« Et récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur ; nul n’est capable de modifier Ses paroles, et tu ne trouveras, en dehors de Lui, aucun refuge. » (Sourate al-Kahf, 18 : 27)
Paroles du Très-Haut : « Et récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur ; nul n’est capable de modifier Ses paroles. » – On a dit qu’il s’agit de la conclusion du récit des Compagnons de la Caverne ; autrement dit : suis le Coran, car nul ne peut changer les paroles d’Allah et il n’y a pas de contradiction dans ce qu’Il a rapporté à propos des Gens de la Caverne.
At-Tabarî a dit : « Il n’est point de créature pouvant changer la menace que Ses paroles font peser sur ceux qui Lui désobéissent et s’opposent à Son Livre. »
« Et tu ne trouveras », toi, « en dehors de Lui » – si tu ne suis pas le Coran et t’opposes à lui – « aucun refuge », c’est-à-dire aucun asile. On a dit : aucun lieu de repli ; l’étymologie renvoie à l’idée de se détourner, et celui auprès de qui tu te réfugies est celui vers qui tu te tournes.
Al-Qushayrî Abû Naṣr ‘Abd ar-Raḥîm a ajouté : « Ceci marque la fin du récit des Compagnons de la Caverne. »
Lorsque Mu‘âwiya mena l’expédition d’al-Maḍîq contre Byzance, Ibn ‘Abbâs l’accompagnait. Arrivés à la caverne où reposent les Compagnons de la Caverne, Mu‘âwiya dit : « Si seulement nous pouvions découvrir leur emplacement afin de les voir ! » Ibn ‘Abbâs répondit : « Allah en a empêché meilleur que toi », puis il récita : « Si tu les avais découverts, tu te serais enfui loin d’eux… » Mu‘âwiya déclara : « Je n’en démordrai pas avant de connaître leur état », et il envoya des hommes. Lorsqu’ils pénétrèrent dans la caverne, Allah envoya un vent qui les repoussa à l’extérieur. Cela a également été rapporté par ath-Tha‘labî.
Le même exégète rapporte encore que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – demanda à Allah de les lui montrer. Allah lui dit : « Tu ne les verras pas dans la demeure d’ici-bas ; mais envoie vers eux quatre des meilleurs de tes Compagnons afin qu’ils leur transmettent ton message et les invitent à la foi. » Le Prophète – paix et bénédictions sur lui – demanda à Jibrîl : « Comment les dépêcher ? » Il répondit : « Étends ton manteau ; place Abû Bakr sur un angle, ‘Umar sur un autre, ‘Uthmân sur le troisième et ‘Alî ibn Abî Ṭâlib sur le quatrième. Puis convoque le vent docile mis au service de Sulaymân, car Allah lui ordonnera de t’obéir. » Le Prophète fit ainsi, et le vent les porta jusqu’à l’entrée de la caverne. Ils ôtèrent une pierre ; le chien se jeta sur eux, mais en les voyant il agita la tête et remua la queue, leur faisant signe d’entrer.
Ils entrèrent donc et dirent : « Que la paix, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous. » Allah rendit alors les âmes aux jeunes gens ; ils se levèrent tous ensemble en répondant : « Et que la paix, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous. » Les envoyés reprirent : « Ô jeunes gens, le Prophète Muḥammad fils de ‘Abd-Allâh – qu’Allah prie sur lui et le salue – vous transmet ses salutations. » Ils répondirent : « Et que la paix soit sur Muḥammad, le Messager d’Allah, tant que dureront les cieux et la terre, et que la paix soit sur vous pour avoir accompli votre mission. » Ils acceptèrent