Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Je dis : Tel est également le statut de l’eau impure et de tout ce qui est pétri avec celle-ci.

Deuxième point : Mâlik a dit : ce qu’il n’est pas licite d’utiliser comme nourriture ou boisson, il est permis de le donner en fourrage aux chameaux et aux bêtes, car celles-ci ne sont pas soumises aux obligations religieuses. Il a tenu le même propos au sujet du miel souillé : on peut en nourrir les abeilles.

Troisième point : Le Messager d’Allah – que les bénédictions et la paix soient sur lui – ordonna que la pâte préparée avec cette eau fût donnée en fourrage aux chameaux, sans commander de la jeter, contrairement à la viande des ânes domestiques le jour de Khaybar. Cela montre que la viande d’âne est plus sévèrement interdite et considérée comme plus impure.

Le Prophète ﷺ ordonna également que le gain du hajjâm (le saigneur) serve à nourrir le chameau de puisage (nâdiḥ) et les esclaves, sans que cela n’implique ni interdiction ni souillure. Aš-Šâfiʿî dit : « Si ce gain avait été illicite, il ne lui aurait pas enjoint de le donner à manger à ses esclaves, car ceux-ci sont, comme lui, concernés par les prescriptions religieuses. »

Quatrième point : Le fait qu’il ﷺ ait ordonné de donner la pâte aux chameaux constitue une preuve qu’il est permis de porter une impureté à ses chiens pour qu’ils la mangent, contrairement à certains de nos condisciples qui l’interdisent et disent : « On lâche les chiens sur l’impureté, mais on ne la leur apporte pas. »

Cinquième point : Son ordre ﷺ de puiser l’eau du « puits de la chamelle » est un argument en faveur de la recherche de bénédiction (tabarruk) par les traces laissées par les Prophètes et les vertueux, même si les siècles ont passé et que leurs vestiges se sont estompés ; de même, le premier cas prouve la réprobation de certaines gens corrompues ainsi que le blâme de leurs demeures et de leurs vestiges. Certes, les choses inanimées ne sont pas responsables, mais ce qui est associé à ce qui est aimé devient aimé, et ce qui est associé à ce qui est haï devient haï, comme le dit Kuthayyir :
« J’aime, par amour pour elle, les Noirs du Soudan,
Au point d’aimer, par amour pour elle, les chiens noirs. »
Et comme l’a dit un autre :
« Je passe devant les demeures, les demeures de Laylâ,
J’embrasse cette paroi et cette paroi ;
Ce ne sont pas ces demeures qui ont passionné mon cœur,
Mais l’amour de celle qui habite ces demeures. »

Sixième point : Certains savants ont interdit d’accomplir la prière dans cet endroit et ont déclaré : « La prière n’y est pas valable, car c’est une terre de courroux et un lieu de colère. » Ibn al-ʿArabî a dit : « Ce lieu fait donc exception à la parole du Prophète ﷺ : “La terre entière m’a été faite comme mosquée et moyen de purification.” Il n’est dès lors permis ni d’y effectuer le tayammum avec sa terre, ni de faire les ablutions avec son eau, ni d’y accomplir la prière. »

