Un autre a dit :
« Il a brouillé les cartes entre des peuples, si bien que chacun d’eux
lui a préparé les ruses sournoises et les stratagèmes redoutables. »
Et ‘Abd al-Muṭṭalib a dit :
« Ô Seigneur, de même que l’homme protège sa monture et son bivouac,
protège donc Ton Sanctuaire.
Que jamais leur croix ni leurs machinations
ne viennent à bout de Ta Puissance, eux qui s’opposent à Ta ruse. »
[sourate ar-Ra‘d, 13 : 14]
« À Lui appartient l’invocation de vérité ; ceux qu’ils invoquent en dehors de Lui ne leur répondent en rien, sinon comme celui qui tend les deux mains vers l’eau pour qu’elle atteigne sa bouche, mais elle ne l’atteint pas. Et l’invocation des mécréants n’est qu’égarement. »
Le Très-Haut dit :
« À Lui l’invocation de vérité », c’est-à-dire qu’Allah seul possède l’invocation sincère.
Ibn ‘Abbâs, Qatâda et d’autres ont expliqué qu’il s’agit de la parole : « Il n’y a de divinité qu’Allah ».
Al-Ḥasan a dit : « Allah est la Vérité ; L’invoquer, c’est donc invoquer la Vérité. »
D’aucuns ont dit que la sincérité (al-ikhlâṣ) dans la supplication constitue l’invocation de vérité.
D’autres encore ont soutenu qu’il s’agit de l’invocation que l’on adresse à Allah dans la frayeur, car en pareil moment nul n’est invoqué si ce n’est Lui, selon Sa parole : « Tous ceux que vous invoquiez en dehors de Lui se sont égarés, sauf Lui » (al-Isrâ’, 67).
Al-Mâwardî a déclaré que cette explication s’accorde le mieux avec le contexte du verset, car Il dit ensuite :
« Et ceux qu’ils invoquent en dehors de Lui », c’est-à-dire les idoles et les statues,
« ne leur répondent en rien » : ils ne répondent pas à leur appel et n’entendent même pas leurs voix.
« … sinon comme celui qui tend les deux mains vers l’eau afin qu’elle atteigne sa bouche, mais elle ne l’atteint pas. »
Allah — exalté soit-Il — prend l’eau en exemple pour montrer le désespoir qui doit saisir ceux qui espèrent être exaucés par leurs idoles ; les Arabes, en effet, prennent pour image, de celui qui s’efforce d’atteindre l’inaccessible, l’homme qui tente de saisir l’eau avec sa main, comme dans ce vers :
« Je me suis trouvé, dans ce qu’il y avait entre elle et moi d’affection,
tel celui qui saisit l’eau avec la main. »