[Sourate an-Nahl (16), verset 60]
« À ceux qui ne croient pas en l’Au-delà revient l’attribut du mal, tandis qu’à Allah appartient l’attribut suprême ; et Il est le Tout-Puissant, le Sage. »
Parole du Très-Haut :
« À ceux qui ne croient pas en l’Au-delà » : c’est-à-dire à ceux qui attribuent des filles à Allah.
« revient l’attribut du mal » : autrement dit, la description funeste qui procède de l’ignorance et de la mécréance.
On a dit : il s’agit de leur prétention selon laquelle Allah, – Exalté soit-Il – posséderait une compagne et une progéniture.
On a dit encore : c’est-à-dire le châtiment et le Feu.
« et à Allah appartient l’attribut suprême » : c’est-à-dire la description la plus élevée faite de pureté et d’unicité, ainsi que l’a déclaré Qatâdah.
On a dit : c’est l’attribut sublime consistant à reconnaître qu’Il est Créateur, Pourvoyeur, Tout-Puissant et Celui qui rétribue.
Ibn ʿAbbâs a dit : « l’attribut du mal » désigne le Feu, et « l’attribut suprême » le témoignage qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah.
On a dit encore : « Rien ne ressemble à Sa semblable. »
Et l’on a dit : « À Allah appartient l’attribut suprême » est semblable à Sa parole : « Allah est la Lumière des cieux et de la terre ; la parabole de Sa lumière… »
Si l’on objecte : comment se fait-il qu’Il se soit ici attribué le terme « parabole (mathal) » alors qu’Il a dit : « Ne donnez pas à Allah des comparaisons » ?
La réponse est que Sa parole : « Ne donnez pas à Allah des comparaisons » vise les comparaisons qui impliquent les semblables et les défauts ; autrement dit, ne proposez pas pour Allah un exemple qui impliquerait imperfection et assimilation à la création. Quant à « l’attribut suprême », il s’agit de Le décrire par ce qui n’a ni pareil ni équivalent. Qu’Il soit exalté et élevé au-dessus de ce que disent les injustes et les négateurs, d’une élévation immense.
« Et Il est le Tout-Puissant, le Sage » : l’explication de ces Noms a déjà été évoquée.
[Sourate an-Nahl (16), verset 61]
« Si Allah s’en prenait aux hommes pour leurs injustices, Il ne laisserait sur la surface de la terre aucune créature ; mais Il les ajourne jusqu’à un terme fixé. Lorsqu’arrive leur terme, ils ne sauraient le retarder d’une heure ni l’avancer. »
Parole du Très-Haut :
« Si Allah s’en prenait aux hommes pour leurs injustices » : c’est-à-dire pour leur mécréance et leurs calomnies, et qu’Il les châtiait aussitôt.
« Il ne laisserait sur elle » – c’est-à-dire sur la terre, expression elliptique désignant ce qui n’est pas explicitement mentionné – comme l’indique Sa parole « aucune créature », car la créature ne se déplace qu’à la surface de la terre. Le sens visé par « créature » est ici la créature mécréante ; l’énoncé est donc particulier.
On a dit : le sens est que, s’Il avait fait périr les pères pour leur mécréance, les fils n’auraient pas existé.
Et l’on a dit : le verset doit être compris dans toute sa généralité : si Allah tenait réellement les créatures pour responsables de ce qu’elles ont acquis, Il ne laisserait sur