«Les anges recueillent leurs âmes alors qu’ils sont dans un état de pureté, en disant : “Paix sur vous.”
Ibn Mas‘ûd a dit : Lorsque l’Ange de la Mort vient retirer l’âme du croyant, il dit : “Ton Seigneur te transmet son salut.”
Mujâhid a déclaré : Le croyant reçoit la bonne nouvelle de la droiture de sa descendance après lui, afin que son œil se réjouisse. Nous avons traité cette question dans le “Kitâb at-Tadhkira”, où nous avons rapporté les narrations relatives à ce sujet ; louange à Allâh.
Quant à la parole divine : « Entrez au Paradis », elle comporte deux sens : le premier est qu’il s’agit d’une annonce leur promettant l’entrée au Paradis ; le second est que cette injonction leur sera adressée dans l’Au-delà. – « Pour ce que vous œuvriez », c’est-à-dire pour les actions vertueuses accomplies en ce bas-monde.
« Qu’attendent-ils donc, sinon que les anges leur viennent ou que l’ordre de ton Seigneur survienne ? » (16 : 33).
Ce verset s’adresse aux mécréants : ils n’attendent rien d’autre que la venue des anges pour saisir leurs âmes, alors qu’ils se font tort à eux-mêmes. Al-A‘mach, Ibn Waththâb, Hamza, Al-Kisâ’î et Khalaf ont lu « yatiyahum » (à la troisième personne) ; les autres ont lu « tatiyahum » (à la deuxième personne), comme expliqué précédemment.
« Ou que vienne l’ordre de ton Seigneur » : c’est-à-dire le châtiment — soit la mise à mort, comme au jour de Badr, soit un tremblement de terre ou un enfouissement sur terre. D’autres ont dit : il s’agit du Jour de la Résurrection. En vérité, ces gens n’attendaient pas de tels évènements puisqu’ils n’y croyaient pas ; toutefois, leur refus de la foi a rendu le châtiment inéluctable, si bien que celui-ci leur fut attribué : leur finalité en fut le supplice.
« Ainsi firent ceux qui les ont précédés » : ils persistèrent dans la mécréance et l’ordre d’Allâh les surprit, et ils périrent.
« Allâh ne les a pas lésés », en les châtiant et en les anéantissant, « mais ils se léseront eux-mêmes » par l’association.
« Les atteignirent les conséquences funestes de ce qu’ils avaient œuvré, et ce dont ils se moquaient les cerna. » (16 : 34)