Troisièmement – Parole du Très-Haut :
« … d’une partie de ma descendance… »
La préposition « min » dans l’expression « min dhurriyyatî » est ici partitive : « j’ai installé une partie de ma descendance », c’est-à-dire Ismâʿîl et sa mère, car Is-ḥâq se trouvait au Shâm. D’autres ont dit qu’il s’agit d’une particule de liaison, au sens de : « j’ai installé toute ma descendance ».
Quatrièmement – Parole du Très-Haut :
« … près de Ta Maison sacrée… »
Ceci prouve que la Maison existait déjà, selon les récits, avant le Déluge ; ce sens a été exposé dans la sourate « Al-Baqarah ». Allâh a rattaché la Maison à Lui-même parce que nul autre que Lui ne la possède, et Il l’a qualifiée de « sacrée », c’est-à-dire qu’y sont interdits ce qui, ailleurs, est licite, tels que les rapports charnels et la levée des interdits. On a également dit : elle est interdite aux tyrans, à toute profanation de son inviolabilité ou à tout manque de respect envers son droit, propos rapportés de Qatâdah et d’autres. Cette question a déjà été abordée dans la sourate « Al-Mâ’idah ».
Cinquièmement – Parole du Très-Haut :
« Ô notre Seigneur, afin qu’ils accomplissent la prière. »
Allâh a isolé la prière du reste des prescriptions religieuses en raison de son mérite et de sa place éminente ; elle constitue le pacte d’Allâh auprès des serviteurs. Le Messager d’Allâh – que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui – a dit : « Cinq prières qu’Allâh a prescrites aux serviteurs… » (hadith). La lettre lâm dans « li-yuqîmû as-salâh » est la lâm de finalité (lâm kay) ; telle est l’apparence la plus évidente et elle se rattache au verbe « askantu » (j’ai installé). Il est toutefois possible qu’il s’agisse d’une lâm du commandement, comme s’il implorait Allâh de leur accorder Sa protection et de les assister dans l’accomplissement de la prière.
Sixièmement – Ce verset sous-entend que la prière à La Mecque est meilleure que la prière ailleurs, car le sens de « Ô notre Seigneur, afin qu’ils accomplissent la prière » est : je les ai installés près de Ta Maison sacrée pour qu’ils y accomplissent la prière. Les savants ont divergé à savoir si la prière à La Mecque est supérieure à celle accomplie dans la Mosquée du Prophète – que la prière et la paix d’Allâh soient sur lui. La majorité des traditionnistes estiment que la prière dans la Mosquée sacrée est supérieure à la prière dans la Mosquée du Messager d’Allâh, conformément au hadith :
« Une prière dans cette mosquée-ci est meilleure que mille prières dans toute autre mosquée, à l’exception de la Mosquée sacrée ; et une prière dans la Mosquée sacrée est meilleure qu’une prière dans ma mosquée de cent prières. »
L’imâm, le ḥâfidh Abû ʿUmar a dit : Ce hadith est rapporté avec chaîne continue par Habîb al-Muʿallim, d’après ʿAtâʾ ibn Abî Rabâh, d’après ʿAbd Allâh ibn az-Zubayr ; il l’a transmis de façon excellente, sans altération ni dans la formulation ni dans le sens, et il était digne de confiance. Ibn Abî Khaythamah a dit : « J’ai entendu … »