Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Celui qui n’énonce pas l’exception ; or celle-ci constitue une expiation de l’oubli de ladite exception.

La majorité des exégètes ont déclaré qu’il s’agit là d’une invocation ordonnée, sans cette restriction particulière.

D’aucuns ont dit qu’il s’agit de la parole : « Si Allah le veut » (As-Ṣâffât, 102), qu’il avait omise lorsqu’il prêta serment.

Il a été rapporté d’Ibn ʿAbbâs que, si l’on oublie de formuler l’exception puis qu’on s’en souvient, fût-ce après un an, on n’encourt pas le parjure – s’il s’agissait d’un serment ; tel est aussi l’avis de Mujâhid.

Ismâʿîl ibn Isḥâq a transmis cela d’Abû l-ʿÂliya à propos de la parole du Très-Haut : « Et rappelle ton Seigneur lorsque tu oublies » ; il a dit : « Qu’il formule l’exception dès qu’il s’en souvient. »

Al-Ḥasan a dit : « Tant qu’il demeure dans l’assemblée où il a parlé. »

Ibn ʿAbbâs a fixé ce délai à deux ans, ainsi que l’a rapporté al-Ghaznawî, ce qui s’entend comme la possibilité de se rattraper, par bénédiction, grâce à l’exception, afin d’échapper au péché. Quant à l’exception qui entraîne un effet juridique, elle n’est valable que si elle est immédiatement rattachée au serment.

As-Suddi a dit : « C’est-à-dire pour chaque prière qu’il a omise, qu’il la rattrape dès qu’il s’en souvient. »

On a également dit : « Formule l’exception en Son Nom, afin que tu ne l’oublies pas. »

Ou encore : « Invoque-Le chaque fois que tu L’oublies. »

Et l’on a dit : « Lorsque tu oublies quelque chose, rappelle-le ; Il te le rappellera. »

Et l’on a dit : « Invoque-Le lorsque tu oublies autre chose ou lorsque tu t’oublies toi-même ; telle est la réalité du rappel. »

Ce verset s’adresse au Prophète ﷺ ; il ouvre, selon l’avis le plus juste, un nouveau propos : il n’a rien à voir avec l’exception dans le serment. Il concerne ensuite l’ensemble de sa communauté, car cette règle se rencontre fréquemment chez les gens. Et Allah accorde le succès.

[Sourate al-Kahf (18), verset 25]
« Et ils demeurèrent dans leur caverne trois cents années, auxquels ils en ajoutèrent neuf. »

Il s’agit d’une information que Dieu – Exalté soit-Il – donne quant à la durée de leur séjour. Dans la récitation d’Ibn Masʿûd, on lit : « et ils dirent : “Ils demeurèrent…” »

At-Ṭabarî a dit : Les Banû Isrâʾîl divergèrent, depuis qu’on les découvrit jusqu’à l’époque du Prophète ﷺ, sur la durée écoulée ; certains prétendirent qu’ils étaient restés trois cents ans et neuf années. Allah – Très-Haut – informa alors Son Prophète que cette durée correspondait à la période où ils étaient endormis et que ce qui suivit demeurait inconnu aux hommes ; Il ordonna de renvoyer cette science à Lui seul.

Ibn ʿAṭiyya a commenté : ainsi, le premier « ils demeurèrent » renvoie à leur sommeil dans la caverne, tandis que le second « ils demeurèrent » renvoie au temps passé depuis leur redécouverte jusqu’à l’époque de Muḥammad ﷺ, ou jusqu’au moment où leurs corps se sont désagrégés.

Mujâhid a dit : « Jusqu’au moment de la révélation du Coran. »

Ad-Ḍaḥḥâk : « Jusqu’à leur mort. »

D’autres affirmèrent que, lorsque la Parole divine dit : « et ils en ajoutèrent neuf », on ne sut s’il s’agissait d’heures, de jours, de semaines, de mois ou d’années. Les Banû Isrâʾîl divergèrent donc à ce propos. Allah – Exalté soit-Il – ordonna de Lui renvoyer la science concernant ces neuf, de sorte qu’ils demeurassent indéterminés. Dans l’usage arabe, on comprend ordinairement qu’il s’agit d’années, et l’apparence de leur histoire indique qu’ils se levèrent puis entrèrent dans la caverne après ʿÎsâ (Jésus).

