Lorsqu’il — paix et bénédictions d’Allah sur lui — passa par le site d’al-Ḥijr, pays des Thamûd, il dit :
« N’entrez pas chez ces gens frappés par le châtiment si ce n’est en pleurant. »
Son interdiction de la prière dans les enclos des chameaux, ainsi que tout ce qui est rapporté dans ce chapitre, doit être ramenée aux principes unanimement admis et aux preuves authentiques reçues.
L’imâm, ḥâfiẓ Abû ‘Umar a dit :
« L’avis retenu chez nous, dans ce chapitre, est que cette vallée et tout autre endroit de la terre sont licites pour l’accomplissement de la prière, pourvu qu’on n’y constate pas une souillure avérée qui l’empêche. Aucun sens, donc, aux arguments de ceux qui prétextent que le lieu où l’on a dormi et manqué la prière serait un endroit démoniaque, maudit, où la prière ne devrait pas être établie. Tout ce qui a été rapporté, dans ce domaine, au sujet de l’interdiction de prier dans les cimetières, sur la terre de Bâbil, dans les parcs à chameaux et autres lieux semblables, est, selon nous, abrogé et rejeté par la portée générale de sa parole — paix et bénédictions d’Allah sur lui :
« Toute la terre m’a été rendue lieu de prière et moyen de purification. »
Le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — informa que cela faisait partie de ses privilèges particuliers ; or, d’après les savants, ses privilèges ne peuvent être sujets ni à abrogation, ni à modification, ni à diminution.
Il — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit :
« On m’a accordé cinq choses » — dans une version : six, dans une autre : trois, puis quatre, et leur nombre atteint plus de neuf —, il dit parmi elles :
« Il n’a été accordé à personne avant moi : j’ai été envoyé à tous, rouges et noirs ; la terreur a été placée [dans le cœur de l’ennemi] à une distance d’un mois ; ma communauté a été faite la meilleure des communautés ; les butins m’ont été rendus licites ; la terre m’a été faite lieu de prière et moyen de purification ; j’ai reçu l’intercession ; j’ai été doté de la concision du verbe ; alors que je dormais, on m’a apporté les clefs de la terre et on les a placées dans ma main ; on m’a donné al-Kawthar ; et la prophétie s’est achevée avec moi. »
Ce ḥadith est rapporté par un groupe de Compagnons ; certains en mentionnent une partie, d’autres ce que les premiers n’ont pas cité, et tous sont authentiques. Il est permis d’énumérer d’autres mérites à ses privilèges, mais il n’est pas permis d’en retrancher. Ne vois-tu pas qu’il fut d’abord serviteur avant d’être Prophète, puis Prophète avant d’être Messager, comme cela est rapporté de lui.
Il a dit :
« Je ne sais ce qu’il sera fait de moi ni de vous. »
Puis fut révélé :
« Afin qu’Allah te pardonne tes péchés passés et futurs. »
Il entendit un homme dire : « Ô meilleur des créatures ! », et il répondit : « C’est Ibrâhîm. »
Il dit encore : « Que nul parmi vous ne dise : “Je suis meilleur que Yûnus, fils de Mattâ.” »
Il dit également : « Le noble est Yûsuf fils de Ya‘qûb fils d’Isḥâq fils d’Ibrâhîm — que la paix soit sur eux. »
Puis, après tout cela, il déclara :
« Je suis le seigneur des fils d’Adam, sans vanité. »
Ainsi, ses mérites — paix et bénédictions d’Allah sur lui — n’ont jamais cessé