Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, d’après ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd – qu’Allâh l’agrée –, il est rapporté : « Le Diable se manifeste sous l’apparence d’un homme. Il se rend auprès d’un groupe, leur tient des propos mensongers, puis ils se dispersent ; l’un d’eux dira alors : “J’ai entendu un homme, dont je reconnais le visage sans connaître le nom, tenir ce discours.” »
Dans le Musnad d’al-Bazzâr, d’après Salmân al-Fârisî – qu’Allâh l’agrée –, le Prophète – paix et bénédiction d’Allâh sur lui – a dit : « Si tu le peux, ne sois pas le premier à entrer dans le marché ni le dernier à en sortir, car le marché est le champ de bataille de Satan et c’est là qu’il dresse son étendard. »
Dans le Musnad d’Aḥmad ibn Ḥanbal il est rapporté qu’‘Abd Allâh ibn al-Mubârak nous a transmis de Sufyân, d’après ‘Aṭâ’ ibn as-Sâ’ib, d’après Abû ‘Abd ar-Raḥmân as-Sulamî, d’après Abû Mûsâ al-Ash‘arî – qu’Allâh l’agrée –, qu’il a dit : « Lorsque Iblîs se lève au matin, il disperse ses troupes et dit : “Celui qui égarera un musulman, je le couronnerai.” L’un d’eux vient et dit : “Je n’ai cessé d’œuvrer contre Untel jusqu’à ce qu’il divorce de son épouse.” Il répond : “Il se peut qu’il se remarie bientôt.” Un autre dit : “Je n’ai cessé d’œuvrer contre Untel jusqu’à ce qu’il désobéisse (à ses parents).” Il répond : “Il est près de revenir à l’obéissance.” Un autre dit : “Je n’ai cessé d’agir contre Untel jusqu’à ce qu’il boive (du vin).” Il dit : “Toi !” Un autre dit : “Je n’ai cessé d’agir contre Untel jusqu’à ce qu’il commette l’adultère.” Il dit : “Toi !” Puis un autre encore dit : “Je n’ai cessé d’agir contre Untel jusqu’à ce qu’il tue.” Il répond : “Toi, toi !” »
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, d’après Jâbir – qu’Allâh l’agrée –, le Messager d’Allâh – paix et bénédiction d’Allâh sur lui – a dit : « Iblîs installe son trône sur l’eau, puis il dépêche ses détachements. Le plus proche de lui en rang est celui qui suscite la plus grande tentation. L’un d’eux vient et dit : “J’ai fait ceci et cela.” Il répond : “Tu n’as rien fait.” Puis l’un d’eux vient et dit : “Je ne l’ai pas quitté avant d’avoir provoqué la séparation entre lui et les siens.” Il le rapproche alors de lui – ou, selon une autre version, il l’enlace – et dit : “Oui, c’est toi.” »
Il a déjà été mentionné – et j’ai entendu notre shaykh, l’imâm Abû Muḥammad ‘Abd al-Mu‘ṭî, au port d’Alexandrie, dire – qu’il existe un démon nommé al-Bayḍâwî. Il se manifeste aux pauvres qui pratiquent le jeûne continu : lorsque la faim s’intensifie chez eux et atteint leur cerveau, il leur dévoile une clarté, une lumière qui remplit leurs demeures. Ils croient alors avoir accédé à la proximité (d’Allâh) et que cette lumière émane d’Allâh, alors qu’il n’en est rien, contrairement à ce qu’ils s’imaginent.