Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

la méditation du Coran et la mise en pratique de son contenu ; Il ne signifie pas : « Cherche refuge après la récitation », mais plutôt, comme on dirait : « Lorsque tu manges, dis : Bismillâh », c’est-à-dire : lorsque tu es sur le point de manger.

Jubayr b. Muṭʿim rapporte de son père : « J’ai entendu le Messager d’Allāh – paix et bénédictions d’Allāh sur lui – lorsqu’il ouvrait la prière, dire :
« Ô Allāh, je me mets sous Ta protection contre Satan, contre ses ḥamz (piqûres), ses nafkh (enflements d’orgueil) et ses nafth (insinuations) ¹ ».

Abū Saʿīd al-Khudrī rapporte également que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – se mettait sous protection (taʿawwudh) dans sa prière avant la récitation.

Al-Kiyā al-Ṭabarī dit : « Il a été transmis de certains anciens (salaf) qu’ils récitaient la taʿawwudh après la lecture, sans restriction, en se fondant sur la parole du Très-Haut :
« Lorsque tu récites le Coran, cherche protection auprès d’Allāh contre le Shayṭān le Maudit. »
Il ne fait aucun doute qu’au sens apparent, cela implique que la demande de protection vienne après la récitation, à l’instar de la parole d’Allāh :
« Lorsque vous avez accompli la prière, invoquez Allāh debout, assis… » ².
Cependant, un autre sens reste possible, comme dans Sa parole :
« Et lorsque vous parlez, soyez équitables » ³ ;
« Et lorsque vous leur demandez un objet, demandez-le-leur de derrière un rideau » ⁴.
Ici, il n’est pas voulu que l’on interroge la femme de derrière un voile après une première demande.
De même, on dit : « Si tu parles, dis la vérité », « Si tu entres en iḥrām, lave-toi », c’est-à-dire avant l’iḥrām.
Le sens, dans tous ces exemples, est : « Lorsque tu as l’intention de… ». Il en va de même pour la taʿawwudh.
Ce point a déjà été évoqué ⁵, et le sujet de la demande de protection a été traité en détail ⁶.

(Sourate an-Naḥl, 16 : 99-100)
« Certes, il n’a aucune autorité sur ceux qui ont la foi et qui placent leur confiance en leur Seigneur » (99) ;
« Son autorité ne s’exerce que sur ceux qui le prennent pour allié et ceux qui, à cause de lui, associent (à Allāh) » (100).

Parole du Très-Haut :
« Il n’a point d’autorité sur ceux qui croient » : c’est-à-dire pour les entraîner vers l’égarement ou la mécréance ; tu n’as aucun pouvoir pour les pousser à un péché impardonnable, a dit Sufyān.
Mujāhid a commenté : « Il ne possède aucun argument valable pour les inciter aux désobéissances qu’il leur suggère. »
D’autres ont dit : « Il n’a absolument aucun empire sur eux, car Allāh – Exalté soit-Il – les a détournés… »

تَدَبُّرِهِ وَالْعَمَلِ بِمَا فِيهِ، وَلَيْسَ يُرِيدُ اسْتَعِذْ بَعْدَ الْقِرَاءَةِ، بَلْ هُوَ كَقَوْلِكَ إِذَا أَكَلْتَ فَقُلْ بِسْمِ اللَّهِ، أَيْ إِذَا أَرَدْتَ أَنْ تَأْكُلَ. وَقَدْ رَوَى جُبَيْرُ بْنُ مُطْعِمٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حِينَ افْتَتَحَ الصَّلَاةَ قَالَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوَذُ بِكَ مِنَ الشَّيْطَانِ مِنْ هَمْزِهِ وَنَفْخِهِ وَنَفْثِهِ «١» " . وَرَوَى أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَتَعَوَّذُ فِي صَلَاتِهِ قَبْلَ الْقِرَاءَةِ. قَالَ أَلْكِيَا الطَّبَرِيُّ: وَنُقِلَ عَنْ بَعْضِ السَّلَفِ التَّعَوُّذُ بَعْدَ الْقِرَاءَةِ مُطْلَقًا، احْتِجَاجًا بِقَوْلِهِ تَعَالَى: " فَإِذا قَرَأْتَ الْقُرْآنَ فَاسْتَعِذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطانِ الرَّجِيمِ" وَلَا شَكَّ أَنَّ ظَاهِرَ ذَلِكَ يَقْتَضِي أَنْ تَكُونَ الِاسْتِعَاذَةُ بَعْدَ الْقِرَاءَةِ، كَقَوْلِهِ تَعَالَى: " فَإِذا قَضَيْتُمُ الصَّلاةَ فَاذْكُرُوا اللَّهَ قِياماً وَقُعُوداً «٢» " . إِلَّا أَنَّ غَيْرَهُ مُحْتَمِلٌ، مِثْلُ قَوْلِهِ تَعَالَى: " وَإِذا قُلْتُمْ فَاعْدِلُوا «٣» وَإِذا سَأَلْتُمُوهُنَّ مَتاعاً فَسْئَلُوهُنَّ مِنْ وَراءِ حِجابٍ «٤» " وَلَيْسَ الْمُرَادُ بِهِ أَنْ يَسْأَلَهَا مِنْ وَرَاءِ حِجَابٍ بَعْدَ سُؤَالِ مُتَقَدِّمٍ. وَمِثْلُهُ قَوْلُ الْقَائِلِ: إِذَا قُلْتَ فَاصْدُقْ، وَإِذَا أَحْرَمْتَ فَاغْتَسِلْ، يَعْنِي قَبْلَ الْإِحْرَامِ. وَالْمَعْنَى فِي جَمِيعِ ذَلِكَ: إِذَا أَرَدْتَ ذَلِكَ، فَكَذَلِكَ الِاسْتِعَاذَةُ. وَقَدْ تَقَدَّمَ هَذَا الْمَعْنَى «٥» ، وَتَقَدَّمَ الْقَوْلُ فِي الاستعاذة مستوفى «٦» . [سورة النحل (١٦) : الآيات ٩٩ الى ١٠٠] إِنَّهُ لَيْسَ لَهُ سُلْطانٌ عَلَى الَّذِينَ آمَنُوا وَعَلى رَبِّهِمْ يَتَوَكَّلُونَ (٩٩) إِنَّما سُلْطانُهُ عَلَى الَّذِينَ يَتَوَلَّوْنَهُ وَالَّذِينَ هُمْ بِهِ مُشْرِكُونَ (١٠٠) قَوْلُهُ تَعَالَى: (إِنَّهُ لَيْسَ لَهُ سُلْطانٌ عَلَى الَّذِينَ آمَنُوا) أَيْ بِالْإِغْوَاءِ وَالْكُفْرِ، أَيْ لَيْسَ لَكَ قُدْرَةٌ عَلَى أَنْ تَحْمِلَهُمْ عَلَى ذَنْبٍ لَا يُغْفَرُ، قَالَهُ سُفْيَانُ. وَقَالَ مُجَاهِدٌ: لَا حُجَّةَ لَهُ عَلَى مَا يَدْعُوهُمْ إِلَيْهِ مِنَ الْمَعَاصِي. وَقِيلَ: إِنَّهُ لَيْسَ عَلَيْهِمْ سُلْطَانٌ بِحَالٍ، لِأَنَّ اللَّهَ تعالى صرف
(١). الهمزة: النخس والغمز، وكل شي دفعته فقد همزته. والنفخ: الكبر، لان المتكبر يتعاظم ويجمع نفسه ونفسه فيحتاج أن ينفخ. والنفث: قال ابن الأثير: جاء تفسيره في الحديث أنه الشعر، لأنه ينفث من الفم. (٢). راجع ج ٥ ص ٣٧٣. (٣). راجع ج ٧ ص ١٣٧. (٤). راجع ج ١٤ ص ٢٢٧. (٥). راجع ج ٦ ص ٨٠. (٦). راجع ج ١ ص ٨٦.

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