Le pluriel de « yaqiẓ » et « yaqẓān » désigne celui qui est éveillé.
« … alors qu’ils étaient endormis ». – À l’instar de leur expression : « ce sont un peuple d’inclination, de prosternation et d’assise », où l’on qualifie un groupe à l’aide d’un nom verbal.
« Et Nous les tournons tantôt sur le côté droit, tantôt sur le côté gauche ». Ibn ‘Abbâs dit : « afin que la terre ne consume pas leur chair ». Abû Hurayrah rapporte : « on les retournait deux fois par an » ; d’autres disent : « une fois chaque année » ; Mujâhid affirme : « une fois tous les sept ans ». Un autre avis veut qu’ils n’aient été retournés que durant les neuf dernières années, mais non pendant les trois cents premières. La plupart des exégètes tiennent que ce retournement était un acte d’Allâh ; il se peut toutefois qu’un ange l’ait exécuté par ordre divin, d’où l’attribution de l’action à Allâh – Exalté soit-Il.
Parole du Très-Haut : « Et leur chien étendait ses pattes antérieures à l’entrée (de la grotte) ». Ce passage comporte quatre questions.
Première question – À propos du verset : « Et leur chien… » ‘Amr b. Dînâr dit : « Il a été imposé au scorpion de ne porter atteinte à quiconque dit, de jour comme de nuit : “Que la prière d’Allâh soit sur Noé”. De même, il a été imposé au chien de ne pas nuire à celui qui s’avance vers lui en récitant : “Et leur chien étendait ses pattes antérieures à l’entrée”. » La majorité des exégètes sont d’avis qu’il s’agit bien d’un chien au sens propre, appartenant à l’un d’eux pour la chasse, la garde des cultures ou des troupeaux, selon Muqâtil. Quant à sa couleur, les opinions sont innombrables, rapporte al-Tha‘labî : mentionnez la teinte que vous voudrez, elle a été avancée, jusqu’à celle de la pierre ou celle du ciel ! Son nom fait également l’objet de divergences :
• selon ‘Alî : Rayyân ;
• selon Ibn ‘Abbâs : Qiṭmîr ;
• selon al-Awzâ‘î : Mushîr ;
• selon ‘Abd-Allâh b. Salâm : Basîṭ ;
• selon Ka‘b : Ṣahiyâ ;
• selon Wahb : Naqiyyâ ; on a aussi cité Quṭafîr, d’après al-Tha‘labî.
Posséder un chien était donc permis à leur époque, tout comme cela reste autorisé dans notre Loi aujourd’hui. Ibn ‘Abbâs raconte : « Ils s’enfuirent de nuit ; ils étaient sept, et passèrent près d’un berger ayant un chien ; celui-ci les suivit et adopta leur religion. » Ka‘b rapporte : « Ils croisèrent un chien qui aboyait contre eux ; ils le repoussèrent, il revint, et cela à plusieurs reprises. Alors le chien se dressa sur ses pattes arrière, leva les deux pattes avant vers le ciel comme celui qui implore, puis parla : “Ne craignez rien de moi ; j’aime les bien-aimés d’Allâh. Endormez-vous, je monterai la garde pour vous.” »
Deuxième question – Il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ d’après Ibn ‘Umar que le Prophète – que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui – a dit :
« Quiconque possède un chien, à l’exception d’un chien de chasse ou de garde de troupeau, voit sa récompense diminuer chaque jour de deux qîrât. » Le Ṣaḥîḥ rapporte également d’après