qu’ils rédigent l’acte de la trêve.
Le Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – dit alors à ʿAlî :
« Écris : “Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.” »
Suhayl ibn ʿAmr et les polythéistes répliquèrent : « Nous ne connaissons de “Miséricordieux” que l’homme du Yamâma », faisant allusion à Musaylima le menteur. « Écris plutôt : “En Ton nom, ô Allah.” » C’est ainsi que l’on écrivait à l’époque de la Jâhiliyya.
Le Prophète – que la bénédiction et la paix d’Allah soient sur lui – dit alors à ʿAlî :
« Écris : “Voici ce sur quoi s’est accordé Muhammad, Messager d’Allah.” »
Les polythéistes de Quraysh protestèrent : « Si réellement tu étais le Messager d’Allah et que nous t’avions combattu et empêché [d’entrer à La Mecque], nous t’aurions alors lésé. Écris plutôt : “Voici ce sur quoi s’est accordé Muhammad fils de ʿAbd-Allah.” »
Les compagnons du Prophète dirent alors : « Laisse-nous les combattre ! »
Il répondit : « Non, mais écris ce qu’ils exigent. »
C’est à cette occasion que le verset fut révélé.
Ibn ʿAbbâs dit : « Il fut révélé au sujet des mécréants de Quraysh, lorsque le Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – leur dit : “Prosternez-vous devant le Tout-Miséricordieux” (al-Furqân, 60). Ils dirent : “Qu’est donc le Miséricordieux ?” – et le verset fut révélé. »
Dis-leur, ô Muhammad, au sujet de Celui que vous niez :
« Il est mon Seigneur ; point de divinité en dehors de Lui. »
Nul ne mérite l’adoration en dehors de Lui ; Il est Unique en Son Essence, même si Ses Noms et Attributs sont multiples.
« En Lui je place ma confiance » : je m’en remets à Lui et me fie à Lui.
« Et vers Lui est mon retour » : c’est à Lui que je reviendrai demain ; aujourd’hui déjà, je m’en remets à Lui et me fie à Lui, satisfait de Son décret et soumis à Son ordre.
On rapporte également qu’Abû Jahl entendit le Messager d’Allah – que la bénédiction et la paix d’Allah soient sur lui – invoquer dans le ḥijr en disant : « Ô Allah, ô Miséricordieux ! » Il déclara alors : « Muhammad nous interdit d’adorer plusieurs divinités et le voilà qui invoque deux dieux ! » Le verset fut donc révélé, ainsi que la parole d’Allah : « Dis : Invoquez Allah ou invoquez le Miséricordieux » (al-Isrâ’, 110).
[Coran, s. ar-Raʿd, 13 : 31]
« Et même si un Coran suffisait à mettre les montagnes en marche, à fendre la terre ou à faire parler les morts ! Mais l’ordre tout entier appartient à Allah. Les croyants n’ont-ils donc pas compris que, si Allah avait voulu, Il aurait guidé tous les hommes ? Quant aux mécréants, un fléau, conséquence de leurs actes, ne cesse de les atteindre ou de s’abattre tout près de leurs demeures, jusqu’à ce que survienne la promesse d’Allah ; certes, Allah ne manque jamais à Sa promesse. »
Parole d’Allah, Très-Haut :
« Et même si un Coran suffisait à mettre les montagnes en marche… » – Ce verset se rattache à Sa parole : « Pourquoi donc n’a-t-on pas fait descendre sur lui un signe de la part de son Seigneur ? » (Yûnus, 20). En effet, un groupe de polythéistes mecquois, parmi lesquels Abû Jahl et ʿAbd-Allah ibn Abî Umayya, tous deux de la tribu des Makhzûm,