Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Deuxièmement : Muslim rapporte également d’après ʿÂʾicha, au sujet de la Parole du Très-Haut : « Ne récite pas ta prière à voix haute et ne la chuchote pas », qu’elle déclara : « Ce verset a été révélé à propos de l’invocation (duʿâ’). »

Troisièmement : Ibn Sîrîn dit : « Les Bédouins prononçaient le tachahhud à haute voix, aussi le verset fut-il révélé à ce propos. »

J’ajoute : dans ce cas, le verset impliquerait la discrétion dans le tachahhud, et Ibn Masʿûd a dit : « Il fait partie de la Sunna de le réciter à voix basse. » C’est ce qu’a rapporté Ibn al-Mundhir.

Quatrièmement : on rapporte encore d’Ibn Sîrîn que Abû Bakr – que Dieu l’agrée – récitait tout bas, tandis que ʿUmar élevait la voix. On les interrogea à ce sujet ; Abû Bakr répondit : « Je ne fais que confier mon secret à mon Seigneur ; Il connaît mon besoin auprès de Lui. » ʿUmar dit : « Moi, je repousse le démon et j’éveille le somnolent. » Lorsque ce verset fut révélé, on dit à Abû Bakr : « Lève la voix un peu », et l’on dit à ʿUmar : « Baisse-la légèrement. » C’est ce qu’ont rapporté al-Ṭabarî et d’autres.

Cinquièmement : Ibn ʿAbbâs rapporte également que le sens en est : « Ne récite pas à voix haute la prière du jour et ne chuchote pas celle de la nuit. » C’est ce qu’ont mentionné Yahyâ b. Sallâm et al-Zahrawî. De là découlent les règles du jahr (récitation à voix haute) et du sirr (récitation à voix basse) tant dans les prières surérogatoires que dans les obligatoires. S’agissant des surérogatoires, le prieur est libre d’élever ou d’abaisser la voix, de nuit comme de jour ; c’est ainsi qu’il est rapporté que le Prophète – paix et bénédiction sur lui – pratiquait l’une et l’autre manière. Quant aux prières obligatoires, leur régime de récitation, de nuit comme de jour, est connu.

Sixième avis : al-Ḥasan a dit : « Dieu dit : Ne fais pas ostentation dans ta prière en l’embellissant en public, et ne la néglige pas en secret. » Ibn ʿAbbâs dit : « Ne prie pas pour te faire voir des gens et ne la délaisse pas par crainte des gens. »

Deuxième point : Le Très-Haut a employé ici le terme “prière” pour désigner la récitation, comme Il a utilisé “récitation” pour désigner la prière dans Sa parole : « Et la récitation de l’aube – la récitation de l’aube est effectivement attestée »; car chacune des deux est liée à l’autre. En effet, la prière comporte la récitation, l’inclinaison et la prosternation ; la récitation en est donc l’un des éléments. Ainsi, l’on a exprimé le tout par la partie et la partie par le tout, selon l’usage arabe dans la métaphore, procédé fréquent. Il en relève le hadith authentique : « J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur », c’est-à-dire la récitation de la Fâtiḥa, comme cela a été vu.

[Sourate al-Isrâʾ (17), verset 111]
« Dis : Louange à Allah qui ne S’est pas attribué d’enfant, qui n’a point d’associé dans la royauté, qui n’a pas d’allié par faiblesse ; et magnifie-Le d’une exaltation sublime. »

