C’est-à-dire : ils n’ont pas répondu à l’appel de la foi en Lui.
« Si même ils possédaient tout ce qui se trouve sur la terre » – c’est-à-dire les richesses –
« et l’équivalent encore avec cela », qui leur appartiendrait en propre,
ils s’en serviraient pour se racheter du châtiment du Jour de la Résurrection.
Ceci trouve son pendant dans la sourate Âl-ʿImrân : « Certes, à ceux qui ont mécru, leurs biens et leurs enfants ne leur serviront en rien vis-à-vis d’Allâh » (3 : 10),
et : « Ceux qui ont mécru et sont morts mécréants, on n’acceptera d’aucun d’eux la pleine mesure de la terre d’or, quand bien même il voudrait se racheter avec elle » (3 : 91), comme cela a déjà été expliqué là-bas.
« Ceux-là auront le pire des comptes » : aucune bonne action ne leur sera agréée et aucune mauvaise action ne leur sera passée.
Farqad as-Sabakhî rapporte qu’Ibrâhîm an-Nakhʿî lui dit : « Ô Farqad ! Sais-tu ce qu’est le “pire des comptes” ? – Non, répondis-je. – C’est que l’homme soit interrogé sur chacun de ses péchés sans qu’il n’en soit omis le moindre. »
« Et leur refuge » – c’est-à-dire leur demeure et lieu de séjour – « sera la Géhenne ; et quelle détestable couche qu’ils se sont préparée ! »
La parole du Très-Haut :
« Celui qui sait que ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur est la Vérité est-il semblable à celui qui est aveugle ? »
Il s’agit d’une parabole qu’Allâh établit entre le croyant et le mécréant. On rapporte qu’elle fut révélée au sujet de Ḥamzah ibn ʿAbd al-Muṭṭalib – qu’Allâh l’agrée – et d’Abû Jahl – qu’Allâh le maudisse. L’aveuglement visé est celui du cœur ; l’ignorant de la religion a donc le cœur aveugle.
« Seuls se rappellent les doués d’intelligence » –
ceux qui « respectent le pacte d’Allâh et ne rompent pas l’engagement » (13 : 20).
Il y a ici deux questions. Premièrement :
La parole du Très-Haut : « Ceux qui respectent le pacte d’Allâh. »
C’est là une caractéristique des gens doués d’intelligence : seuls se rappellent véritablement ceux qui remplissent le pacte d’Allâh. Le mot « pacte » est un nom générique qui renvoie à l’ensemble des pactes divins ; ce sont Ses ordres et Ses interdits par lesquels Il a recommandé Ses serviteurs. Ces termes englobent l’accomplissement de toutes les obligations et l’abandon de tous les péchés.
Quant à Sa parole : « et ne rompent pas l’engagement », elle peut viser la totalité des engagements : lorsqu’ils contractent un pacte dans l’obéissance à Allâh, ils ne le violent pas. Qatâdah a dit : Allâh a mis en garde Ses serviteurs contre la rupture du pacte et l’a interdite dans une vingtaine de versets.
Il se peut également que l’allusion porte sur un engagement précis qu’Il a pris