Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Cela indique qu’elles n’entrent pas dans la portée du terme « al-Anʿâm » (les bestiaux).

On a toutefois dit : elles y sont bel et bien incluses, mais Allah les a de nouveau mentionnées, en raison du lien particulier qu’elles ont avec la monte, laquelle est fréquente pour les chevaux, les mulets et les ânes.

Deuxièmement : Les savants ont déclaré qu’Allah – Très-Haut – nous a donné la maîtrise des bestiaux et des montures, qu’Il les a soumises à notre service et nous a permis d’en tirer profit, par miséricorde envers nous. Tout animal que l’être humain possède légitimement et qu’il lui est permis de mettre au service d’autrui peut donc être loué, et cela avec l’unanimité des gens de science, sans aucune divergence. Les règles relatives à la location des montures et des bêtes de somme sont exposées dans les ouvrages de fiqh.

Troisièmement : Il n’existe aucune divergence entre les savants à propos de la possibilité de louer des bêtes de somme ou des montures et de voyager avec elles, conformément à la Parole du Très-Haut : « Elles portent vos fardeaux… » (s. 16, v. 7). Ils ont autorisé qu’un homme loue une bête ou une monture pour se rendre dans telle ville déterminée, même s’il ne précise pas dans quel quartier il y descendra, ni dans combien de points d’eau il fera halte, ni le rythme de marche, ni le nombre d’arrêts prévus sur la route, se contentant, pour tout cela, de l’usage courant entre les gens.

Nos savants ont affirmé que la location suit, quant à ce qui y est licite ou illicite, les mêmes règles que la vente.

Ibn al-Qâsim a dit, au sujet de celui qui loue une monture pour se rendre à tel endroit en contrepartie d’un vêtement « marwî » (teint), sans en préciser les reprises ni la longueur : cela n’est pas valable, car Mâlik n’autorise pas une telle chose dans la vente ; de même, il n’admet pour le prix d’une location que ce qui est admis comme prix dans une vente.

Et je (l’auteur) dis : sur ce point, il n’existe – si Allah le veut – aucune divergence, car il s’agit d’un contrat de location.

Ibn al-Mundhir rapporte le consensus de tous ceux dont l’avis nous est parvenu parmi les gens de science : quiconque loue une bête afin d’y charger dix « qafîz » de blé, puis y charge exactement ce qui a été convenu, et que la bête périt, n’encourt aucune responsabilité. Il en va de même s’il y charge dix « qafîz » d’orge.

Ils ont cependant divergé au sujet de celui qui loue une bête pour y charger dix « qafîz », puis en charge onze.
– Aš-Šâfiʿî et Abû Thawr disent : il est garant de la valeur de la bête et il doit, en outre, le loyer.
– Ibn Abî Laylâ dit : il doit sa valeur, mais aucun loyer ne lui incombe.
– Un troisième avis veut qu’il doive le loyer ainsi qu’une part proportionnelle, à la fois du prix de la location et de la valeur de la bête, équivalente au surplus de charge ; tel est l’avis d’Abû Hanîfa (an-Nuʿmân), Yaʿqûb et Muḥammad.

Ibn al-Qâsim, compagnon de Mâlik, affirme qu’il n’y a pas de garantie à sa charge, d’après l’opinion de Mâlik, si le « qafîz » supplémentaire ne surcharge pas la bête et que l’on sait qu’une telle charge est habituellement supportable

