Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

un moyen d’accéder à Lui afin de renverser Sa souveraineté, puisqu’ils seraient Ses associés.

Qatâdah a dit : le verset signifie alors que ces prétendues divinités auraient recherché la proximité du Possesseur du Trône et se seraient efforcées de gagner une place d’intimité auprès de Lui, car elles Lui sont subordonnées. Or les polythéistes estimaient que les idoles les rapprochaient d’Allâh d’un rapprochement privilégié. S’ils reconnaissent que les idoles sont elles-mêmes dans le besoin à l’égard d’Allâh – qu’Il soit exalté – il devient manifeste qu’elles ne sont pas des divinités.

« Gloire à Lui ! Il est Très-Élevé, infiniment au-dessus de ce qu’ils disent. »

Ainsi, le Très-Haut se sanctifie et se glorifie Lui-même de tout ce qui ne Lui convient pas. Le tasbîḥ consiste justement en cette proclamation de Sa transcendance, comme il a été exposé plus haut.

[Coran, sourate Al-Isrâ’ (17), verset 44]
« Les sept cieux, la terre et ceux qui s’y trouvent célèbrent Sa gloire ; et il n’est rien qui ne Le glorifie en Le louant, mais vous ne comprenez pas leur glorification. Il est, certes, Plein de mansuétude, Tout-Pardonneur. » (44)

Le Très-Haut dit :
« Les sept cieux, la terre et ceux qui s’y trouvent célèbrent Sa gloire. »
Il rapporte aux cieux et à la terre le pronom réservé aux êtres doués de raison, puisqu’Il leur attribue une action propre aux êtres raisonnables : la glorification.

Quant au propos : « et ceux qui s’y trouvent », il désigne les anges, les hommes et les djinns. Puis Il étend l’énoncé à toute chose lorsqu’Il dit : « et il n’est rien qui ne Le glorifie en Le louant ».

Les savants ont divergé sur la portée de cette universalité – est-elle restreinte ou non ?

  1. Un premier groupe soutient qu’elle n’est pas restreinte ; il s’agit du tasbîḥ indicatif : toute créature contingente témoigne par son existence qu’Allâh – le Puissant, le Majestueux – est Créateur et Tout-Puissant.

  2. Un second groupe affirme que ce tasbîḥ est réel : absolument toute chose, sans exception, glorifie Allâh d’une glorification qu’aucun être humain n’entend ni ne comprend. Si la première opinion était exacte et qu’il ne s’agissait que d’un simple indice de la création, la chose serait intelligible ; or le verset affirme explicitement que cette glorification n’est pas comprise.

Ces derniers répondent que le terme « vous ne comprenez pas » vise les mécréants qui se détournent de la réflexion et, partant, n’appréhendent pas la sagesse d’Allâh – qu’Il soit exalté – dans les choses.

  1. Un troisième groupe considère que l’expression « il n’est rien » est générale dans la forme mais doit être comprise de façon spécifique : elle concerne tout être vivant et animé, non les choses inanimées. C’est dans ce sens qu’Ikrimah a dit : « L’arbre fait le tasbîḥ, tandis que la colonne ne le fait pas. »

Yazîd ar-Raqâshî demanda à Al-Hasan, alors qu’ils prenaient un repas et qu’on venait de poser le plateau : « Ô Abû Sa‘îd, ce plateau chante-t-il la gloire (fait-il le tasbîḥ) ? » Il répondit : « Il l’a fait autrefois. » Il entendait par là que l’arbre, lorsqu’il portait ses fruits et se trouvait dans toute sa vigueur, glorifiait Allâh ; mais qu’à présent il est devenu un simple plateau enduit.