قُلْتُ: وَهَكَذَا حُكْمُ الْمَاءِ النَّجِسِ وَمَا يُعْجَنُ بِهِ. وَثَانِيهَا: قَالَ مَالِكٌ: إِنَّ مَا لَا يجوز استعماله من الطعام والشراب يجوز أتعلفه الْإِبِلُ وَالْبَهَائِمُ، إِذْ لَا تَكْلِيفَ عَلَيْهَا، وَكَذَلِكَ قَالَ، فِي الْعَسَلِ النَّجِسِ: إِنَّهُ يُعْلَفَهُ النَّحْلُ. وَثَالِثُهَا- أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِعَلْفِ مَا عُجِنَ بِهَذَا الْمَاءِ الْإِبِلَ، ولم يأمر بطرحه كما أمر لُحُومِ الْحُمُرِ الْإِنْسِيَّةِ يَوْمَ خَيْبَرَ، فَدَلَّ عَلَى أَنَّ لَحْمَ الْحُمُرِ أَشَدُّ. فِي التَّحْرِيمِ وَأَغْلَظُ فِي التَّنْجِيسِ. وَقَدْ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِكَسْبِ الْحَجَّامِ أَنْ يُعْلَفَ النَّاضِحَ «١» وَالرَّقِيقَ، وَلَمْ يَكُنْ ذَلِكَ لِتَحْرِيمِ وَلَا تَنْجِيسٍ. قَالَ الشَّافِعِيُّ: وَلَوْ كَانَ حَرَامًا لَمْ يَأْمُرْهُ أَنْ يُطْعِمَهُ رَقِيقَهُ، لِأَنَّهُ مُتَعَبَّدٌ فِيهِ كَمَا تُعُبِّدَ فِي نَفْسِهِ. وَرَابِعُهَا- فِي أَمْرِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِعَلَفِ الْإِبِلِ الْعَجِينَ دَلِيلٌ عَلَى جَوَازِ حَمْلِ الرَّجُلِ النَّجَاسَةَ إِلَى كِلَابِهِ لِيَأْكُلُوهَا، خِلَافًا لِمَنْ مَنَعَ ذَلِكَ مِنْ أَصْحَابِنَا وَقَالَ: تُطْلَقُ الْكِلَابُ عَلَيْهَا وَلَا يَحْمِلَهَا إِلَيْهِمْ. وَخَامِسُهَا- أَمْرُهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنْ يَسْتَقُوا مِنْ بِئْرِ النَّاقَةِ دَلِيلٌ عَلَى التَّبَرُّكِ بِآثَارِ الْأَنْبِيَاءِ وَالصَّالِحِينَ، وَإِنْ تَقَادَمَتْ أَعْصَارُهُمْ وَخَفِيَتْ آثَارُهُمْ، كَمَا أَنَّ فِي الْأَوَّلِ دَلِيلًا على بعض أَهْلِ الْفَسَادِ وَذَمِّ دِيَارِهِمْ وَآثَارِهِمْ. هَذَا، وَإِنْ كَانَ التَّحْقِيقُ أَنَّ الْجَمَادَاتِ غَيْرُ مُؤَاخَذَاتٍ، لَكِنَّ الْمَقْرُونَ بِالْمَحْبُوبِ مَحْبُوبٌ، وَالْمَقْرُونَ بِالْمَكْرُوهِ الْمَبْغُوضِ مَبْغُوضٌ، كما كُثَيِّرٌ: أُحِبُّ لِحُبِّهَا السُّودَانَ حَتَّى ... أُحِبُّ لِحُبِّهَا سُودَ الْكِلَابِ وَكَمَا قَالَ آخَرُ: أَمُرُّ عَلَى الدِّيَارِ دِيَارِ لَيْلَى ... أُقَبِّلُ ذَا الْجِدَارَ وَذَا الْجِدَارَا وَمَا تِلْكَ «٢» الدِّيَارُ شَغَفْنَ قَلْبِي ... وَلَكِنْ حُبُّ مَنْ سَكَنَ الدِّيَارَا وَسَادِسُهَا- مَنَعَ بَعْضُ الْعُلَمَاءِ الصَّلَاةَ بِهَذَا الْمَوْضِعِ وَقَالَ: لَا تَجُوزُ الصَّلَاةُ فِيهَا لِأَنَّهَا دَارُ سُخْطٍ وَبُقْعَةُ غَضَبٍ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: فَصَارَتْ هَذِهِ الْبُقْعَةُ مُسْتَثْنَاةً مِنْ قَوْلِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " جُعِلَتْ لِيَ الْأَرْضُ مَسْجِدًا وَطَهُورًا" فَلَا يَجُوزُ التَّيَمُّمُ بِتُرَابِهَا وَلَا الْوُضُوءُ مِنْ مَائِهَا وَلَا الصَّلَاةُ
(١). الناضج: البعير يستقى عليه. (٢). الرواية المشهورة:" وما حب الديار". والبيتان لمجنون ليلى. (راجع خزانة الأدب في الشاهد التسعين بعد المائتين).

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