[Exégèse de la sourate an-Nahl]
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Il s’agit de l’exégèse de la sourate an-Nahl. Selon al-Ḥasan, ‘Ikrima, ‘Aṭā’ et Jābir, elle est entièrement mecquoise. On l’appelle également « la sourate des Bienfaits » en raison de l’énumération que Dieu y fait de Ses grâces envers Ses serviteurs.
Il a néanmoins été dit qu’elle est mecquoise à l’exception de la parole du Très-Haut :
« Et si vous châtiez, châtiez donc d’une manière équivalente à celle dont on vous a châtiés » – ce verset fut révélé à Médine au sujet de la mutilation infligée à Ḥamza et aux martyrs d’Uḥud –
ainsi que de Sa parole :
« Endure ! Ton endurance n’est que par Allah »,
et de Sa parole :
« Puis, ton Seigneur est, certes, pour ceux qui ont émigré… ».
Quant à Sa parole :
« Et ceux qui ont émigré pour Allah après avoir été lésés… »,
elle est mecquoise, révélée à propos de l’émigration vers l’Abyssinie.
Ibn ‘Abbās a affirmé : « Elle est mecquoise sauf trois versets révélés à Médine après le martyre de Ḥamza : “Et ne troquez pas le pacte d’Allah contre un prix dérisoire… jusqu’à : ‘… la meilleure part de ce qu’ils œuvraient’. »
[Sourate an-Nahl, verset 1]
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
« L’ordre d’Allah est venu ; ne cherchez donc pas à le hâter. Gloire et Pureté à Lui ! Il est Très-Élevé au-dessus de ce qu’ils Lui associent. » (1)
Sa parole – Exalté soit-Il :
« L’ordre d’Allah est venu ; ne le hâtez donc pas ».
On a dit que le verbe « ata (est venu) » revêt ici le sens de « viendra ». C’est comparable à l’expression : « Si tu m’honores, je t’honorerai ». Il a déjà été expliqué que, dans le discours divin, le passé et le futur se valent, car ce qui est annoncé se produira inéluctablement, comme dans Sa parole :
« Les compagnons du Paradis interpelleront les compagnons du Feu… ».
L’« ordre d’Allah » désigne Son châtiment réservé à celui qui persiste dans l’association et le démenti de Son Messager.
Al-Ḥasan, Ibn Jurayj et ad-Ḍaḥḥāk ont dit qu’il s’agit des obligations et des prescriptions apportées par le Coran. Cette opinion est toutefois contestable : aucun récit n’indique qu’un Compagnon ait jamais cherché à hâter les obligations divines avant qu’elles ne leur soient imposées, alors que les demandes de précipiter le châtiment et la punition sont rapportées de nombreux polythéistes de Quraysh.