Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Al-Boukhârî et d’autres ont rapporté, d’après Sahl ibn Saʿd, qu’Abû Usayd as-Sâʿidî convia le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — à son banquet de noces, et que son épouse fit elle-même le service… (fin du hadith), lequel a déjà été cité dans la sourate « Hûd ».

Dans le Ṣaḥîḥ, ʿÂʾicha dit : « C’est de mes propres mains que j’ai torsadé les colliers des chameaux destinés au sacrifice du Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui. »

C’est pourquoi nos savants ont établi qu’il incombe à l’épouse d’étendre la couche, de faire cuire la marmite et de balayer la maison, chacune selon sa condition et l’usage de celles qui lui ressemblent.

Allâh — Très-Haut — dit : « Et, d’elle, Il a créé son époux afin qu’il trouve auprès d’elle quiétude. » Il a donc réuni pour nous, en la personne de l’épouse, la sérénité, la jouissance et une forme de service conforme au cours habituel des choses.

Quatrième point : l’homme sert son épouse dans ce qui est léger comme besogne et lui prête main-forte, conformément au hadith rapporté par ʿÂʾicha selon lequel le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — se tenait au service de sa famille ; puis, lorsqu’il entendait l’appel à la prière, il sortait.

C’est également l’avis de Mâlik : il l’assiste. Les traits de caractère du Prophète — paix et salut sur lui — montrent qu’il rapiéçait ses sandales, balayait la maison et recousait son habit.

On demanda à ʿÂʾicha : « Que faisait le Messager d’Allâh — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — chez lui ? » Elle répondit : « Il était un homme parmi les hommes ; il ôtait les parasites de son vêtement, trayait sa chèvre et se servait lui-même. »

Cinquième point : il doit pourvoir aux dépenses d’une servante — certains disent : de plusieurs — selon la fortune et le rang. Cette question est subordonnée à l’usage, lequel constitue un fondement de la Sharîʿa : les femmes des Bédouins et des habitants des campagnes servent leurs maris, allant même, pour certaines, puiser l’eau douce et soigner les montures ; quant aux femmes des citadins, l’époux pauvre sert son épouse dans les tâches légères et l’assiste, tandis que les personnes aisées mettent des domestiques au service de leurs épouses, qui jouissent ainsi du confort que leur statut autorise. Si la question demeure ambiguë, l’épouse l’insère comme condition dans le contrat ; elle fait témoigner qu’il reconnaît qu’elle fait partie de celles qui ne se servent pas elles-mêmes et qu’il s’engage à assumer l’une de ses charges ; la clause est alors exécutée et toute contestation s’en trouve levée.

Parole du Très-Haut : « Il vous a pourvus de bonnes choses » : c’est-à-dire des fruits, des céréales et des animaux.

« Croyez-vous donc au faux ? » : il s’agit des idoles, dit Ibn ʿAbbâs.

« … croient » : la lecture majoritaire emploie la troisième personne (yûʾminûna), tandis qu’Abû ʿAbdir-Raḥmân a lu à la deuxième personne (tuʾminûna).

« … et aux bienfaits d’Allâh » : c’est-à-dire l’Islam.

« … ils renient. »