دَلَّ عَلَى أَنَّهَا لَمْ تَدْخُلْ تَحْتَ لَفْظِ الانعام. وقيل: دخلت ولكن أردها بِالذِّكْرِ لِمَا يَتَعَلَّقُ بِهَا مِنَ الرُّكُوبِ، فَإِنَّهُ يَكْثُرُ فِي الْخَيْلِ وَالْبِغَالِ وَالْحَمِيرِ. الثَّانِيَةُ- قَالَ الْعُلَمَاءُ: مَلَّكَنَا اللَّهُ تَعَالَى الْأَنْعَامَ وَالدَّوَابَّ وَذَلَّلَهَا لَنَا، وَأَبَاحَ لَنَا تَسْخِيرَهَا وَالِانْتِفَاعَ بِهَا رَحْمَةً مِنْهُ تَعَالَى لَنَا، وَمَا مَلَكَهُ الْإِنْسَانُ وَجَازَ لَهُ تَسْخِيرُهُ مِنَ الْحَيَوَانِ فَكِرَاؤُهُ لَهُ جَائِزٌ بِإِجْمَاعِ أَهْلِ الْعِلْمِ، لَا اخْتِلَافَ بَيْنَهُمْ فِي ذَلِكَ. وَحُكْمُ كِرَاءِ الرَّوَاحِلِ وَالدَّوَابِّ مَذْكُورٌ فِي كُتُبِ الْفِقْهِ. الثَّالِثَةُ- لَا خِلَافَ بَيْنَ الْعُلَمَاءِ في اكتراء الدواب والرواحل عَلَيْهَا وَالسَّفَرِ بِهَا، لِقَوْلِهِ تَعَالَى: " وَتَحْمِلُ أَثْقالَكُمْ" الْآيَةَ. وَأَجَازُوا أَنْ يُكْرِيَ الرَّجُلُ الدَّابَّةَ وَالرَّاحِلَةَ إِلَى مَدِينَةٍ بِعَيْنِهَا وَإِنْ لَمْ يُسَمِّ أَيْنَ يَنْزِلُ مِنْهَا، وَكَمْ مِنْ مَنْهَلٍ «١» يَنْزِلُ فِيهِ، وَكَيْفَ صِفَةُ سَيْرِهِ، وَكَمْ يَنْزِلُ فِي طَرِيقِهِ، واجتزوا بِالْمُتَعَارَفِ بَيْنَ النَّاسِ فِي ذَلِكَ. قَالَ عُلَمَاؤُنَا: وَالْكِرَاءُ يَجْرِي مَجْرَى الْبُيُوعِ فِيمَا يَحِلُّ مِنْهُ وَيَحْرُمُ. قَالَ ابْنُ الْقَاسِمِ فِيمَنِ اكْتَرَى دَابَّةً إِلَى مَوْضِعِ كَذَا بِثَوْبٍ مَرْوِيٍّ وَلَمْ يَصِفْ رُقْعَتَهُ وَذَرْعَهُ: لَمْ يَجُزْ، لِأَنَّ مَالِكًا لَمْ يجيز هَذَا فِي الْبَيْعِ، وَلَا يُجِيزُ فِي ثَمَنِ الْكِرَاءِ إِلَّا مَا يَجُوزُ فِي ثَمَنِ الْبَيْعِ. قُلْتُ: وَلَا يُخْتَلَفُ فِي هَذَا إِنْ شَاءَ اللَّهُ، لِأَنَّ ذَلِكَ إِجَارَةٍ. قَالَ ابْنُ الْمُنْذِرِ: وَأَجْمَعَ كُلُّ مَنْ يُحْفَظُ عَنْهُ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ عَلَى أَنَّ مَنِ اكْتَرَى دَابَّةً لِيَحْمِلَ عَلَيْهَا عَشَرَةَ أَقْفِزَةٍ قَمْحٍ فَحَمَلَ عَلَيْهَا مَا اشترط فتلفت أن لا شي عَلَيْهِ. وَهَكَذَا إِنْ حَمَلَ عَلَيْهَا عَشَرَةَ أَقْفِزَةٍ شَعِيرٍ. وَاخْتَلَفُوا فِيمَنْ اكْتَرَى دَابَّةً لِيَحْمِلَ عَلَيْهَا عَشَرَةَ أَقْفِزَةٍ فَحَمَلَ عَلَيْهَا أَحَدَ عَشَرَ قَفِيزًا، فَكَانَ الشَّافِعِيُّ وَأَبُو ثَوْرٍ يَقُولَانِ: هُوَ ضَامِنٌ لَقِيمَةِ الدَّابَّةِ وَعَلَيْهِ الْكِرَاءُ. وَقَالَ ابْنُ أَبِي لَيْلَى: عَلَيْهِ قِيمَتُهَا وَلَا أَجْرَ عَلَيْهِ. وَفِيهِ قَوْلٌ ثَالِثٌ- وَهُوَ أَنَّ عَلَيْهِ الْكِرَاءُ وَعَلَيْهِ جُزْءٌ مِنْ أَجْرٍ وَجُزْءٌ مِنْ قِيمَةِ الدَّابَّةِ بِقَدْرِ مَا زَادَ مِنَ الْحِمْلِ، وَهَذَا قَوْلُ النُّعْمَانِ وَيَعْقُوبَ وَمُحَمَّدٍ. وَقَالَ ابْنُ الْقَاسِمِ صَاحِبُ مَالِكٍ: لَا ضَمَانَ عَلَيْهِ فِي قَوْلِ مَالِكٍ إِذَا كَانَ الْقَفِيزُ الزَّائِدُ لَا يَفْدَحُ الدَّابَّةَ، ويعلم أن مثله
(١). المنهل: المشرب، ثم كثر ذلك حتى سميت منازل السفارة على المياه مناهل.

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