endroit humide, le poisson se mit à remuer tandis que Moïse dormait. »