رَوَى الْبُخَارِيُّ وَغَيْرُهُ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ أَنَّ أَبَا أُسَيْدٍ السَّاعِدِيَّ دَعَا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِعُرْسِهِ فَكَانَتِ امْرَأَتُهُ خَادِمَهُمْ ... الْحَدِيثَ، وَقَدْ تَقَدَّمَ فِي سُورَةِ " هُودٍ «١» " . وَفِي الصَّحِيحِ عَنْ عَائِشَةَ قَالَتْ: أَنَا فَتَلْتُ قَلَائِدَ بُدْنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِيَدِي. الْحَدِيثَ. وَلِهَذَا قَالَ عُلَمَاؤُنَا: عَلَيْهَا أَنْ تَفْرِشَ الْفِرَاشَ وَتَطْبُخَ الْقِدْرَ وَتَقُمَّ الدَّارَ، بِحَسَبِ حَالِهَا وَعَادَةِ مِثْلِهَا، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: " وَجَعَلَ مِنْها زَوْجَها لِيَسْكُنَ إِلَيْها «٢» " فَكَأَنَّهُ جَمَعَ لَنَا فِيهَا السَّكَنَ وَالِاسْتِمْتَاعَ وَضَرْبًا مِنَ الْخِدْمَةِ بِحَسَبِ جَرْيِ الْعَادَةِ. الرَّابِعَةُ- وَيَخْدِمُ الرَّجُلُ زَوْجَتَهُ فِيمَا خَفَّ مِنَ الْخِدْمَةِ وَيُعِينُهَا، لِمَا رَوَتْهُ عَائِشَةَ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ كَانَ يَكُونُ فِي مِهْنَةِ أَهْلِهِ فَإِذَا سَمِعَ الْأَذَانَ خَرَجَ. وَهَذَا قَوْلُ مَالِكٍ: وَيُعِينُهَا. وَفِي أَخْلَاقِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: أَنَّهُ كَانَ يَخْصِفُ النعل ويقم البيت ويخيط الصوب. وَقَالَتْ عَائِشَةُ وَقَدْ قِيلَ لَهَا: مَا كَانَ يَعْمَلُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي بَيْتِهِ؟ قَالَتْ: كَانَ بَشَرًا مِنَ الْبَشَرِ يَفْلِي «٣» ثَوْبَهُ وَيَحْلُبُ شَاتَهُ وَيَخْدِمُ نَفْسَهُ. الْخَامِسَةُ- وَيُنْفِقُ عَلَى خَادِمَةٍ وَاحِدَةٍ، وَقِيلَ: عَلَى أَكْثَرَ، على قدر الثروة والمزلة. وَهَذَا أَمْرٌ دَائِرٌ عَلَى الْعُرْفِ الَّذِي هُوَ أَصْلٌ مِنْ أُصُولِ الشَّرِيعَةِ، فَإِنَّ نِسَاءَ الْأَعْرَابِ وسكان البوادي يخدمن أزواجهن (حتى «٤» فِي اسْتِعْذَابِ الْمَاءِ وَسِيَاسَةِ الدَّوَابِّ، وَنِسَاءَ الْحَوَاضِرِ يَخْدُمُ الْمُقِلُّ مِنْهُمْ زَوْجَتَهُ فِيمَا خَفَّ وَيُعِينُهَا، وأما أهل الثروة فيخدمون «٥» أزواجهم وَيَتَرَفَّهْنَ مَعَهُمْ إِذَا كَانَ لَهُمْ مَنْصِبُ ذَلِكَ، فَإِنْ كَانَ أَمْرًا مُشْكِلًا شَرَطَتْ عَلَيْهِ الزَّوْجَةُ ذَلِكَ، فَتُشْهِدُ أَنَّهُ قَدْ عَرَفَ أَنَّهَا مِمَّنْ لا تخدم نفسها فالتزم أحد أمها، فَيُنَفَّذُ ذَلِكَ وَتَنْقَطِعُ الدَّعْوَى فِيهِ. قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَرَزَقَكُمْ مِنَ الطَّيِّباتِ) أَيْ مِنَ الثِّمَارِ وَالْحُبُوبِ وَالْحَيَوَانِ. (أَفَبِالْباطِلِ) يَعْنِي الْأَصْنَامَ، قَالَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ. (يُؤْمِنُونَ) قِرَاءَةُ الْجُمْهُورِ بِالْيَاءِ. وَقَرَأَ أَبُو عَبْدِ الرحمن بالتاء (وَبِنِعْمَتِ اللَّهِ) أي بالإسلام. (هُمْ يَكْفُرُونَ) .
(١). راجع ج ٩ ص ٦٨. (٢). راجع ج ٧ ص ٣٣٧. (٣). يفلي ثوبه مما يناله من بعض الجلساء أن عنصره صلوات الله عليه في غاية الصفا والنقا الخالص. (٤). من ابن العربي. (٥). كذا في ابن العربي والعبارة له. [ ..... ]

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