vers l’obéissance d’Allah, – exalté soit-Il.
Saʿîd ibn al-Musayyab a dit : « Il s’agit du serviteur qui se repent, puis commet un péché, puis se repent encore, puis pèche de nouveau. »
Ibn ʿAbbâs – qu’Allah l’agrée – a dit : « L’“awwâb” (le repentant assidu) est celui qui, lorsqu’il se remémore ses fautes, demande pardon pour celles-ci. »
ʿUbayd ibn ʿUmayr a dit : « Ce sont ceux qui se souviennent de leurs péchés lorsqu’ils sont seuls, puis implorent le pardon d’Allah – Puissant et Majestueux. » Ces propos sont très proches les uns des autres.
ʿAwn al-ʿUqaylî a dit : « Les “awwâbûn” sont ceux qui accomplissent la prière du ḍuḥâ. »
Dans le Ṣaḥîḥ, il est rapporté : « La prière des awwâbîn se fait lorsque la chaleur du soleil fait brûler le sable au point que les petits chamelons s’y couchent. »
D’un point de vue linguistique, le mot dérive du verbe “âba – yaʾûbu”, qui signifie “revenir”.
[Sourate al-Isrâʾ (17), versets 26-27]
« Accorde donc au proche parent son droit, ainsi qu’au nécessiteux et au voyageur, et ne gaspille pas d’une manière excessive, (26) car les gaspilleurs sont les frères des démons, et le démon a toujours été ingrat envers son Seigneur. » (27)
Ce passage comporte trois questions :
Premièrement – Sa parole : « Accorde au proche parent son droit » : autrement dit, de même que tu as préservé le droit des parents, maintiens également les liens de parenté, puis fais l’aumône au pauvre et au voyageur.
Ibn al-Ḥusayn a commenté le verset : « Accorde au proche parent son droit » : il s’agit des proches du Prophète – paix et bénédictions sur lui. Allah – qu’Il soit exalté – a ordonné qu’on leur verse leurs droits prélevés sur le Trésor public, c’est-à-dire sur la part réservée aux proches parents dans le butin et les prises de guerre. L’ordre s’adresse donc aux gouvernants ou à ceux qui tiennent leur place. Le “droit” mentionné dans ce verset englobe : préserver les liens du sang, combler le besoin, partager les biens en cas de nécessité et accorder toute forme d’assistance.
Deuxièmement – Sa parole : « Et ne gaspille pas » : c’est-à-dire, ne sois pas excessif dans la dépense en dehors de ce qui est licite.
Aš-Šâfiʿî – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Le gaspillage consiste à dépenser sa richesse en dehors de son droit, et il n’y a pas de gaspillage dans les œuvres de bien. » Tel est l’avis de la majorité.
Ašhab rapporte de Mâlik : « Le gaspillage consiste à retirer l’argent de son droit et à le placer là où il ne convient pas ; c’est l’excès (isrâf), et il est interdit, conformément à la parole du Très-Haut : “Les gaspilleurs sont les frères des démons.” »
Et Sa parole