Je dis :
Ibn Isḥāq a rapporté ce récit, dont voici le texte :
Il dit : Parmi les traditions qui me sont parvenues au sujet de l’Isrāʾ du Messager d’Allah — prière et salut d’Allah sur lui — d’après ʿAbdullāh ibn Masʿūd, Abū Saʿīd al-Khudrī, ʿĀʾisha, Muʿāwiya ibn Abī Sufyān, al-Ḥasan ibn Abī l-Ḥasan, Ibn Shihāb az-Zuhri, Qatāda, d’autres gens de science, ainsi que Umm Hāniʾ bint Abī Ṭālib — chacun d’eux relatant une partie de ce qui est mentionné au sujet de l’affaire du Prophète quand il fut transporté de nuit — il y eut, dans cette marche nocturne et dans ce qui en a été rapporté, une épreuve, une purification et un décret émanant d’Allah — Exalté soit-Il — où se manifestent Sa puissance et Sa souveraineté. Il y a là un enseignement pour les doués d’intelligence, une guidée, une miséricorde et un affermissement pour quiconque a cru, a tenu pour véridique et est demeuré certain du commandement d’Allah, le Très-Haut.
Ainsi, Allah fit voyager Son Envoyé — qu’Allah prie sur lui et le salue — comme Il voulut et de la manière qu’Il voulut, afin de lui montrer, parmi Ses signes, ce qu’Il voulut, jusqu’à ce qu’il eût contemplé ce qu’il a contemplé de Son ordre, de Sa souveraineté immense et de Sa puissance par laquelle Il accomplit ce qu’Il veut.
ʿAbdullāh ibn Masʿūd, selon ce qui m’est parvenu, disait :
Le Messager d’Allah — prière et salut sur lui — reçut al-Burāq, la monture sur laquelle les prophètes avant lui étaient transportés ; elle posait son sabot à l’extrémité de son regard. Il fut mis en selle sur elle, puis son Compagnon (l’ange) sortit avec lui, lui faisant voir les signes entre le ciel et la terre, jusqu’à ce qu’ils parvinrent à Bayt al-Maqdis.
Là, il trouva Ibrāhīm, Mūsā et ʿĪsā, au sein d’un groupe de prophètes réunis pour lui ; il les dirigea alors en prière. Puis on lui apporta trois récipients : un contenant du lait, un contenant du vin et un contenant de l’eau.
Le Messager d’Allah — prière et salut sur lui — dit :
« J’entendis une voix dire, lorsque les récipients me furent présentés : “S’il prend l’eau, il se noiera et sa communauté se noiera ; s’il prend le vin, il s’égarera et sa communauté s’égarera ; et s’il prend le lait, il sera guidé et sa communauté sera guidée.” Je pris alors le récipient de lait et je bus. Jibrīl me dit alors : “Tu as été guidé, et ta communauté a été guidée, ô Muḥammad.” »
Ibn Isḥāq rapporte encore :
On m’a rapporté d’après al-Ḥasan qu’il a dit : Le Messager d’Allah — prière et salut sur lui — a dit :
« Alors que je dormais dans la Ḥijr, Jibrīl — sur lui la paix — vint à moi ; il me toucha du pied et je m’assis, mais je ne vis rien. Je regagnai ma couche, puis il revint une deuxième fois, me toucha du pied ; je m’assis et ne vis rien ; je retournai me coucher. Il revint une troisième fois, me toucha du pied ; je m’assis, il prit mes deux bras, je me levai avec lui et nous sortîmes jusqu’à la porte de la Mosquée. Là se trouvait une monture blanche, intermédiaire entre la mule et l’âne ; elle avait deux ailes au niveau des cuisses, qu’elle agitait pour stimuler ses jambes ; elle posait son sabot à l’extrémité de son regard. Il me fit monter dessus, puis sortit avec moi ; il ne me distançait pas et je ne le distançais pas. »