الثَّانِي- مَا رَوَاهُ مُسْلِمٌ أَيْضًا عَنْ عَائِشَةَ فِي قَوْلِهِ عَزَّ وَجَلَّ: " وَلا تَجْهَرْ بِصَلاتِكَ وَلا تُخافِتْ بِها" قَالَتْ: أُنْزِلَ هَذَا فِي الدُّعَاءِ. الثَّالِثِ- قَالَ ابْنُ سِيرِينَ: كَانَ الْأَعْرَابُ يَجْهَرُونَ بِتَشَهُّدِهِمْ فَنَزَلَتِ الْآيَةُ فِي ذَلِكَ. قُلْتُ: وَعَلَى هَذَا فَتَكُونُ الْآيَةُ مُتَضَمِّنَةٌ لِإِخْفَاءِ التَّشَهُّدِ، وَقَدْ قَالَ ابْنُ مَسْعُودٍ: مِنَ السُّنَّةِ أَنْ تُخْفِيَ التَّشَهُّدَ، ذَكَرَهُ ابْنُ الْمُنْذِرِ. الرَّابِعُ- مَا رُوِيَ عَنِ ابْنِ سِيرِينَ أَيْضًا أَنَّ أَبَا بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ كَانَ يُسِرُّ قِرَاءَتَهُ، وَكَانَ عُمَرُ يَجْهَرُ بِهَا، فَقِيلَ لَهُمَا فِي ذَلِكَ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ: إِنَّمَا أُنَاجِي رَبِّي، وَهُوَ يَعْلَمُ حَاجَتِي إِلَيْهِ. وَقَالَ عُمَرُ: أَنَا أَطْرُدُ الشَّيْطَانَ وَأُوقِظُ الْوَسْنَانَ، فَلَمَّا نَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ قِيلَ لِأَبِي بَكْرٍ: ارْفَعْ قَلِيلًا، وَقِيلَ لِعُمَرَ اخْفِضْ أَنْتَ قَلِيلًا، ذَكَرَهُ الطَّبَرِيُّ وَغَيْرُهُ. الْخَامِسُ- مَا رُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا أَنَّ مَعْنَاهَا وَلَا تَجْهَرْ بِصَلَاةِ النَّهَارِ، وَلَا تُخَافِتْ بِصَلَاةِ اللَّيْلِ، ذَكَرَهُ يَحْيَى بْنُ سَلَامٍ وَالزَّهْرَاوِيُّ. فَتَضَمَّنَتْ أَحْكَامَ الْجَهْرِ وَالْإِسْرَارَ بِالْقِرَاءَةِ فِي النَّوَافِلِ وَالْفَرَائِضِ، فَأَمَّا النَّوَافِلُ فَالْمُصَلِّي مُخَيَّرٌ فِي الْجَهْرِ وَالسِّرِّ فِي اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ، وَكَذَلِكَ رُوِيَ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ كَانَ يَفْعَلُ الْأَمْرَيْنِ جَمِيعًا. وَأَمَّا الْفَرَائِضُ فَحُكْمُهَا فِي الْقِرَاءَةِ مَعْلُومٌ لَيْلًا وَنَهَارًا وَقَوْلٌ سَادِسٌ- قَالَ الْحَسَنُ: يَقُولُ اللَّهُ لَا تُرَائِي بِصَلَاتِكَ تُحَسِّنُهَا فِي الْعَلَانِيَةِ وَلَا تُسِيئُهَا فِي السِّرِّ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: لَا تُصَلِّ مُرَائِيًا لِلنَّاسِ وَلَا تَدَعْهَا مَخَافَةَ النَّاسِ. الثَّانِيَةُ- عَبَّرَ تَعَالَى بِالصَّلَاةِ هُنَا عَنِ الْقِرَاءَةِ كَمَا عَبَّرَ بِالْقِرَاءَةِ عَنِ الصَّلَاةِ فِي قَوْلِهِ: " وَقُرْآنَ الْفَجْرِ إِنَّ قُرْآنَ الْفَجْرِ كانَ مَشْهُوداً" لِأَنَّ كُلَّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا مُرْتَبِطٌ بِالْآخَرِ، لِأَنَّ الصَّلَاةَ تَشْتَمِلُ عَلَى قِرَاءَةٍ وَرُكُوعٍ وَسُجُودٍ فَهِيَ مِنْ جُمْلَةِ أَجْزَائِهَا، فَعَبَّرَ بِالْجُزْءِ عَنِ الْجُمْلَةِ وَبِالْجُمْلَةِ عَنِ الْجُزْءِ عَلَى عَادَةِ الْعَرَبِ فِي الْمَجَازِ وَهُوَ كَثِيرٌ، وَمِنْهُ الْحَدِيثُ الصَّحِيحُ: " قَسَمْتُ الصَّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي" أَيْ قِرَاءَةَ الْفَاتِحَةِ عَلَى مَا تَقَدَّمَ. [[سورة الإسراء (١٧) : آية ١١١]] وَقُلِ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَمْ يَتَّخِذْ وَلَداً وَلَمْ يَكُنْ لَهُ شَرِيكٌ فِي الْمُلْكِ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ وَلِيٌّ مِنَ الذُّلِّ وَكَبِّرْهُ تَكْبِيراً (١١١)

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