مَنْ لَمْ يَسْتَثْنِ، وَإِنَّهَا كَفَّارَةٌ لِنِسْيَانِ الِاسْتِثْنَاءِ. وَقَالَ الْجُمْهُورُ: هُوَ دُعَاءٌ مَأْمُورٌ بِهِ دُونَ هَذَا التَّخْصِيصِ. وَقِيلَ: هُوَ قَوْلُهُ " إِنْ شاءَ اللَّهُ" [الصافات: ١٠٢] الَّذِي كَانَ نَسِيَهُ عِنْدَ يَمِينِهِ. حُكِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ إِنْ نَسِيَ الِاسْتِثْنَاءَ ثُمَّ ذَكَرَ وَلَوْ بَعْدَ سَنَةٍ لَمْ يَحْنَثْ إِنْ كَانَ حَالِفًا. وَهُوَ قَوْلُ مُجَاهِدٍ. وَحَكَى إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِسْحَاقَ ذَلِكَ عَنْ أَبِي الْعَالِيَةِ فِي قَوْلِهِ تَعَالَى: " وَاذْكُرْ رَبَّكَ إِذا نَسِيتَ" قَالَ: يَسْتَثْنِي إِذَا ذَكَرَهُ. الْحَسَنُ: مَا دَامَ فِي مَجْلِسِ الذِّكْرِ. ابْنُ عَبَّاسٍ: سَنَتَيْنِ، ذَكَرَهُ الْغَزْنَوِيُّ قَالَ: فَيُحْمَلُ عَلَى تَدَارُكِ التَّبَرُّكِ بِالِاسْتِثْنَاءِ لِلتَّخَلُّصِ عَنِ الْإِثْمِ. فَأَمَّا الِاسْتِثْنَاءُ الْمُفِيدُ «١» حُكْمًا فَلَا يَصِحُّ إِلَّا مُتَّصِلًا. السُّدِّيُّ: أَيْ كُلُّ صَلَاةٍ نَسِيَهَا إِذَا ذَكَرَهَا «٢» . وَقِيلَ: اسْتَثْنِ بِاسْمِهِ لِئَلَّا تَنْسَى. وَقِيلَ: اذْكُرْهُ مَتَى مَا نَسِيتَهُ. وَقِيلَ: إِذَا نَسِيتَ شَيْئًا فَاذْكُرْهُ يُذَكِّرْكَهُ. وَقِيلَ: اذْكُرْهُ إِذَا نَسِيتَ غَيْرَهُ أَوْ نَسِيَتْ نَفْسُكَ، فَذَلِكَ حَقِيقَةُ الذِّكْرِ. وَهَذِهِ الْآيَةُ مُخَاطِبَةٌ لِلنَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَهِيَ اسْتِفْتَاحُ كَلَامٍ عَلَى الأصح، ولست من الاستثناء في المين بِشَيْءٍ، وَهِيَ بَعْدُ تَعُمُّ جَمِيعَ أُمَّتِهِ، لِأَنَّهُ حُكْمٌ يَتَرَدَّدُ فِي النَّاسِ لِكَثْرَةِ وُقُوعِهِ. وَاللَّهُ الموفق. [[سورة الكهف (١٨) : آية ٢٥]] وَلَبِثُوا فِي كَهْفِهِمْ ثَلاثَ مِائَةٍ سِنِينَ وَازْدَادُوا تِسْعاً (٢٥) هَذَا خَبَرٌ مِنَ اللَّهِ تَعَالَى عَنْ مُدَّةِ لُبْثِهِمْ. وَفِي قِرَاءَةِ ابْنِ مَسْعُودٍ " وَقَالُوا لَبِثُوا" . قَالَ الطَّبَرِيُّ: إِنَّ بَنِي إِسْرَائِيلَ اخْتَلَفُوا فِيمَا مَضَى لَهُمْ مِنَ الْمُدَّةِ بَعْدَ الْإِعْثَارِ عَلَيْهِمْ إِلَى مُدَّةِ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ: إِنَّهُمْ لَبِثُوا ثَلَاثَمِائَةِ سَنَةٍ وَتِسْعَ سِنِينَ، فَأَخْبَرَ اللَّهُ تَعَالَى نَبِيَّهُ أَنَّ هَذِهِ الْمُدَّةَ فِي كَوْنِهِمْ نِيَامًا، وَأَنَّ مَا بَعْدَ ذَلِكَ مَجْهُولٌ لِلْبَشَرِ. فَأَمَرَ اللَّهُ تَعَالَى أَنْ يَرُدَّ عِلْمَ ذَلِكَ إِلَيْهِ. قَالَ ابْنُ عَطِيَّةَ: فَقَوْلُهُ عَلَى هَذَا " لَبِثُوا" الْأَوَّلُ يُرِيدُ في نوم الكهف، و " لَبِثُوا" الثَّانِي يُرِيدُ بَعْدَ الْإِعْثَارِ «٣» إِلَى مُدَّةِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَوْ إِلَى وَقْتِ عَدَمِهِمْ بِالْبَلَاءِ. مُجَاهِدٌ: إِلَى وَقْتِ نُزُولِ الْقُرْآنِ. الضَّحَّاكُ: إِلَى أَنْ مَاتُوا. وَقَالَ بَعْضُهُمْ: إِنَّهُ لَمَّا قَالَ " وَازْدَادُوا تِسْعاً" لَمْ يَدْرِ النَّاسُ أَهِيَ سَاعَاتٌ أَمْ أَيَّامٌ أَمْ جُمَعٌ أَمْ شُهُورٌ أَمْ أَعْوَامٌ. وَاخْتَلَفَ بَنُو إِسْرَائِيلَ بِحَسَبِ ذَلِكَ، فَأَمَرَ اللَّهُ تَعَالَى بِرَدِّ الْعِلْمِ إِلَيْهِ فِي التِّسْعِ، فَهِيَ عَلَى هَذَا مُبْهَمَةٌ. وَظَاهِرُ كَلَامِ الْعَرَبِ الْمَفْهُومُ مِنْهُ أَنَّهَا أَعْوَامٌ، وَالظَّاهِرُ مِنْ أَمْرِهِمْ أَنَّهُمْ قَامُوا وَدَخَلُوا الْكَهْفَ بَعْدَ عيسى
(١). في ى وهـ ج: المغير. (٢). في ى: أي صل صلاة نسيتها إذا ذكرتها. (٣). في ج: بعد الانتشار.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies