Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Dans l’utérus, affirment-ils, les sept astres gouvernent tour à tour l’embryon, chacun d’eux en ayant la charge pendant un mois ; le quatrième mois reviendrait ainsi au soleil, d’où – disent-ils – les mouvements et les sursauts du fœtus. Lorsque, selon leur prétention, la rotation entre les sept astres s’achève au terme des sept mois, l’affaire retournerait, au huitième mois, à Saturne, dont la froideur viendrait, disent-ils, le dessécher. Ah, que ne puis-je débattre avec ces gens ou même les combattre ! Pourquoi, après l’achèvement du cycle, le relais reviendrait-il à Saturne plutôt qu’à un autre ? Allah vous en a-t-Il informés, ou bien forgez-vous des mensonges contre Allah ? Si l’on admet qu’il puisse revenir à deux de ces astres, pourquoi le gouvernement ne reviendrait-il pas à trois ou quatre, ou à l’ensemble des astres deux ou trois fois ? Quel arbitraire que de régenter les réalités cachées avec de vaines conjectures !

Huitièmement – Sa parole, – qu’Il soit exalté : « Et toute chose, auprès de Lui, est fixée avec mesure » ; c’est-à-dire pour ce qui est du déficit et du surplus. On a dit : « avec mesure », c’est la mesure de la sortie de l’enfant du ventre de sa mère et de la durée de son séjour jusqu’à cette sortie. Qatâdah a dit : il s’agit de la subsistance et du terme de la vie. Le mot miqdâr renvoie au qadar (décret). L’énoncé, dans sa portée générale, englobe tout cela – et Allah, qu’Il soit glorifié, est le plus Savant.

Je dis : dans cette Âyah, Allah – subhânahu wa-ta‘âlâ – se loue Lui-même en affirmant qu’Il est « Le Connaisseur de l’invisible et du visible » ; autrement dit, Il connaît ce qui échappe aux créatures comme ce qu’elles perçoivent. Al-ghayb est un nom verbal signifiant « ce qui est absent », et ash-shahâdah un nom verbal signifiant « ce qui est présent ». Il attire ainsi l’attention sur Son exclusivité dans la science de l’invisible et sur Sa totale maîtrise du for intérieur qui demeure caché aux créatures ; nul ne saurait donc Le concurrencer en cela. Quant aux gens de la médecine qui se fondent sur signes et indices : s’ils émettent des certitudes sur cette base, c’est de la mécréance ; mais s’ils disent qu’il ne s’agit que d’expérience, on les laisse à leurs propos, car l’habitude peut être rompue tandis que la science, elle, ne change pas.

(Al-Kabîr) : Celui au-dessus de qui toute chose est insignifiante ; (Al-Mutâ‘âl) : Celui qui est élevé au-dessus de ce que disent les associateurs, Celui qui domine toute chose par Sa puissance et Sa contrainte. Ces deux Noms ont été exposés en détail dans l’explication des Noms divins ; louange à Allah.

[ Sourate ar-Ra‘d (13), verset 10 ]

« Il est égal pour vous que celui qui dissimule la parole et celui qui la profère, celui qui se dissimule dans la nuit ou celui qui se montre au grand jour » (10).

Puis Sa parole, – qu’Il soit exalté : « Il est égal pour vous que celui qui dissimule la parole et celui qui la profère ». Dissimuler la parole, c’est ce que l’homme confie à lui-même ; la proférer, c’est ce qu’il communique à autrui. Le sens en est qu’Allah – subhânahu – sait ce que l’homme tient secret

فِي الرَّحِمِ الْكَوَاكِبُ السَّبْعَةُ، تَأْخُذُهُ شَهْرًا شَهْرًا، وَيَكُونُ الشَّهْرُ الرَّابِعُ مِنْهَا لِلشَّمْسِ، وَلِذَلِكَ يَتَحَرَّكُ وَيَضْطَرِبُ، وَإِذَا تَكَامَلَ التَّدَاوُلُ فِي السَّبْعَةِ الْأَشْهُرِ بَيْنَ الْكَوَاكِبِ السَّبْعَةِ عَادَ فِي الشَّهْرِ الثَّامِنِ إِلَى زُحَلَ، فَيُبْقِلُهُ بِبَرْدِهِ، فَيَا لَيْتَنِي تَمَكَّنْتُ مِنْ مُنَاظَرَتِهِمْ أَوْ مُقَاتَلَتِهِمْ! مَا بَالُ الْمَرْجِعِ بَعْدَ تَمَامِ الدَّوْرِ يَكُونُ إِلَى زُحَلَ دُونَ غَيْرِهِ؟ اللَّهُ أَخْبَرَكُمْ بِهَذَا أَمْ عَلَى اللَّهِ تَفْتَرُونَ؟! وَإِذَا جَازَ أَنْ يَعُودَ إِلَى اثْنَيْنِ مِنْهَا لِمَ لَا يَجُوزُ أَنْ يَعُودَ التَّدْبِيرُ إِلَى ثَلَاثٍ أَوْ أَرْبَعٍ، أَوْ يَعُودُ إِلَى جَمِيعِهَا مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلَاثًا؟! مَا هَذَا التَّحَكُّمُ بِالظُّنُونِ الْبَاطِلَةِ عَلَى الْأُمُورِ الْبَاطِنَةِ!. الثَّامِنَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَكُلُّ شَيْءٍ عِنْدَهُ بِمِقْدارٍ) يَعْنِي مِنَ النُّقْصَانِ وَالزِّيَادَةِ. وَيُقَالُ: " بِمِقْدارٍ" قَدْرِ خُرُوجِ الْوَلَدِ من بطن أمه، وقد مُكْثِهِ فِي بَطْنِهَا إِلَى خُرُوجِهِ. وَقَالَ قَتَادَةُ: فِي الرِّزْقِ وَالْأَجَلِ. وَالْمِقْدَارُ الْقَدْرُ، وَعُمُومُ الْآيَةِ يَتَنَاوَلُ كُلَّ ذَلِكَ، وَاللَّهُ سُبْحَانَهُ أَعْلَمُ. قُلْتُ: هَذِهِ الْآيَةُ تَمَدَّحَ اللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى بِهَا بِأَنَّهُ (عالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهادَةِ) أَيْ هُوَ عَالِمٌ بِمَا غَابَ عَنِ الْخَلْقِ، وَبِمَا شَهِدُوهُ. فَالْغَيْبُ مَصْدَرٌ بِمَعْنَى الْغَائِبِ. وَالشَّهَادَةُ مَصْدَرٌ بِمَعْنَى الشَّاهِدِ، فَنَبَّهَ سُبْحَانَهُ عَلَى انْفِرَادِهِ بِعِلْمِ الْغَيْبِ، وَالْإِحَاطَةِ بِالْبَاطِنِ الَّذِي يَخْفَى عَلَى الْخَلْقِ، فَلَا يَجُوزُ أَنْ يُشَارِكَهُ فِي ذَلِكَ أَحَدٌ، فَأَمَّا أَهْلُ الطِّبِّ الَّذِينَ يَسْتَدِلُّونَ بِالْأَمَارَاتِ وَالْعَلَامَاتِ فَإِنْ قَطَعُوا بِذَلِكَ فَهُوَ كُفْرٌ، وَإِنْ قَالُوا إِنَّهَا تَجْرِبَةٌ تُرِكُوا وَمَا هُمْ عَلَيْهِ، وَلَمْ يَقْدَحْ ذَلِكَ فِي الْمَمْدُوحِ، فَإِنَّ الْعَادَةَ يَجُوزُ انْكِسَارُهَا، وَالْعِلْمُ لَا يَجُوزُ تَبَدُّلُهُ. وَ (الْكَبِيرُ) الَّذِي كُلُّ شي دُونَهُ. (الْمُتَعالِ) عَمَّا يَقُولُ الْمُشْرِكُونَ، الْمُسْتَعْلِي عَلَى كل شي بِقُدْرَتِهِ وَقَهْرِهِ، وَقَدْ ذَكَرْنَاهُمَا فِي شَرْحِ الْأَسْمَاءِ مستوفى، والحمد لله. [[سورة الرعد (١٣) : آية ١٠]] سَواءٌ مِنْكُمْ مَنْ أَسَرَّ الْقَوْلَ وَمَنْ جَهَرَ بِهِ وَمَنْ هُوَ مُسْتَخْفٍ بِاللَّيْلِ وَسارِبٌ بِالنَّهارِ (١٠) قَوْلُهُ تَعَالَى: (سَواءٌ مِنْكُمْ مَنْ أَسَرَّ الْقَوْلَ وَمَنْ جَهَرَ بِهِ) إِسْرَارُ الْقَوْلِ: مَا حَدَّثَ بِهِ الْمَرْءُ نَفْسَهُ، وَالْجَهْرُ مَا حَدَّثَ بِهِ غَيْرَهُ، وَالْمُرَادُ بِذَلِكَ أَنَّ اللَّهَ سُبْحَانَهُ يَعْلَمُ مَا أَسَرَّهُ الْإِنْسَانُ مِنْ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies