Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Allah prit un pacte envers Ses serviteurs lorsqu’Il les fit sortir des reins de leur père Adam.

Al-Qaffâl dit : « Il s’agit de ce qui a été implanté dans leurs intelligences comme preuves de l’Unicité (at-Tawḥîd) et de la prophétie. »

Deuxièmement : Abû Dâwûd et d’autres ont rapporté d’après ʿAwf ibn Mâlik :
« Nous étions auprès du Messager d’Allah — paix et salut sur lui — au nombre de sept, ou huit, ou neuf. Il nous dit : “Ne voulez-vous pas prêter serment d’allégeance au Messager d’Allah ?”

Or nous venions tout récemment de prêter serment.
Nous répondîmes : “Nous t’avons déjà prêté allégeance.”
Il répéta la question trois fois, puis nous tendîmes nos mains et nous lui prêtâmes serment. L’un de nous dit alors : “Ô Messager d’Allah, nous t’avons certes déjà prêté allégeance ; sur quoi allons-nous renouveler cette baiʿa ?”

Il répondit : “À adorer Allah sans rien Lui associer, à accomplir les cinq prières, à écouter et obéir.” — Puis il confia, d’une voix à peine audible, cette parole : “Ne demandez rien aux gens.”

Le narrateur poursuit : « Il arrivait que l’un de ces hommes laisse tomber son fouet ; il ne demandait à personne de le lui ramasser. »

Ibn al-ʿArabî dit : « Parmi les plus grands engagements mentionnés, figure celui de ne rien demander à autre qu’Allah. Abû Ḥamza al-Khurasânî, l’un des grands dévots, apprit que des gens avaient prêté serment au Prophète — paix et salut sur lui — de ne rien demander à personne. Il déclara alors :
“Seigneur, ces hommes ont fait un pacte avec Ton Prophète alors qu’ils le voyaient ; pour ma part, je Te fais le pacte de ne rien demander à quiconque.”

Il prit la route du pèlerinage depuis la Syrie, en direction de La Mecque. Une nuit, pour une raison quelconque, il s’attarda derrière ses compagnons, puis se mit à leur suite. En marchant, il tomba dans un puits au bord de la route. Parvenu au fond, il s’écria :
“Qu’on me vienne en aide ! Peut-être quelqu’un m’entendra…”
Puis il se ravisa : “Celui avec Qui j’ai conclu le pacte me voit et m’entend. Par Allah ! je n’adresserai pas un mot aux créatures.”

Il ne s’écoula que peu de temps avant qu’un groupe de voyageurs ne passe près de ce puits. En le voyant au bord du chemin, ils dirent : “Il faudrait boucher ce puits.” Ils coupèrent alors du bois, le placèrent à l’ouverture du puits et le recouvrirent de terre.

Voyant cela, Abû Ḥamza s’exclama : “Voilà la perdition !” Il fut sur le point d’appeler à l’aide, puis se dit : “Par Allah ! je n’en sortirai jamais.”
Il se reprit et se dit : “N’as-tu pas fait un pacte avec Celui qui te voit ?” Il se tut donc et se remit à Allah, adossé au fond du puits, méditant sur sa situation.

Soudain, de la terre tomba sur lui, les madriers furent ôtés, et il entendit une voix : “Donne-moi ta main !”
“Je lui tendis la main, raconte-t-il, et d’un seul mouvement il me hissa jusqu’à l’orifice du puits ; je sortis, mais ne vis personne. Puis j’entendis une voix dire :
‘Comment trouves-tu le fruit du tawakkul (de la confiance en Allah) ?’ »

Et il déclama :

اللَّهُ عَلَى عِبَادِهِ حِينَ أَخْرَجَهُمْ مِنْ صُلْبِ أَبِيهِمْ آدَمَ. وَقَالَ الْقَفَّالُ: هُوَ مَا رُكِّبَ فِي عُقُولِهِمْ مِنْ دَلَائِلَ التَّوْحِيدِ وَالنُّبُوَّاتِ. الثَّانِيَةُ- رَوَى أَبُو دَاوُدَ وَغَيْرُهُ عَنْ عَوْفِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ: كُنَّا عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَبْعَةٌ أَوْ ثَمَانِيَةٌ أَوْ تِسْعَةٌ فَقَالَ: " أَلَا تُبَايِعُونَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ" وَكُنَّا حَدِيثَ عَهْدٍ بِبَيْعَةٍ «١» فَقُلْنَا: قَدْ بَايَعْنَاكَ [حَتَّى قَالَهَا ثَلَاثًا، فَبَسَطْنَا أَيْدِيَنَا فَبَايَعْنَاهُ، فَقَالَ قَائِلٌ: يَا رَسُولَ اللَّهِ! إِنَّا قَدْ بَايَعْنَاكَ «٢» ] فَعَلَى مَاذَا نُبَايِعُكَ؟ قَالَ: " أَنْ تَعْبُدُوا اللَّهَ وَلَا تُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا وَتُصَلُّوا الصَّلَوَاتِ الْخَمْسَ وَتَسْمَعُوا وَتُطِيعُوا- وَأَسَرَّ كَلِمَةً خَفِيَّةً- قَالَ: لَا تَسْأَلُوا النَّاسَ شَيْئًا" . قَالَ: وَلَقَدْ كَانَ بَعْضُ أُولَئِكَ النَّفَرُ يَسْقُطُ- سَوْطُهُ فَمَا يَسْأَلُ أَحَدًا أَنْ يُنَاوِلَهُ إِيَّاهُ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: مِنْ أَعْظَمِ الْمَوَاثِيقِ فِي الذِّكْرِ أَلَّا يُسْأَلَ سِوَاهُ، فَقَدْ كَانَ أَبُو حَمْزَةَ الْخُرَاسَانِيُّ مِنْ كِبَارِ الْعُبَّادِ سَمِعَ أَنَّ أُنَاسًا بَايَعُوا رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَلَّا يَسْأَلُوا أَحَدًا شَيْئًا، الْحَدِيثَ، فَقَالَ أَبُو حَمْزَةَ: رَبِّ! إِنَّ هَؤُلَاءِ عَاهَدُوا نَبِيَّكَ إِذْ رَأَوْهُ، وَأَنَا أُعَاهِدُكَ أَلَّا أَسْأَلَ أَحَدًا شَيْئًا، قَالَ: فَخَرَجَ حَاجًّا مِنَ الشَّامِ يُرِيدُ مَكَّةَ فَبَيْنَمَا هُوَ يَمْشِي فِي الطَّرِيقِ مِنَ اللَّيْلِ إِذْ بَقِيَ عَنْ أَصْحَابِهِ لِعُذْرٍ ثُمَّ أَتْبَعَهُمْ، فَبَيْنَمَا هُوَ يَمْشِي إِلَيْهِمْ إِذْ سَقَطَ فِي بِئْرٍ عَلَى حَاشِيَةِ الطَّرِيقِ، فَلَمَّا حَلَّ فِي قَعْرِهِ قَالَ: أَسْتَغِيثُ لَعَلَّ أَحَدًا يَسْمَعُنِي. ثُمَّ قَالَ: إِنَّ الَّذِي عَاهَدْتُهُ يَرَانِي وَيَسْمَعُنِي، وَاللَّهِ! لَا تَكَلَّمْتُ بِحَرْفٍ لِلْبَشَرِ، ثُمَّ لَمْ يَلْبَثْ إِلَّا يَسِيرًا إِذْ مَرَّ بِذَلِكَ الْبِئْرِ نَفَرٌ، فَلَمَّا رَأَوْهُ عَلَى حَاشِيَةِ الطَّرِيقِ قَالُوا: إِنَّهُ لَيَنْبَغِي سَدُّ هَذَا الْبِئْرِ، ثُمَّ قَطَعُوا خَشَبًا وَنَصَبُوهَا عَلَى فَمِ الْبِئْرِ وَغَطَّوْهَا بِالتُّرَابِ، فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ أَبُو حَمْزَةَ قَالَ: هَذِهِ مَهْلَكَةٌ، ثُمَّ أَرَادَ أَنْ يَسْتَغِيثَ بِهِمْ، ثُمَّ قَالَ: وَاللَّهِ! لَا أَخْرُجُ مِنْهَا أَبَدًا، ثُمَّ رَجَعَ إِلَى نَفْسِهِ فَقَالَ: أَلَيْسَ قَدْ عَاهَدْتَ مَنْ يَرَاكَ؟ فَسَكَتَ وَتَوَكَّلَ، ثُمَّ اسْتَنَدَ فِي قَعْرِ الْبِئْرِ مُفَكِّرًا فِي أَمْرِهِ، فَإِذَا بِالتُّرَابِ يَقَعُ عَلَيْهِ، وَالْخَشَبِ يُرْفَعُ عَنْهُ، وَسَمِعَ فِي أَثْنَاءِ ذَلِكَ مِنْ يَقُولُ: هَاتِ يَدَكَ! قَالَ: فَأَعْطَيْتُهُ يَدِي فَأَقَلَّنِي فِي مَرَّةٍ وَاحِدَةٍ إِلَى فَمِ الْبِئْرِ، فَخَرَجْتُ فَلَمْ أَرَ أَحَدًا، فَسَمِعْتُ هَاتِفًا يقول: كيف رأيت ثمرة التوكل، وأنشد:
(١). في و: ببيعته. (٢). الزيادة من كتب الحديث.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies