[[Sourate al-Hijr (15), verset 25]]
« Et c’est certes ton Seigneur qui les rassemblera ; Il est, en vérité, Sage, Omniscient. » (25)
Parole du Très-Haut :
« Et c’est certes ton Seigneur qui les rassemblera », c’est-à-dire pour le règlement des comptes et la rétribution.
« Il est, en vérité, Sage, Omniscient » – voir plus haut (1).
[[Sourate al-Hijr (15), verset 26]]
« Nous avons certes créé l’homme d’argile sonnante, issue d’une boue malléable. » (26)
Parole du Très-Haut :
« Nous avons certes créé l’homme », c’est-à-dire Âdam – paix sur lui –,
« d’argile sonnante ». Autrement dit, d’une glaise desséchée, d’après Ibn ‘Abbâs et d’autres.
As-ṣalṣāl : la glaise pure mêlée de sable qui, une fois sèche, résonne ; lorsqu’on la cuit au feu, elle devient poterie (al-fakhkhâr), selon Abû ‘Ubaydah ; tel est l’avis de la majorité des exégètes.
Les hommes de langue ont cité ce vers :
« … à la manière de la course du cheval au hennissement retentissant » (2).
Mujâhid dit : c’est la glaise fétide, avis adopté par al-Kisâ’î. Il explique que l’expression arabe « ṣalla al-laḥm wa aṣalla » signifie : la viande devient nauséabonde, qu’elle soit cuite ou crue, et elle crépite.
Al-Ḥuṭay’ah a dit :
« Voilà un jeune homme qui donne ce qu’il possède ; jamais la viande ne tourne chez lui sous l’effet du ‘ṣulūl’. »
On parle également de « ṭīn ṣallāl » ou « miṣlāl », c’est-à-dire qui résonne lorsqu’on le frappe, comme résonne le fer.
La matière fut d’abord poussière, c’est-à-dire dispersée ; puis, mouillée, elle devint glaise ; ensuite on la laissa jusqu’à ce qu’elle sente et se transforme en boue malléable (ḥama’ masnūn), c’est-à-dire altérée ; enfin elle sécha et devint argile sonnante, selon l’avis majoritaire. L’explication de cela a déjà été donnée dans la sourate « al-Baqarah » (3).
Al-ḥama’ : la terre glaise noire ; de même « al-ḥam’ah » (avec mīm non voyellée).
On dit : « ḥamaytu al-bi’r ḥama’ » (sans voyelle) quand on retire sa boue, et « ḥamayat al-bi’r ḥama’an » (avec voyelle) lorsque sa boue abonde. « Aḥma’tuhā iḥmā’an » signifie : j’ai jeté la boue, selon Ibn as-Sikkīt.
Abû ‘Ubaydah dit : « al-ḥam’ah » (avec mīm non voyellée) est au modèle de « al-kam’ah » ; son pluriel est « ḥama’ », comme « tamrah/tamr ». « Al-ḥama’ » est aussi un nom d’action (maṣdar) – à l’instar de « hala‘ » ou « jaza‘ » – avant d’être employé pour désigner la chose même. « Al-masnūn » signifie : altéré.
Ibn ‘Abbâs dit : « Il s’agit de la terre humide et nauséabonde. »