On a dit : la particule « min » marque ici le remplacement ; elle n’est ni superfétatoire ni partitive, c’est-à-dire que le pardon vient se substituer aux péchés.
« … et qu’Il vous accorde un délai jusqu’à un terme fixé » : il s’agit de la mort, de sorte qu’Il ne vous châtie pas dans ce bas monde.
Ils dirent : « Vous n’êtes – c’est-à-dire, vous n’êtes rien d’autre que – des êtres humains semblables à nous quant à l’apparence et à la forme ; vous mangez de ce que nous mangeons, buvez de ce que nous buvons, et vous n’êtes point des anges.
« Vous voulez nous détourner de ce que nos pères adoraient » – les idoles et les faux dieux – « apportez-nous donc une preuve évidente », c’est-à-dire un argument manifeste. Or cette demande de leur part était insensée, car jamais les Messagers n’ont appelé [les gens] sans être accompagnés de miracles.
Parole du Très-Haut : « Leurs Messagers leur dirent : Nous ne sommes que des êtres humains comme vous », c’est-à-dire quant à l’apparence et à la forme, comme vous le dites.
« Mais Allah favorise qui Il veut parmi Ses serviteurs » : Il l’honore par la prophétie. – D’autres ont dit : Il le gratifie de succès, de sagesse, de connaissance et de guidée. – Sahl ibn ‘Abd-Allah a déclaré : Il le comble par la récitation du Coran et la compréhension de son contenu. – Je dis : voilà une parole pleine de justesse.
At-Tabarî rapporte, d’après Ibn ‘Umar : « Je dis à Abû Dharr : Ô oncle, conseille-moi. – Il répondit : J’ai interrogé le Messager d’Allah – qu’Allah le bénisse et le salue – comme tu m’interroges, et il m’a dit : “Il n’est pas de jour, pas de nuit, pas même d’instant, sans qu’Allah y accorde une aumône dont Il gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs ; et Allah n’a jamais comblé Ses serviteurs d’un bienfait plus grand que de leur inspirer Son rappel.” »
« Il ne nous appartient pas de vous apporter une preuve » – un argument ou un signe miraculeux – « si ce n’est avec la permission d’Allah », c’est-à-dire selon Sa volonté ; cela ne relève pas de notre pouvoir, et personne n’est tenu de produire ce qu’il ne peut réaliser.
« C’est donc en Allah que les croyants doivent placer leur confiance » : le sens de cette expression a déjà été expliqué.