Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

«Et quiconque suspend une wadʿa, qu’Allah ne laisse aucune quiétude dans son cœur.»

Khalîl b. Aḥmad a dit : «La tamîma est un collier auquel sont attachées des formules protectrices, et la wadʿa est un coquillage (utilisé comme perle).»

Abû ʿUmar a dit : «Dans la langue des Arabes, la tamîma désigne le collier ; chez les savants, elle renvoie à tout ce qui est suspendu au cou par crainte du mauvais œil ou d’une autre calamité. Le sens du ḥadith est donc : quiconque l’accroche par crainte d’un mal qui pourrait survenir — ou non — avant même qu’il n’arrive, qu’Allah ne parachève ni sa santé ni son bien-être. Quant à celui qui suspend une wadʿa — de même signification —, qu’Allah ne lui accorde aucune quiétude, c’est-à-dire qu’Il ne bénisse pas le bien-être dont il jouit. Allah est plus savant.

Tout cela constitue un avertissement contre ce que faisaient les gens de la Jâhiliyyah : accrocher tamâʾim et colliers en pensant qu’ils les protègent et repoussent l’épreuve. Or seul Allah — exalté soit-Il — écarte le mal ; c’est Lui qui accorde la guérison et inflige l’épreuve, sans associé. Aussi le Messager d’Allah — paix et salut sur lui — les a-t-il détournés de ces pratiques antéislamiques.

ʿÂʾisha — qu’Allah l’agrée — a rapporté : «Ce qui est suspendu après l’apparition de l’épreuve ne relève pas des tamâʾim.» Certains savants ont néanmoins réprouvé la suspension de tamîma en toutes circonstances, avant comme après l’épreuve ; mais la première opinion est, si Allah le veut, la plus correcte selon le texte et la raison.

Ce qui est rapporté d’Ibn Masʿûd — qu’Allah l’agrée — peut s’entendre de son aversion pour ce qui est suspendu et qui n’est pas le Coran : des objets empruntés aux pratiques des gens d’Irak et des devins, car rechercher la guérison par le Coran, qu’il soit suspendu ou non, ne constitue pas du shirk.

Le Prophète — paix et salut sur lui — a dit : «Quiconque suspend quelque chose sera confié à ce qu’il a suspendu.» Ainsi, celui qui suspend le Coran, qu’Allah se charge de lui et ne le confie à nul autre, car c’est vers Lui que l’on se tourne et en Lui que l’on place sa confiance pour la guérison par le Coran.

On interrogea Saʿîd b. al-Musayyab à propos des talismans : «Peut-on les suspendre ? — S’ils sont placés dans un étui ou sur un parchemin conservé à part, il n’y a pas de mal», répondit-il, à condition que ce qui y est écrit soit du Coran. Al-Ḍaḥḥâk n’y voyait pas d’inconvénient, à condition que l’homme le retire lors des rapports conjugaux et lorsqu’il se rend aux toilettes. Abû Jaʿfar Muḥammad b. ʿAlî autorisait les talismans suspendus aux enfants. Ibn Sîrîn jugeait, lui aussi, qu’il n’y avait aucun mal à ce qu’une personne suspende sur elle quelque chose du Coran.

Sixième point.

La parole du Très-Haut : «… et [un] miséricorde pour les croyants» signifie l’allègement des afflictions, la purification des défauts et l’expiation des péchés, en plus de la récompense qu’Il — exalté soit-Il — accorde pour sa récitation. At-Tirmidhî a rapporté, d’après ʿAbd-Allâh b. Masʿûd, que le Messager d’Allah — paix et salut sur lui — a dit : «Quiconque lit une lettre du Livre d’Allah récolte pour elle une bonne action, et la bonne action en vaut dix. Je ne dis pas que “alif-lâm-mîm” constitue une seule lettre : mais “alif” est une lettre, “lâm” est une lettre et “mîm” est une lettre.» At-Tirmidhî précisa : «Ḥadith hassan, authentique, rare.» (Ce ḥadith a déjà été cité.)

«Et cela n’ajoute rien aux injustes sinon une perte accrue» — en raison de leur négation de la vérité.

وَمَنْ عَلَّقَ وَدَعَةً فَلَا وَدَعَ اللَّهُ لَهُ قَلْبًا ". قَالَ الْخَلِيلُ بْنُ أَحْمَدَ: التَّمِيمَةُ قِلَادَةٌ فِيهَا عُوَذٌ، وَالْوَدَعَةُ خَرَزٌ. وَقَالَ أَبُو عُمَرَ: التَّمِيمَةُ فِي كَلَامِ الْعَرَبِ الْقِلَادَةُ، وَمَعْنَاهُ عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ مَا عُلِّقَ فِي الْأَعْنَاقِ مِنَ القلائد خشية العين أو غيرها من أنواع البلاء وكان المعنى في الحديث من يعلق خشية ما عسى «١» من تَنْزِلَ أَوْ لَا تَنْزِلَ قَبْلَ أَنْ تَنْزِلَ. فَلَا أَتَمَّ اللَّهُ عَلَيْهِ صِحَّتَهُ وَعَافِيَتَهُ، وَمَنْ تَعَلَّقَ وَدَعَةً- وَهِيَ مِثْلُهَا فِي الْمَعْنَى- فَلَا وَدَعَ اللَّهُ لَهُ، أَيْ فَلَا بَارَكَ اللَّهُ لَهُ مَا هُوَ فِيهِ مِنَ الْعَافِيَةِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ. وَهَذَا كُلُّهُ تَحْذِيرٌ مِمَّا كَانَ أَهْلُ الْجَاهِلِيَّةِ يَصْنَعُونَهُ مِنْ تَعْلِيقِ التَّمَائِمِ وَالْقَلَائِدِ، وَيَظُنُّونَ أَنَّهَا تَقِيهُمْ وَتَصْرِفُ عَنْهُمُ الْبَلَاءَ، وَذَلِكَ لَا يَصْرِفُهُ إِلَّا اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ، وَهُوَ الْمُعَافِي وَالْمُبْتَلِي، لَا شَرِيكَ لَهُ. فَنَهَاهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَمَّا كَانُوا يَصْنَعُونَ مِنْ ذَلِكَ فِي جَاهِلِيَّتِهِمْ. وَعَنْ عَائِشَةَ قَالَتْ: مَا تَعَلَّقَ بَعْدَ نُزُولِ الْبَلَاءِ فَلَيْسَ مِنَ التَّمَائِمِ. وَقَدْ كَرِهَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِلْمِ تَعْلِيقَ التَّمِيمَةِ عَلَى كُلِّ حَالٍ قَبْلَ نُزُولِ الْبَلَاءِ وَبَعْدَهُ. وَالْقَوْلُ الْأَوَّلُ أَصَحُّ فِي الْأَثَرِ وَالنَّظَرِ إِنْ شَاءَ اللَّهُ تَعَالَى. وَمَا رُوِيَ عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ يَجُوزُ أَنْ يُرِيدَ بِمَا كُرِهَ تعليقه غير القرآن أشياء مأخوذة عن العراقيين وَالْكُهَّانِ، إِذْ الِاسْتِشْفَاءُ بِالْقُرْآنِ مُعَلَّقًا وَغَيْرَ مُعَلَّقٍ لَا يَكُونُ شِرْكًا، وَقَوْلُهُ عَلَيْهِ السَّلَامُ: " مَنْ عَلَّقَ شَيْئًا وُكِلَ إِلَيْهِ " فَمَنْ عَلَّقَ الْقُرْآنَ يَنْبَغِي أَنْ يَتَوَلَّاهُ اللَّهُ وَلَا يَكِلَهُ إِلَى غَيْرِهِ، لِأَنَّهُ تَعَالَى هُوَ الْمَرْغُوبُ إِلَيْهِ وَالْمُتَوَكَّلُ عليه في الاستشفاء بالقرآن. وسيل ابْنُ الْمُسَيَّبِ عَنِ التَّعْوِيذِ أَيُعَلَّقُ؟ قَالَ: إِذَا كَانَ فِي قَصَبَةٍ أَوْ رُقْعَةٍ يُحْرَزُ فَلَا بَأْسَ بِهِ. وَهَذَا عَلَى أَنَّ الْمَكْتُوبَ قُرْآنٌ. وَعَنِ الضَّحَّاكِ أَنَّهُ لَمْ يَكُنْ يَرَى بَأْسًا أَنْ يُعَلِّقَ الرَّجُلُ الشَّيْءَ مِنْ كِتَابِ اللَّهِ إِذَا وَضَعَهُ عِنْدَ الْجِمَاعِ وَعِنْدَ الْغَائِطِ. وَرَخَّصَ أَبُو جَعْفَرٍ مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيٍّ فِي التَّعْوِيذِ يُعَلَّقُ عَلَى الصِّبْيَانِ. وَكَانَ ابْنُ سِيرِينَ لَا يَرَى بَأْسًا بِالشَّيْءِ مِنَ الْقُرْآنِ يُعَلِّقُهُ الْإِنْسَانُ. السَّادِسَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَرَحْمَةٌ لِلْمُؤْمِنِينَ) تَفْرِيجُ الْكُرُوبِ وَتَطْهِيرُ الْعُيُوبِ وَتَكْفِيرُ الذُّنُوبِ مَعَ مَا تَفَضَّلَ بِهِ تَعَالَى مِنَ الثَّوَابِ فِي تِلَاوَتِهِ، كَمَا رَوَى التِّرْمِذِيُّ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " مَنْ قَرَأَ حَرْفًا مِنْ كِتَابِ اللَّهِ فَلَهُ بِهِ حَسَنَةٌ وَالْحَسَنَةُ بِعَشْرِ أَمْثَالِهَا لَا أَقُولُ الم حَرْفٌ بَلْ أَلْفٌ حَرْفٌ وَلَامٌ حَرْفٌ وَمِيمٌ حَرْفٌ". قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ. وَقَدْ تَقَدَّمَ. (وَلا يَزِيدُ الظَّالِمِينَ إِلَّا خَساراً) لتكذيبهم. قال
(١). من ى.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies