Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Et quiconque les suit, conformément à Sa parole : « Et quiconque Allah égare », et de même Son propos : « وَصُدُّوا ». La majorité des lecteurs (récitateurs) s’arrêtent sur la consonne dāl, sans prononcer le yā’, tout comme dans « الأموالِ » et « واقٍ », car, lorsque tu dis d’un homme : « voici un qâḍٍ (juge), un wâlٍ (gouverneur) ou un hâdٍ (guide) », on retranche le yā’ parce qu’il est atone et qu’il rencontre la tanwîn. On a également lu avec maintien du yā’ : « فما له من هادِي », « والِي » et « واقِي », selon l’usage de ceux qui disent : « voici un dâʿِي, un wâlِي, un wâqِي », en y maintenant le yā’ ; en effet, la suppression du yā’ en situation de liaison vient de sa rencontre avec la tanwîn, tandis que, dans la pause, cette cause disparaît ; on rétablit donc le yā’, ce qui donne hâdī, wâlī et wâqī.

Al-Khalîl a dit, à propos de l’interpellation de « qâḍٍ » : on dira « yâ qâḍī », en maintenant le yā’, car il n’y a pas de tanwîn dans l’appel, de même qu’il n’y en a pas dans « dâʿī » ou « mutaʿâlī ».

Parole du Très-Haut :

« Pour eux il y a un châtiment dans la vie d’ici-bas » : pour les polythéistes qui détournent (les gens), sous la forme du meurtre, de la capture, de l’emprisonnement, ainsi que d’autres maladies et calamités.

« Et certes le châtiment de l’au-delà est plus pénible » : c’est-à-dire plus dur, comme dans ton expression : « telle chose m’a été pénible (shaqqa ʿalayya). »

« Et ils n’auront contre Allah aucun protecteur » : c’est-à-dire nul défenseur qui les préserve de Son châtiment, ni aucun repoussoir ; le min est ici surérogatoire.

[Sourate ar-Raʿd, 13 : 35]

« L’image du Paradis promis aux gens pieux : des rivières coulent au-dessous d’elle, ses fruits sont permanents, ainsi que son ombre. Telle est la fin de ceux qui ont la taqwâ, tandis que la fin des mécréants est le Feu. »

Parole du Très-Haut :

« L’image du Paradis promis aux pieux… »
Les grammairiens ont divergé sur l’élévation de « mathalu ». Sîbawayh dit : il est au nominatif par le sujet initial, tandis que le prédicat est omis ; le sens est : « Et dans ce qui vous est récité se trouve la description du Paradis. »

Al-Khalîl dit : il est au nominatif par le sujet initial, et son prédicat est : « des rivières coulent au-dessous d’elle », c’est-à-dire que la description du Paradis promis aux pieux est qu’il s’y écoule des rivières. Cela ressemble à ta phrase : « Ma parole : “Zayd se lève” », où « ma parole » est le sujet initial et « Zayd se lève » en est le prédicat. L’emploi de « mathal » au sens de « description » existe, comme dans la parole d’Allah : « Telle est leur description dans la Torah, et leur description dans l’Évangile » (al-Fath : 29), et : « À Allah appartient la plus haute description » (an-Naḥl : 60), c’est-à-dire l’attribut suprême.

Abû ʿAlî l’a cependant contesté en disant : on n’a pas entendu « mathal » avec le sens de « description » ; son sens est uniquement celui de « ressemblance ». Ne vois-tu pas qu’il fonctionne ainsi dans ses différents emplois ? Ils disent, par exemple : « Je suis passé auprès d’un homme tel que toi (mathalika) », tout comme tu dis : « Je suis passé auprès d’un homme qui te ressemble (shabahika). » Il ajoute que cela s’avère aussi incorrect du point de vue du sens, car l’image

وَمَنْ تَابَعَهُمْ، لِقَوْلِهِ: " وَمَنْ يُضْلِلِ اللَّهُ" فَكَذَلِكَ قَوْلُهُ: " وَصُدُّوا" . وَمُعْظَمُ الْقُرَّاءِ يَقِفُونَ عَلَى الدَّالِ من غير الياء، وكذلك " الْأَمْوالِ" وَ " واقٍ "، لِأَنَّكَ تَقُولُ فِي الرَّجُلِ: هَذَا قَاضٍ وَوَالٍ وَهَادٍ، فَتُحْذَفُ الْيَاءُ لِسُكُونِهَا وَالْتِقَائِهَا مع التنوين. وقرى " فما له من هادي" ، " وَالِي" وَ " وَاقِي" بِالْيَاءِ، وَهُوَ عَلَى لُغَةِ من يقول: هذا داعي ووالى وَوَاقِي بِالْيَاءِ، لِأَنَّ حَذْفَ الْيَاءِ فِي حَالَةِ الْوَصْلِ لِالْتِقَائِهَا مَعَ التَّنْوِينِ، وَقَدْ أَمِنَّا هَذَا فِي الْوَقْفِ، فَرُدَّتِ الْيَاءُ فَصَارَ هَادِي وَوَالِي وَوَاقِي. وَقَالَ الْخَلِيلُ فِي نِدَاءِ قَاضٍ: يَا قَاضِي بِإِثْبَاتِ الْيَاءِ، إِذْ لَا تَنْوِينَ مَعَ النِّدَاءِ، كَمَا لَا تَنْوِينَ فِي نَحْوِ الدَّاعِي وَالْمُتَعَالِي. قَوْلُهُ تَعَالَى: (لَهُمْ عَذابٌ فِي الْحَياةِ الدُّنْيا) أَيْ لِلْمُشْرِكِينَ الصَّادِّينَ، بِالْقَتْلِ وَالسَّبْيِ وَالْإِسَارِ، وَغَيْرِ ذَلِكَ مِنَ الْأَسْقَامِ وَالْمَصَائِبِ. (وَلَعَذابُ الْآخِرَةِ أَشَقُّ) أَيْ أَشَدُّ، مِنْ قَوْلِكَ: شَقَّ عَلَيَّ كَذَا يَشُقُّ. (وَما لَهُمْ مِنَ اللَّهِ مِنْ واقٍ) أَيْ مَانِعٍ يَمْنَعُهُمْ مِنْ عَذَابِهِ وَلَا دافع. و " مِنَ " زائدة. [[سورة الرعد (١٣) : آية ٣٥]] مَثَلُ الْجَنَّةِ الَّتِي وُعِدَ الْمُتَّقُونَ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الْأَنْهارُ أُكُلُها دائِمٌ وَظِلُّها تِلْكَ عُقْبَى الَّذِينَ اتَّقَوْا وَعُقْبَى الْكافِرِينَ النَّارُ (٣٥) قَوْلُهُ تَعَالَى: (مَثَلُ الْجَنَّةِ الَّتِي وُعِدَ الْمُتَّقُونَ) اخْتَلَفَ النُّحَاةُ فِي رَفْعِ " مَثَلُ" فَقَالَ سِيبَوَيْهِ: ارْتَفَعَ بِالِابْتِدَاءِ وَالْخَبَرُ مَحْذُوفٌ، وَالتَّقْدِيرُ: وَفِيمَا يُتْلَى عَلَيْكُمْ مَثَلُ الْجَنَّةِ. وَقَالَ الْخَلِيلُ: ارْتَفَعَ بِالِابْتِدَاءِ وَخَبَرُهُ " تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الْأَنْهارُ" أَيْ صِفَةُ الْجَنَّةِ الَّتِي وُعِدَ الْمُتَّقُونَ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الْأَنْهَارُ، كَقَوْلِكَ: قَوْلِي يَقُومُ زَيْدٌ، فَقَوْلِي مُبْتَدَأٌ، وَيَقُومُ زَيْدٌ خَبَرُهُ، وَالْمَثَلُ بِمَعْنَى الصِّفَةِ مَوْجُودٌ، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: " ذلِكَ مَثَلُهُمْ فِي التَّوْراةِ وَمَثَلُهُمْ فِي الْإِنْجِيلِ" «١» [الفتح: ٢٩] وقال: " وَلِلَّهِ الْمَثَلُ الْأَعْلى " «٢» [النحل: ٦٠] أَيِ الصِّفَةُ الْعُلْيَا، وَأَنْكَرَهُ أَبُو عَلِيٍّ وَقَالَ: لَمْ يُسْمَعْ مَثَلُ بِمَعْنَى الصِّفَةِ، إِنَّمَا مَعْنَاهُ الشَّبَهُ، أَلَا تَرَاهُ يَجْرِي مَجْرَاهُ فِي مَوَاضِعِهِ وَمُتَصَرِّفَاتِهِ، كَقَوْلِهِمْ: مَرَرْتُ بِرَجُلٍ مَثَلِكَ، كَمَا تَقُولُ: مَرَرْتُ بِرَجُلٍ شَبَهِكَ، قَالَ: وَيَفْسُدُ أَيْضًا مِنْ جهة المعنى، لأن مثلا
(١). راجع ج ١٦ ص ١٩٢. (٢). راجع ج ١٠ ص ١١٩.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies