Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il s’agit d’un discours adressé aux Enfants d’Israël au commencement de l’affaire ; autrement dit : « Vous avez mal agi, et il s’est abattu sur vous le massacre, la captivité et la dévastation ; puis vous avez bien agi, et la royauté, la prééminence et la stabilité de votre situation vous sont revenues. »

Il se peut également que cet avertissement ait été adressé aux Enfants d’Israël à l’époque de Muḥammad – paix et bénédictions d’Allāh sur lui – c’est-à-dire : « Vous connaissez la légitimité du châtiment encouru par vos ancêtres pour leur désobéissance ; attendez-vous donc à un châtiment semblable. »

Ou encore, il pourrait s’agir, dans cette perspective, d’un discours destiné aux polythéistes de Quraych.

« Lorsque vint la promesse de la dernière fois » – en raison de votre corruption – les choses se passèrent ainsi : lors de cette seconde occasion, ils mirent à mort Yaḥyā fils de Zakariyyā – sur eux deux la paix. C’est un roi d’entre les Enfants d’Israël, nommé Lākhit – d’après al-Quṭabī – qui le tua.

At-Ṭabarī rapporte que ce roi se nommait Hirdous, comme il le mentionne dans son ouvrage d’histoire ; il fut poussé à le mettre à mort par une femme appelée Azbīl.

As-Suddi dit : Le roi des Enfants d’Israël honorait Yaḥyā fils de Zakariyyā et le consultait dans ses affaires. Le roi lui demanda conseil au sujet de son projet d’épouser la fille de l’une de ses épouses. Yaḥyā le lui interdit et dit : « Elle ne t’est pas licite. » La mère de la jeune fille nourrit alors de la rancune envers Yaḥyā – sur lui la paix. Puis elle fit revêtir sa fille d’habits rouges, fins, la parfuma et l’envoya auprès du roi alors qu’il buvait. Elle lui recommanda de se rendre désirable à lui ; et si le roi la désirait, elle devait refuser jusqu’à ce qu’il lui accorde ce qu’elle demanderait ; lorsqu’il y consentirait, elle réclamerait qu’on lui apporte la tête de Yaḥyā fils de Zakariyyā sur un plateau d’or.

La jeune fille fit ce qui lui avait été ordonné, si bien que l’on apporta la tête de Yaḥyā fils de Zakariyyā ; et la tête parlait encore jusqu’à ce qu’on la déposa devant le roi, répétant : « Il ne t’est pas licite ! Il ne t’est pas licite ! »

Au matin, son sang se mit à bouillonner ; le roi jeta dessus de la terre, mais le sang bouillonna par-dessus ; il continua de jeter de la terre jusqu’à ce qu’il atteignît les remparts de la ville, tandis que le sang ne cessait de bouillonner – ainsi l’ont rapporté ath-Thaʿlabī et d’autres.

Ibn ʿAsākir, le grand ḥāfiẓ, rapporte dans son Histoire, d’après al-Ḥusayn ibn ʿAlī : Il y eut un roi parmi ces souverains qui mourut en laissant son épouse et sa fille ; son frère hérita du royaume et voulut épouser la femme de son frère. Il consulta Yaḥyā fils de Zakariyyā à ce sujet, et les rois, à cette époque, se conformaient aux ordres des prophètes.

Yaḥyā lui dit : « Ne l’épouse pas, car c’est une femme dépravée. » Lorsque la femme apprit qu’il avait parlé d’elle et l’avait détourné d’elle, elle s’écria : « D’où cela vient-il ? » puis découvrit que cela provenait de Yaḥyā.

Elle déclara alors : « Soit Yaḥyā sera tué, soit il sera chassé de son royaume. » Elle alla donc vers sa fille, l’embellit, puis lui dit : « Rends-toi auprès de ton oncle, en présence des notables ; lorsqu’il te verra, il t’appellera, te fera asseoir sur ses genoux et te dira : “Demande-moi ce que tu veux ; tu ne me demanderas rien sans que je te l’accorde.” Quand il te dira cela, réponds-lui : “Je ne veux rien d’autre que la tête de Yaḥyā.” »

En effet, lorsque, parmi les rois de cette époque, l’un d’eux prononçait une parole devant l’assemblée et ne l’exécutait pas, il était destitué de son royaume. La jeune fille fit donc ce qu’on lui avait recommandé.

