Parole du Très-Haut :
« Puis Nous vous avons rendus à nouveau victorieux sur eux »
a–c’est-à-dire : le pouvoir, le retour de la domination – et cela eut lieu lorsque vous vous repentîtes et obéîtes.
On a ensuite dit : ce retour s’est réalisé par le meurtre de Goliath (Jâlût) par Dâwûd, ou par la mise à mort d’un autre, selon la divergence sur l’auteur de cette victoire.
« Et Nous vous avons soutenus par des biens et des fils »
jusqu’à ce que votre situation redevînt comme auparavant.
« Et Nous vous avons rendus plus nombreux en troupes (nafîr) »
c’est-à-dire plus fournis en effectifs et en hommes que votre ennemi. Le nafîr désigne ceux qui se lèvent (yanfir) aux côtés d’un homme parmi les siens. On dit : nafîr et nâfir, comme on dit : qadîr et qâdir. Il est également permis de considérer nafîr comme le pluriel de nafr, de même que kalîb, maʿîz ou ʿabîd.
Le poète a dit :
« Honore donc Qaḥṭân comme ancêtre,
et Himyar : quelle noble troupe (nafîran) ! »
Le sens est qu’après cette première défaite, ils devinrent plus solidaires et leur situation s’améliora – rétribution qu’Allâh, Exalté soit-Il, leur accorda pour leur retour à l’obéissance.
[Sourate al-Isrâ’ (17), verset 7]
« Si vous faites le bien, c’est pour vous-mêmes que vous faites le bien ; et si vous faites le mal, il en sera pour elle. Puis, lorsque viendra la seconde promesse, [ils viendront] pour assombrir vos visages, pénétrer dans la Mosquée comme ils y étaient entrés la première fois et détruire entièrement ce sur quoi ils auront pris le dessus. »
Parole du Très-Haut :
« Si vous faites le bien, vous le faites pour vous-mêmes »
– c’est-à-dire que l’utilité de votre bienfait vous revient.
« Et si vous faites le mal, alors pour elle (fa-lahâ) »
– c’est-à-dire contre elle. Expression analogue à « salâm-un laka » (paix sur toi), c’est-à-dire : « paix soit sur toi ».
Le poète a dit :
« Il s’effondra, frappé des mains et du visage »,
c’est-à-dire : sur les mains et sur le visage.
Aṭ-Ṭabarî dit : la lettre lâm a ici le sens de ilâ ; autrement dit : « Si vous faites le mal, c’est vers elle qu’il retournera », tout comme dans la parole divine : « … du fait que ton Seigneur l’a révélée (awḥâ lahâ) » c’est-à-dire : vers elle.
D’autres ont dit : « fa-lahâ » signifie : pour elle la rétribution et le châtiment.
Al-Ḥusayn ibn al-Faḍl a dit : « fa-lahâ » – elle a un Seigneur qui pardonne la mauvaise action.
Il est ensuite possible que ce