Il a interdit al-majr, c’est-à-dire la vente de ce qui se trouve dans les ventres des femelles. Il a également prohibé les madâmîn et les malâqîḥ.
Abû ʿUbayd a dit : « Les madâmîn désignent ce qui est dans les matrices, à savoir les fœtus, et les malâqîḥ ce qui est dans les reins des mâles. » C’est aussi l’avis de Saʿîd Ibn al-Musayyab et d’autres.
Il a cependant été rapporté, à l’inverse, que les madâmîn désignent ce qui est dans les reins des chameaux, et les malâqîḥ ce qui est dans les ventres des femelles. Tel est l’avis d’Ibn Ḥabîb et d’autres. Quoi qu’il en soit, les savants musulmans sont unanimes à juger cela illicite.
Al-Muzanî rapporte d’Ibn Hishâm, comme preuve que les malâqîḥ désignent ce qui est dans les ventres, ce vers d’un Bédouin :
« Mon espoir : des femelles porteuses dans les entrailles…
Elles mettront bas, après un certain temps, ce qu’elles auront conçu. »
Al-Jawharî cite également, à titre de témoignage, le vers du rājiz :
« Nous avons vu que chasser les chamelles errantes
Vaut mieux que les plaintes et les requêtes,
Et qu’au terme de l’année, et l’année suivante,
Une chamelle vieille et déjà pleine portera un fœtus en son ventre. »
Parole du Très-Haut : « Puis Nous avons fait descendre du ciel » — c’est-à-dire des nuages ; tout ce qui est au-dessus de toi et te fait ombre est appelé « ciel ». D’autres disent : « depuis la direction du ciel ». Le terme « eau » signifie ici la pluie.
« Et Nous vous l’avons fait boire » : Nous avons destiné cette pluie à votre boisson, à l’abreuvement de vos troupeaux et à l’irrigation de vos terres.
Il est dit que saqâ et asqâ ont le même sens ; d’autres établissent une distinction, cela a déjà été traité.
« Et vous n’en êtes pas les intendants » : ses réserves ne sont pas entre vos mains ; c’est Nous qui en sommes les gardiens : Nous la faisons descendre quand Nous le voulons et la retenons quand Nous le voulons. Il en est de même dans Sa parole : « Et Nous avons fait descendre du ciel une eau purificatrice » et « Nous avons fait descendre du ciel une eau avec mesure; puis Nous l’avons installée dans la terre, et Nous sommes certes capables de la faire disparaître ».
Sufyân a dit : « Vous ne sauriez empêcher la pluie. »
Parole du Très-Haut : « Et c’est bien Nous qui faisons vivre et mourir, et Nous sommes les héritiers » (15 : 23), c’est-à-dire de la terre et de ceux qui l’habitent ; il ne restera rien en dehors de Nous. De même : « C’est Nous qui hériterons la terre et ceux qui s’y trouvent, et c’est vers Nous qu’ils seront ramenés. » Ainsi, la souveraineté de toute chose appartient à Allah — exalté soit-Il — mais Il a accordé à Ses serviteurs des possessions ; lorsqu’ils meurent, ces possessions prennent fin.