Alors la mort se mit à le cerner à cause du meurtre de Yaḥyā

خِطَابًا لِبَنِي إِسْرَائِيلَ فِي أَوَّلِ الْأَمْرِ، أَيْ أَسَأْتُمْ فَحَلَّ بِكُمُ الْقَتْلُ وَالسَّبْيُ وَالتَّخْرِيبُ ثُمَّ أَحْسَنْتُمْ فَعَادَ إِلَيْكُمُ الْمُلْكُ وَالْعُلُوُّ وَانْتِظَامُ الْحَالِ. وَيَحْتَمِلُ أَنَّهُ خُوطِبَ بِهَذَا بَنُو إِسْرَائِيلَ فِي زَمَنِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، أَيْ عَرَفْتُمُ اسْتِحْقَاقَ أَسْلَافِكُمْ لِلْعُقُوبَةِ عَلَى الْعِصْيَانِ فَارْتَقِبُوا مِثْلَهُ. أَوْ يَكُونُ خِطَابًا لِمُشْرِكِي قُرَيْشٍ عَلَى هَذَا الْوَجْهِ. (فَإِذا جاءَ وَعْدُ الْآخِرَةِ) مِنْ إِفْسَادِكُمْ، وَذَلِكَ أَنَّهُمْ قَتَلُوا فِي الْمَرَّةِ الثَّانِيَةِ يَحْيَى بْنَ زَكَرِيَّا عَلَيْهِمَا السَّلَامُ، قَتَلَهُ مَلِكٌ مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ يُقَالُ لَهُ لَاخِتُ، قَالَهُ القتبي. وَقَالَ الطَّبَرِيُّ: اسْمُهُ هِرْدُوسُ، ذَكَرَهُ فِي التَّارِيخِ، حَمَلَهُ عَلَى قَتْلِهِ امْرَأَةٌ اسْمُهَا أَزْبِيلُ. وَقَالَ السُّدِّيُّ: كَانَ مَلِكُ بَنِي إِسْرَائِيلَ يُكْرِمُ يَحْيَى بْنَ زَكَرِيَّا وَيَسْتَشِيرُهُ فِي الْأَمْرِ، فَاسْتَشَارَهُ الْمَلِكُ أَنْ يَتَزَوَّجَ بِنْتَ أَمْرَأَةٍ لَهُ فَنَهَاهُ عَنْهَا وَقَالَ: إِنَّهَا لَا تَحِلُّ لَكَ، فَحَقَدَتْ أُمُّهَا عَلَى يَحْيَى عَلَيْهِ السَّلَامُ، ثُمَّ أَلْبَسَتِ ابْنَتَهَا ثِيَابًا حُمْرًا رِقَاقًا وَطَيَّبَتْهَا وَأَرْسَلَتْهَا إِلَى الْمَلِكِ وَهُوَ عَلَى شَرَابِهِ، وَأَمَرَتْهَا أَنْ تَتَعَرَّضَ لَهُ، وَإِنْ أَرَادَهَا أَبَتْ حَتَّى يُعْطِيَهَا مَا تَسْأَلُهُ، فَإِذَا أَجَابَ سَأَلَتْ أَنْ يُؤْتَى بِرَأْسِ يَحْيَى بْنِ زَكَرِيَّا فِي طَسْتٍ مِنْ ذَهَبٍ، فَفَعَلَتْ ذَلِكَ حَتَّى أُتِيَ بِرَأْسِ يَحْيَى بْنِ زَكَرِيَّا وَالرَّأْسُ تَتَكَلَّمُ حَتَّى وُضِعَ بَيْنَ يَدَيْهِ وَهُوَ يَقُولُ: لَا تَحِلُّ لَكَ، لَا تَحِلُّ لَكَ، فَلَمَّا أَصْبَحَ إِذَا دَمُهُ يَغْلِي، فَأَلْقَى عَلَيْهِ التُّرَابَ فَغَلَى فَوْقَهُ، فَلَمْ يَزَلْ يُلْقِي عَلَيْهِ التُّرَابَ حَتَّى بَلَغَ سُوَرَ الْمَدِينَةِ وَهُوَ فِي ذَلِكَ يَغْلِي، ذَكَرَهُ الثَّعْلَبِيُّ وَغَيْرُهُ. وَذَكَرَ ابْنُ عَسَاكِرَ الْحَافِظُ فِي تَارِيخِهِ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ عَلِيٍّ قَالَ: كَانَ مَلِكٌ مِنْ هَذِهِ الْمُلُوكِ مَاتَ وَتَرَكَ امْرَأَتَهُ وَابْنَتَهُ فَوَرِثَ مُلْكَهُ أَخُوهُ، فَأَرَادَ أَنْ يَتَزَوَّجَ امْرَأَةَ أَخِيهِ، فَاسْتَشَارَ يَحْيَى بْنَ زَكَرِيَّا فِي ذَلِكَ، وَكَانَتِ الْمُلُوكُ فِي ذَلِكَ الزَّمَانِ يَعْمَلُونَ بِأَمْرِ الْأَنْبِيَاءِ، فَقَالَ لَهُ: لَا تَتَزَوَّجُهَا فَإِنَّهَا بَغِيٌّ، فَعَرَفَتْ ذَلِكَ الْمَرْأَةُ أَنَّهُ قَدْ ذَكَرَهَا وَصَرَفَهُ عَنْهَا، فَقَالَتْ: مِنْ أَيْنَ هَذَا! حَتَّى بَلَغَهَا أَنَّهُ مِنْ قِبَلِ يَحْيَى، فَقَالَتْ: لَيَقْتُلَنَّ يَحْيَى أَوْ لَيَخْرُجَنَّ مِنْ مُلْكِهِ، فَعَمَدَتْ إِلَى ابْنَتِهَا وَصَنَّعَتْهَا، ثُمَّ قَالَتْ: اذْهَبِي إِلَى عَمِّكِ عِنْدَ الْمَلَأِ فَإِنَّهُ إِذَا رَآكِ سَيَدْعُوكِ وَيُجْلِسُكِ فِي حِجْرِهِ، وَيَقُولُ سَلِينِي مَا شِئْتِ، فَإِنَّكِ لَنْ تَسْأَلِينِي شَيْئًا إِلَّا أَعْطَيْتُكِ، فَإِذَا قَالَ لَكِ ذَلِكَ فَقُولِي: لَا أَسْأَلُ إِلَّا رَأْسَ يَحْيَى. قَالَ: وَكَانَتِ الْمُلُوكُ إِذَا تَكَلَّمَ أَحَدُهُمْ بِشَيْءٍ عَلَى رُءُوسِ الْمَلَأِ ثُمَّ لَمْ يَمْضِ لَهُ نُزِعَ مِنْ مُلْكِهِ، فَفَعَلَتْ ذَلِكَ. قَالَ: فَجَعَلَ يَأْتِيهِ الْمَوْتُ مِنْ قتله يحيى،

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