« Ils s’en sont disputés et Allah nous y a guidés » – il s’agit du jour du vendredi – « aussi, aujourd’hui est pour nous, demain est pour les Juifs, et le surlendemain est pour les Chrétiens. »
Ainsi, Sa parole : « Tel est leur jour au sujet duquel ils ont divergé » corrobore l’avis de ceux qui disent qu’aucun jour ne leur fut précisément fixé ; car, si un jour leur avait été désigné et qu’ils s’y étaient obstinés, on n’aurait pas dit : « ils ont divergé », mais plutôt : « ils s’y sont opposés et ont fait preuve d’entêtement. »
Renforce également cette opinion la parole du Prophète – que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui : « Allah a écarté du vendredi ceux qui étaient avant nous. » Il s’agit là d’un texte explicite sur le sens voulu. Dans certaines versions figure : « Tel est le jour qu’Allah leur avait prescrit ; ils s’en sont écartés. » C’est une preuve pour la première thèse.
Il est aussi rapporté : « Allah a prescrit la prière du vendredi à ceux qui furent avant nous ; ils ont divergé à son sujet, et Allah nous y a guidés ; désormais, les gens nous suivent. »
Parole du Très-Haut : « …à ceux qui divergèrent à son sujet », c’est-à-dire à propos du vendredi, comme nous l’avons expliqué ; ils divergèrent vis-à-vis de leurs Prophètes, Moïse et Jésus. Le lien avec ce qui précède est que le Prophète – que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui – a ordonné de s’attacher à la vérité, et qu’Allah a mis en garde la communauté contre la divergence, de peur qu’Il ne lui impose un fardeau semblable à celui qu’Il imposa aux Juifs.
Sourate an-Naḥl (16), verset 125 :
« Appelle au sentier de ton Seigneur avec la sagesse et la bonne exhortation ; discute avec eux de la manière la plus convenable. Ton Seigneur connaît parfaitement celui qui s’égare de Son chemin, et Il connaît parfaitement ceux qui sont bien guidés. »
Il y a ici une seule question : ce verset fut révélé à La Mecque, au temps où il fut ordonné de conclure une trêve avec Quraych. Le Prophète – que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui – reçut alors l’ordre d’appeler à la religion et à la Loi d’Allah avec douceur et indulgence, sans rudesse ni violence. Tel est le mode d’exhortation qui doit rester celui des musulmans jusqu’au Jour de la Résurrection. Le verset demeure donc en vigueur à l’égard des pêcheurs parmi les monothéistes, mais il est abrogé, pour ce qui concerne les mécréants, par l’injonction du combat.
Il a également été dit : si l’on se trouve face à des mécréants auprès desquels ces méthodes demeurent possibles et qu’on puisse espérer leur foi sans combat, le verset reste applicable à leur cas. Allah sait mieux.
Sourate an-Naḥl (16), verset 126 :
« Et si vous punissez, punissez donc d’une punition équivalente à celle dont on vous a châtiés. Mais si vous endurez, cela est certes meilleur pour ceux qui endurent. »