Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Après qu’elle eut rapporté son récit, le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — déclara :
« Quiconque est éprouvé par la naissance de filles et se comporte bien à leur égard, celles-ci seront pour lui un écran contre le Feu. »

Ce ḥadîth montre que les filles constituent une épreuve, mais il indique aussi que la patience envers elles et la bienfaisance à leur égard préservent du Feu.

ʿÂʾicha — qu’Allâh l’agrée — raconta : « Une femme démunie vint à moi portant ses deux filles. Je lui donnai trois dattes ; elle en offrit une à chacune de ses filles et leva la troisième à sa bouche pour la manger, mais ses filles la réclamèrent. Elle partagea alors la datte qu’elle allait manger entre elles deux. Son attitude m’étonna et je la rapportai au Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui —. Il dit : “Allâh — Le Très-Puissant, Le Majestueux — lui a, pour cela, rendu obligatoire le Paradis, ou l’a affranchie ainsi du Feu.” »

Anas ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit :
« Quiconque prend en charge deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge mûr viendra, au Jour de la Résurrection, moi et lui — » et il joignit ses doigts.
Ces deux ḥadîths ont également été authentifiés par Imâm Muslim — qu’Allâh lui fasse miséricorde.

Abû Nuʿaym, le ḥâfiẓ, rapporte, d’après al-Aʿmash, d’après Abû Wâʾil, d’après ʿAbdullâh : le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — a dit :
« Celui qui a une fille, qui l’éduque et parfait son éducation, qui lui enseigne et parfait son instruction, et qui la gratifie des bienfaits qu’Allâh lui a accordés, celle-ci sera pour lui un voile ou un rempart contre le Feu. »

On demanda en mariage la fille d’ʿAqîl ibn ʿUlfa, surnommée “al-Jarbâʾ”. Il répondit :
« Même si l’on m’offrait pour dot
mille (pièces), des esclaves et dix chamelles bien laitières,
le plus aimé de mes “beaux-parents” resterait la tombe ! »

ʿAbdullâh ibn Ṭâhir déclama :
« Pour tout père qui veille sur sa fille, il est, parmi les alliés louables, trois beaux-parents :
– un époux qui prendra soin d’elle,
– un voile (le foyer) qui la mettra à l’abri,
– et une tombe qui la recouvrira ;
le meilleur d’entre eux est la tombe ! »

« Quel détestable jugement que le leur ! »
C’est-à-dire dans le fait d’attribuer les filles à leur Créateur et de se réserver les garçons, comme dans la Parole d’Allâh : « Est-ce donc pour vous les garçons et pour Lui les filles ? Voilà en vérité un partage inique. »

حَدِيثَهَا، فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " مَنْ ابْتُلِيَ مِنَ الْبَنَاتِ بِشَيْءٍ فَأَحْسَنَ إِلَيْهِنَّ كُنَّ لَهُ سِتْرًا مِنَ النَّارِ" . فَفِي هَذَا الْحَدِيثِ مَا يَدُلُّ عَلَى أَنَّ الْبَنَاتِ بَلِيَّةٌ، ثُمَّ أَخْبَرَ أَنَّ فِي الصَّبْرِ عَلَيْهِنَّ وَالْإِحْسَانِ إِلَيْهِنَّ مَا يَقِي مِنَ النَّارِ. وَعَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا أَنَّهَا قَالَتْ: جَاءَتْنِي مِسْكِينَةٌ تَحْمِلُ ابْنَتَيْنِ لَهَا، فَأَطْعَمْتُهَا ثَلَاثَ تَمَرَاتٍ فَأَعْطَتْ كُلَّ وَاحِدَةٍ مِنْهُمَا تَمْرَةً، وَرَفَعَتْ إِلَى فِيهَا تَمْرَةً لِتَأْكُلَهَا فَاسْتَطْعَمَتْهَا ابْنَتَاهَا فَشَقَّتِ التَّمْرَةَ الَّتِي كَانَتْ تُرِيدُ أَنْ تَأْكُلَهَا بَيْنَهُمَا، فَأَعْجَبَنِي شَأْنُهَا، فَذَكَرْتُ الَّذِي صَنَعَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ: " إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ قَدْ أَوْجَبَ لَهَا بِهَا الْجَنَّةَ أَوْ أَعْتَقَهَا بِهَا مِنَ النَّارِ" . وَعَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " مَنْ عَالَ جَارِيَتَيْنِ حَتَّى تَبْلُغَا جَاءَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَنَا وَهُوَ" وَضَمَّ أَصَابِعَهُ، خَرَّجَهُمَا أَيْضًا مُسْلِمٌ رَحِمَهُ اللَّهُ! وَخَرَّجَ أَبُو نُعَيْمٍ الْحَافِظُ مِنْ حَدِيثِ الْأَعْمَشِ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " مَنْ كَانَتْ لَهُ بِنْتٌ فَأَدَّبَهَا فَأَحْسَنَ أَدَبَهَا وَعَلَّمَهَا فَأَحْسَنَ تَعْلِيمَهَا وَأَسْبَغَ عَلَيْهَا مِنْ نِعَمِ اللَّهِ الَّتِي أَسْبَغَ عَلَيْهِ كَانَتْ لَهُ سِتْرًا أَوْ حِجَابًا مِنَ النَّارِ" . وَخُطِبَ إِلَى عَقِيلِ بْنِ عُلْفَةَ ابْنَتُهُ الْجَرْبَاءُ فَقَالَ: إِنِّي وَإِنْ سِيقَ إِلَيَّ الْمَهْرُ ... أَلْفٌ وَعُبْدَانٌ وَخُورٌ «١» عَشْرُ أَحَبُّ أَصْهَارِي إِلَيَّ الْقَبْرُ وَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ طَاهِرٍ: لِكُلِّ أبى بنت يراعى شئونها ... ثَلَاثَةُ أَصْهَارٍ إِذَا حُمِدَ الصِّهْرُ فَبَعْلٌ يُرَاعِيهَا وَخِدْرٌ يُكِنُّهَا ... وَقَبْرٌ يُوَارِيهَا وَخَيْرُهُمُ الْقَبْرُ (أَلا ساءَ مَا يَحْكُمُونَ) أَيْ فِي إِضَافَةِ الْبَنَاتِ إِلَى خَالِقِهِمْ وَإِضَافَةِ الْبَنِينَ إِلَيْهِمْ. نَظِيرُهُ " أَلَكُمُ الذَّكَرُ وَلَهُ الْأُنْثى. تِلْكَ إِذاً قِسْمَةٌ ضِيزى " أي جائرة، وسيأتي «٢» .
(١). الخور: جمع خوارة على غير قياس،. هي الناقة الغزيرة اللبن. (٢). راجع ج ١٧ ص ١٠٢.

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