Sa parole – qu’Il soit exalté :
« Et ceux qui ont mécru disent : “Pourquoi ne lui a-t-on pas fait descendre un signe de la part de son Seigneur ?” »
Allah – qu’Il soit exalté – a déjà montré en divers passages que le fait d’exiger des miracles supplémentaires des Messagers relève de l’ignorance, lorsqu’on a déjà vu un signe unique suffisant à attester leur véracité. Celui qui tint ces propos fut ʿAbd Allâh ibn Abî Umayya et ses compagnons, lorsqu’ils réclamèrent au Prophète – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – d’autres prodiges.
« Dis : Certes Allah égare qui Il veut » : c’est-à-dire, tout comme Il vous a égarés après avoir fait descendre des signes et vous avoir privés de la faculté d’en tirer argument, Il vous égarera aussi lorsque d’autres signes paraîtront.
« Et Il guide vers Lui celui qui se repent » : c’est-à-dire celui qui revient (à la vérité). Le pronom « vers Lui » renvoie soit à la Vérité, soit à l’Islam, soit à Allah – qu’Il soit exalté ; sous-entendu : Il guide vers Sa religion et vers Son obéissance celui qui revient à Lui de tout cœur. D’autres ont dit : le pronom revient au Prophète – que la paix soit sur lui.
Sa parole – qu’Il soit exalté :
« ceux qui ont cru » : le mot « ceux » est à l’accusatif, car il constitue l’objet ; c’est-à-dire : Allah guide ceux qui ont cru. On a également dit qu’il s’agit d’un substitut de « celui qui se repent », et il est alors, lui aussi, à l’accusatif.
« et dont les cœurs s’apaisent par le rappel d’Allah » : ils se tranquillisent et trouvent la sérénité dans l’unicité d’Allah. Qatâda a dit : leurs cœurs sont perpétuellement rassurés par la mention d’Allah sur leurs langues. Mujâhid, Qatâda et d’autres ont dit : par le Coran. Sufyân ibn ʿUyayna : par Son commandement. Muqâtil : par Sa promesse. Ibn ʿAbbâs : par le serment prononcé en Son Nom, ou bien ils se tranquillisent par la mention de Sa grâce et de Ses bienfaits, tout comme ils sont saisis de crainte à la mention de Sa justice, de Sa revanche et de Son décret.
On a encore dit : « par le rappel d’Allah » ; c’est-à-dire qu’ils évoquent Allah et méditent Ses signes, si bien qu’ils discernent parfaitement l’étendue de Sa puissance.
« N’est-ce point par le rappel d’Allah que les cœurs s’apaisent ? » : il s’agit des cœurs des croyants. Ibn ʿAbbâs a dit : ceci concerne le serment ; lorsque leur adversaire prête serment au Nom d’Allah, leur cœur se tranquillise. D’autres ont dit : par l’obéissance à Allah ; ou par la récompense d’Allah ; ou par la promesse d’Allah. Mujâhid a dit : il s’agit des compagnons du Prophète – paix sur lui.
[ Sourate ar-Raʿd, 13 : 29 ]
« Ceux qui ont cru et accompli les œuvres pies, bonheur pour eux (Ṭûbā lahum) et excellente demeure finale. »
Sa parole – qu’Il soit exalté :
« Ceux qui ont cru et accompli les œuvres pies : bonheur pour eux » est un sujet et son prédicat. On a également compris : « À eux appartient Ṭûbā », si bien que « Ṭûbā » est alors au nominatif en tant que sujet, mais il est également possible de le considérer à l’accusatif si l’on sous-entend : « Allah a accordé… »