par l’intercession de nos divinités.
On a également dit : ils reconnaissent le bienfait d’Allah en y évoluant continuellement, mais le renient en négligeant d’en remercier le Bienfaiteur.
Sixième possibilité : ils le reconnaissent dans l’adversité et le renient dans l’aisance.
Septième possibilité : ils le reconnaissent par leurs paroles et le renient par leurs actes.
Huitième possibilité : ils le reconnaissent au fond de leurs cœurs et le nient de leurs langues, comme dans Sa parole : « Ils les nièrent alors que leurs âmes en étaient convaincues. »
Et la plupart d’entre eux sont mécréants ; c’est-à-dire en réalité tous, ainsi qu’il a été exposé plus haut.
Le Très-Haut dit encore :
« Et le Jour où Nous ferons surgir de chaque communauté un témoin, alors il ne sera pas permis aux mécréants de s’excuser ni de parler, et ils ne seront pas invités à se faire agréer. »
Ce verset fait écho à : « Comment sera-t-il donc lorsque Nous ferons venir de chaque communauté un témoin ? » cité précédemment.
« Il ne sera pas permis aux mécréants » : c’est-à-dire de présenter des excuses ou de prendre la parole, comme dans : « Il ne leur sera pas permis et ils s’excuseront. » Cela se produira lorsque la Fournaise se refermera sur eux, ainsi qu’il est mentionné au début de la sourate al-Ḥijr et ailleurs.
« Et ils ne seront pas invités à se faire agréer » : autrement dit, on ne leur demandera pas de satisfaire leur Seigneur, car l’au-delà n’est pas lieu de responsabilité. Il ne leur sera pas non plus accordé de retour en ce bas-monde afin de se repentir.
Le mot « ʿutbā » vient de la racine « ʿatb », qui signifie le reproche. On dit : « ʿataba ʿalayhi » lorsqu’on éprouve du ressentiment contre quelqu’un ; lorsqu’on expose ce qu’on lui reproche, on dit : « ʿātabah » ; et lorsqu’il revient à ce qui satisfait le censeur, on dit : « aʿtaba ». Le nom « al-ʿutbā » désigne le retour de celui que l’on blâme à ce qui apaise le blâme. (Al-Harawî).
Le poète al-Nābigha a dit :
« Si l’on m’a lésé, ce n’est qu’un esclave que tu as injustement traité ; et si tu es porté au reproche, quelqu’un comme toi obtient qu’on le satisfasse. »
Le Très-Haut dit encore :
« Et lorsque les injustes verront le châtiment, il ne leur sera ni allégé ni accordé de répit. »
« Lorsque les injustes verront » : c’est-à-dire ceux qui ont commis l’association.
« Le châtiment » : le châtiment de la Géhenne lorsqu’ils y seront jetés.
« Il ne leur sera ni allégé ni accordé de répit » : il ne leur sera donné aucun délai, car il ne leur restera alors plus aucune possibilité de repentir.