et il sera, dans l’Au-delà, d’un meilleur espoir pour celui qui aura bien agi envers elles.
Cela est attesté par le hadith rapporté par ʿÂʾicha – qu’Allâh l’agrée – qui dit : « Une femme nécessiteuse est entrée chez moi… » ; le reste du récit est connu et nous l’avons cité dans l’exégèse de la sourate an-Naḥl, au verset : « Il se cache aux regards des gens… »
Il a également été rapporté du Prophète – que la prière et le salut d’Allâh soient sur lui – qu’il a dit : « J’ai vu un homme de ma communauté qu’on conduisait vers le Feu ; ses filles s’agrippèrent alors à lui en poussant des cris : “Seigneur, il nous faisait du bien ici-bas !” Allâh lui fit alors miséricorde grâce à elles. »
Qatâda, commentant la parole du Très-Haut : « Nous avons voulu que leur Seigneur leur donne, en échange, [un enfant] plus pur et plus proche de miséricorde » (18 : 81), dit : « Allâh leur donna en échange une fille ; elle épousa un Prophète et mit au monde douze garçons, tous prophètes. »
« Et [souviens-toi] du Jour où Nous ferons marcher les montagnes, où tu verras la terre entièrement à découvert, où Nous les rassemblerons sans en laisser aucun » (18 : 47).
Le Très-Haut dit : « Le Jour où Nous ferons marcher les montagnes, et où tu verras la terre à découvert… »
Certains grammairiens ont voulu sous-entendre ici : « tandis que les œuvres durables et vertueuses seront meilleures auprès de ton Seigneur, le Jour où Nous ferons marcher les montagnes ». An-Naḥḥâs répliqua : « C’est une erreur, à cause de la présence de la conjonction “wa”. »
Il a été dit – et c’est l’avis retenu – que le sens est : « Rappelle (-leur) le Jour où Nous déplacerons les montagnes », c’est-à-dire que Nous les arracherons de leurs bases à la surface de la terre et les ferons voyager comme Nous faisons voyager les nuages, conformément à Sa parole ailleurs : « … et elles passent comme passent les nuages. » Puis elles seront brisées et retourneront en poussière, comme Il dit : « Les montagnes seront pulvérisées, réduites en une poussière éparse. »
Ibn Kathîr, al-Ḥasan, Abû ʿAmr et Ibn ʿÂmir ont lu : « wa-yawma tusayyaru l-jibâlu » avec un tâ marbûṭa vocalisée ḍamma et le mot « montagnes » au nominatif, le verbe étant à la forme passive. Ibn Muḥayṣin et Mujâhid ont lu : « yawma tasîru l-jibâlu » avec un tâ fatha, allégée, tirée du verbe sâra, et toujours « l-jibâlu » au nominatif. La lecture d’Abû ʿAmr est étayée par le verset : « Quand les montagnes seront mises en marche », et celle d’Ibn Muḥayṣin par : « Les montagnes marcheront alors d’une marche [foudroyante] ». Abû ʿUbayd a préféré la première lecture, « nusayyiru », à la première personne plurielle, en raison de la suite du verset : « et Nous les rassemblerons… »
Le terme « bâriza » signifie : « à découvert, apparente », c’est-à-dire que plus rien ne la couvre – ni montagne, ni arbre, ni construction. Ses fruits auront été arrachés, ses montagnes déracinées, ses édifices démolis ; la terre se trouvera donc nue, parfaitement visible : tel est l’avis de la majorité des exégètes.
D’autres ont dit : « Tu verras la terre à découvert », c’est-à-dire que tout ce qu’elle recelait – trésors ou dépouilles mortelles – apparaîtra au grand jour.