طَرِيقًا إِلَى الْوُصُولِ إِلَيْهِ لِيُزِيلُوا مُلْكَهُ، لِأَنَّهُمْ شُرَكَاؤُهُ. وَقَالَ قَتَادَةُ: الْمَعْنَى إِذًا لَابْتَغَتِ الْآلِهَةُ الْقُرْبَةَ إِلَى ذِي الْعَرْشِ سَبِيلًا، وَالْتَمَسَتِ الزُّلْفَةَ عِنْدَهُ لِأَنَّهُمْ دُونَهُ، وَالْقَوْمُ اعْتَقَدُوا أَنَّ الْأَصْنَامَ تُقَرِّبُهُمْ إِلَى اللَّهِ زُلْفَى، فَإِذَا اعْتَقَدُوا فِي الْأَصْنَامِ أَنَّهَا مُحْتَاجَةٌ إِلَى اللَّهِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى فَقَدْ بَطَلَ أَنَّهَا آلِهَةٌ. (سُبْحانَهُ وَتَعالى عَمَّا يَقُولُونَ عُلُوًّا كَبِيراً) نَزَّهَ سُبْحَانَهُ نَفْسَهُ وَقَدْسَهُ وَمَجْدَهُ عَمَّا لَا يَلِيقُ بِهِ. وَالتَّسْبِيحُ: التَّنْزِيهُ. وقد تقدم «١» . [[سورة الإسراء (١٧) : آية ٤٤]] تُسَبِّحُ لَهُ السَّماواتُ السَّبْعُ وَالْأَرْضُ وَمَنْ فِيهِنَّ وَإِنْ مِنْ شَيْءٍ إِلاَّ يُسَبِّحُ بِحَمْدِهِ وَلكِنْ لَا تَفْقَهُونَ تَسْبِيحَهُمْ إِنَّهُ كانَ حَلِيماً غَفُوراً (٤٤) قَوْلُهُ تَعَالَى: (تُسَبِّحُ لَهُ السَّماواتُ السَّبْعُ وَالْأَرْضُ وَمَنْ فِيهِنَّ) أعاد على السموات وَالْأَرْضِ ضَمِيرَ مَنْ يَعْقِلُ، لَمَّا أَسْنَدَ إِلَيْهَا فعل العاقل وهو التسبيح. وقوله: " وَمَنْ فِيهِنَّ" يُرِيدُ الْمَلَائِكَةَ وَالْإِنْسَ وَالْجِنَّ، ثُمَّ عَمَّ بَعْدَ ذَلِكَ الْأَشْيَاءَ كُلَّهَا فِي قَوْلِهِ: " وَإِنْ مِنْ شَيْءٍ إِلَّا يُسَبِّحُ بِحَمْدِهِ" . وَاخْتُلِفَ فِي هَذَا الْعُمُومِ، هَلْ هُوَ مُخَصَّصٌ أَمْ لَا، فَقَالَتْ فِرْقَةٌ: لَيْسَ مَخْصُوصًا وَالْمُرَادُ بِهِ تَسْبِيحُ الدَّلَالَةِ، وَكُلُّ مُحْدَثٍ يَشْهَدُ عَلَى نَفْسِهِ بِأَنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ خَالِقٌ قَادِرٌ. وَقَالَتْ طائفة: هذا التسبيح حقيقة، وكل شي عَلَى الْعُمُومِ يُسَبِّحُ تَسْبِيحًا لَا يَسْمَعُهُ الْبَشَرُ وَلَا يَفْقَهُهُ، وَلَوْ كَانَ مَا قَالَهُ الْأَوَّلُونَ مِنْ أَنَّهُ أَثَرُ الصَّنْعَةِ وَالدَّلَالَةِ لَكَانَ أَمْرًا مَفْهُومًا، وَالْآيَةُ تَنْطِقُ بِأَنَّ هَذَا التَّسْبِيحَ لَا يُفْقَهُ. وَأُجِيبُوا بِأَنَّ الْمُرَادَ بِقَوْلِهِ: " لَا تَفْقَهُونَ" الْكُفَّارُ الَّذِينَ يُعْرِضُونَ عَنْ الِاعْتِبَارِ فَلَا يَفْقَهُونَ حِكْمَةَ اللَّهِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى فِي الْأَشْيَاءِ. وَقَالَتْ فِرْقَةٌ: قَوْلُهُ " مِنْ شَيْءٍ" عُمُومٌ، وَمَعْنَاهُ الْخُصُوصُ فِي كُلِّ حَيٍّ وَنَامٍ، وَلَيْسَ ذَلِكَ فِي الْجَمَادَاتِ. وَمِنْ هَذَا قَوْلُ عِكْرِمَةَ: الشَّجَرَةُ تُسَبِّحُ وَالْأُسْطُوانُ لَا يُسَبِّحُ. وَقَالَ يَزِيدُ الرَّقَاشِيُّ لِلْحَسَنِ وَهُمَا فِي طَعَامٍ وَقَدْ قُدِّمَ الْخِوَانُ: أَيُسَبِّحُ هَذَا الْخِوَانُ يَا أَبَا سَعِيدٍ؟ فَقَالَ: قَدْ كَانَ يُسَبِّحُ مَرَّةً، يُرِيدُ أَنَّ الشَّجَرَةَ فِي زَمَنِ ثَمَرِهَا وَاعْتِدَالِهَا كَانَتْ تُسَبِّحُ، وَأَمَّا الْآنَ فقد صار خوانا مدهونا.
(١). راجع ج ١ ص ٢٧٦.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies