Il lui en décrivit donc quelques éléments, et Abou Bakr déclara : « Tu as dit vrai ; j’atteste que tu es le Messager d’Allah. »
Lorsque le Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – eut terminé, il dit à Abou Bakr – qu’Allah l’agrée : « Et toi, ô Abou Bakr, tu es le Véridique (as-Ṣiddîq). » C’est ce jour-là qu’il le nomma « as-Ṣiddîq ».
Al-Ḥasan rapporte : Allah – Exalté soit-Il – fit descendre, au sujet de ceux qui apostasièrent pour cette raison, la parole suivante : « Nous n’avons fait de la vision que Nous t’avons montrée qu’une épreuve pour les gens, ainsi que l’arbre maudit mentionné dans le Coran. Nous les menaçons, mais cela ne fait qu’accroître leur rébellion outrancière. » (Sourate al-Isrâ’, 17 : 60)
Tel est le récit d’al-Ḥasan concernant le voyage nocturne (al-Isrâ’) du Messager d’Allah – paix et salut sur lui – avec l’ajout qu’y a inséré Qatâda ; il a ensuite évoqué le reste des épisodes de l’Isrâ’ selon les narrateurs antérieurs de la Sîra.
Ibn ‘Abbâs a dit : « Cet arbre représente les Banû Umayya, et le Prophète – paix et salut sur lui – a banni al-Ḥakam. » Cette opinion, récente et faible, est peu probable car la sourate est mecquoise, à moins que ce verset ne soit médinois, ce qui n’est pas établi.
‘Â’isha dit à Marwân : « Qu’Allah maudisse ton père alors que tu n’étais encore qu’une semence dans ses reins ; tu es toi-même une part de la malédiction d’Allah. »
Puis l’exégète dit : « … ainsi que l’arbre maudit mentionné dans le Coran ». Or il n’apparaît pas dans le Coran que cet arbre ait été maudit en soi ; Allah a plutôt maudit les mécréants qui le mangeront. Le sens est donc : l’arbre maudit dans le Coran, c’est-à-dire ceux qui en seront les consommateurs.
Il est également possible d’expliquer l’expression selon l’usage arabe qui qualifie de « maudit » tout aliment nuisible et détestable.
Ibn ‘Abbâs a encore dit : « L’arbre maudit est cette plante qui s’enroule autour des arbres jusqu’à les faire périr ; il s’agit du kashûth. »
« Nous les effrayons » : c’est-à-dire (en les avertissant) du zaqqûm. « Cela ne fait que les accroître » : cette menace n’augmente chez eux que la mécréance.
(Sourate al-Isrâ’, 17 : 61-62)
« Et lorsque Nous dîmes aux anges : “Prosternez-vous devant Adam”, ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblîs qui dit : “Devrais-je me prosterner devant un être que Tu as créé d’argile ?” (v. 61) Il dit encore : “Vois-Tu celui que Tu as honoré au-dessus de moi ? Si Tu me laisses jusqu’au Jour de la Résurrection, je ne manquerai pas de mener sa descendance à leur perte, excepté un petit nombre.” (v. 62)
Le Très-Haut dit : « Et lorsque Nous dîmes aux anges : Prosternez-vous devant Adam… » Après avoir rappelé que Satan est l’ennemi de l’homme, le discours s’oriente naturellement vers l’évocation d’Adam. Le sens est : rappelle, face à l’entêtement et à l’arrogance de ces polythéistes envers leur Seigneur, l’histoire d’Iblîs lorsqu’il désobéit à Son Seigneur, refusa de se prosterner et proféra ce qu’il a dit, ainsi que l’a relaté Allah le Très-Haut dans Sa parole :